Ode aux marchés

29 Nov

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Quand vient le week-end, il est un rituel que j’affectionne tout particulièrement, ayant la chance d’habiter dans un lieu privilégié pour m’y adonner : aller faire mes courses au marché.

Un marché, lorsqu’il est d’une taille suffisamment conséquente, c’est une invitation au voyage. D’abord simplement en regardant les étals. Les îles nous apportent toute l’année leur dose d’exotisme : bananes a minima, et, en fonction des mois, grenades, ananas, papayes, fruits de la passion… J’évoque les îles, mais je n’oublie pas les mangues en provenance du Brésil ou d’Asie, où les poissons affluant de tous les océans, sans oublier les épices de diverses origines, dont l’odeur transporte dans les souks de Tunis ou d’ailleurs.

Mais à me projeter dans les backwaters ou en Equateur, j’en oublierais presque les tomates et les patates venant de beaucoup plus près. Et là aussi, le marché est une invitation au voyage, celui du goût cette fois. Car si l’on y trouve bien évidemment les mêmes légumes et fruits cultivés en serre que l’on trouve dans les hypers ou les supérettes (au passage à un coût moins élevé tant que vous n’êtes pas sur la place Saint-Honoré), on y découvre ou redécouvre aussi des produits avec beaucoup plus de saveurs, qui donnent envie de cuisiner et de partager ces aliments plein d’arômes non artificiels, pour certains oubliés ou inconnus. Et, cerise sur le gâteau, on redécouvre qu’il y a des périodes pour chaque chose, les clémentines et le céleri rave en automne, les pêches et les concombres en été, vous aurez compris l’idée (si vous trouvez des fraises en mars, elles n’auront vraisemblablement pas été baignées d’un soleil naturel). Grâce à cela, on peut aussi varier son alimentation au gré des saisons, parce que les courgettes et les pommes ont certes leur attrait, mais qu’il ne faudrait pas en abuser et se priver au passage d’autres mets raffinés.

Enfin, un marché, c’est une ambiance : les vendeurs à la criée, les habitants des quartiers avoisinants qui se rencontrent et se mélangent, un petit groupe de touristes égarés, quelques amateurs éclairés venus de plus loin pour profiter de cette atmosphère et de la qualité de ce que l’on peut y acheter. Et puis, cette excitation à faire le tour des stands, à dénicher les bonnes affaires, cette habitude de retrouver chaque semaine les mêmes commerçants qui au bout de quelques temps finissent pas nous reconnaître et nous glisser un petit bouquet de persil ou une orange en bonus (vile mais efficace stratégie pour nous fidéliser). Ce plaisir de céder à ses péchés mignons en remportant un authentique fromage au lait cru ou une barquette de gariguettes, sans oublier de se laisser tenter par un collier fantaisie ou une étole bigarrée.

Si vous avez le sentiment que faire vos courses manque de poésie, ou si vous voulez vous évader un moment, déconnecter de la semaine qui vient de passer, venez, vous aussi, vous égarer dans ces halles bien vivantes et un peu hors du temps. Ceci est une invitation officielle 😉

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2 Réponses to “Ode aux marchés”

  1. blogdemissbavarde 30 novembre 2012 à 10:40 #

    j’ai le marché en bas de ma rue et j’avoue j’ai la flemme d’y aller le we pourtant j’aime bien de temps en temps !!

    • plumechocolat 30 novembre 2012 à 16:10 #

      Même si ça oblige souvent à se lever un peu tôt, c’est une habitude agréable et ça me manque quand je ne peux pas aller y remplir mon cabas

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