Un soir d’automne

8 Nov

Nous sommes un soir d’automne, un soir comme un autre pour nombre d’entre vous, un peu différent me concernant, puisqu’en cette nuit trop tôt tombée du 8 novembre, je m’apprête à poster mes premières lignes sur un blog.

Je m’apprête du même coup à livrer en pâture mes mots à toi, lecteur ou lectrice critique, exigent(e), égaré(e) peut-être, en pleine forme ou harassé(e) par une dure journée de labeur. Toi qui en cliquant sur ce lien, je ne sais comment, as sans doute une attente, cherches-tu à ce que les propos que tu liras te surprennent, te fassent rire, t’émeuvent, te bousculent, t’ouvrent de nouveaux horizons.

Et me voilà, toute nouvelle dans cette blogosphère dont j’ai tant entendu parler, sur laquelle moi-même je me suis baladée, et fort intimidée de me livrer à cet exercice de l’écriture pour autrui, ne sachant même pas réellement comment, d’un coup, j’en suis arrivée à cette résolution.

Je ferai ici un détour, cher lecteur, chère lectrice, pour dire que je n’ai a priori aucune prédisposition à la tenue d’un blog, pas de régularité dans la fréquence à laquelle je peux écrire (il se peut même que je te laisse sur ta faim pendant longtemps après ce premier billet), pas de croisade à mener, pas d’appétence particulière pour la critique envers mes phrases. Et pourtant, sans même que je m’y attende, me voici là, à te parler par clavier interposé, ne sachant qui tu es ni pourquoi tu es là, ignorant complètement si je saurai te toucher.

Mais je fais lentement se succéder les caractères, testant ta patience et ta curiosité, d’abord parce que j’aime profondément écrire, et qu’au-delà du plaisir que je peux ressentir en construisant des phrases, avec ou sans but, l’acte d’écrire est inscrit dans mes gènes aussi sûrement que le besoin de chocolat. Ecrire c’est à la fois oublier et découvrir, s’oublier pour mieux se retrouver, se faire du mal pour se faire du bien, libérer ce que l’on ne savait pas enfoui, laisser ses mots dépasser sa pensée, se surprendre soi-même, faire vivre sa créativité, s’émerveiller et j’en passe… Mais au-delà de cela, écrire pour quelqu’un, c’est s’ouvrir à l’autre, reconnaître à la fois la nécessité et la grandeur de l’altérité dans les petites choses comme dans les grandes. Et ce blog est une façon de te témoigner à toi dont je ne connais rien, un peu d’attention et de reconnaissance, tout autant que tu m’en donnes lorsque tu parcours ces lignes.

En ce soir d’automne, je te souhaite donc la bienvenue dans cette aventure épistolaire dans laquelle je me lance, merci pour ce temps consacré à me lire, en espérant t’avoir fait un peu sourire.

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Une Réponse to “Un soir d’automne”

  1. blogdemissbavarde 9 novembre 2012 à 14:03 #

    et bien écoute pour des premières lignes c’est pas mal du tout 🙂

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