Archive | janvier, 2013

50ème article – 50 petits et grands bonheurs

29 Jan

Votre blanchiment dentaire en 30 minutes chez Instinct Sourire dans NEWS images-h

Nous y voilà, déjà le cinquantième article que je poste sur ce blog, et toujours autant de plaisir. Alors, pour célébrer cela, et tout en trinquant à la tisane aux cinquante prochains sujets à venir, j’ai envie de placer mon écrit du jour sous le signe de la joie, en vous livrant cinquante de mes petits bonheurs (ne cherchez pas d’ordre ou de hiérarchie, le bonheur ça se livre brut et désordonné) :

  1. Recevoir des nouvelles d’un ami pas vu depuis longtemps .
  2. Arriver à en faire plus que prévu dans une journée (pas facile lorsque l’on a une tendance hyperactive).
  3. Le décollage de l’avion en partance pour des vacances à l’étranger.
  4. Arriver dans son logement de vacances, ouvrir sa valise pleine à craquer et disposer ses affaires pour le temps du séjour avant de filer profiter de son lieu de villégiature.
  5. S’allonger dans une prairie déserte au retour du printemps et s’enivrer de l’odeur de l’herbe fraîche.
  6. Repérer LA paire de chaussures dont on a toujours rêvé, l’essayer, l’adopter.
  7. Lire une phrase au hasard, et se dire qu’elle a été écrite juste pour soi à ce moment précis où elle apparaît sous nos yeux (non, je ne parle pas de l’horoscope de 20 minutes).
  8. Découvrir un roman, se dire que l’auteur doit avoir pénétré votre âme pour l’avoir conçu, s’y plonger sans arriver à en ressortir avant le point final.
  9. Flâner dans une librairie le samedi après-midi, parcourir les rayonnages en bois ancien, ouvrir quelques titres, découvrir les mots et le style d’un auteur de nous inconnu (et parfois des autres aussi).
  10. Relire « Le Petit Prince » pour la dixième fois et être toujours aussi émue que la première fois, se dire que c’est un texte qui sait apprivoiser son public.
  11. Aller à l’Opéra Garnier pour la première fois de sa vie, être aussi émerveillée qu’une gamine devant une maison de poupée.
  12. Entendre « La Ci Darem La Mano » du Don Giovanni de Mozart pour la première fois, savoir d’emblée qu’on va réécouter cet air jusqu’à la lassitude.
  13. Et puis dans la foulée, réécouter l’Ave Maria de Schubert par Sumi Jo, et sentir l’émotion monter en soi.
  14. Après ces délices musicaux, mettre un CD (oui ça existe encore) de musique électro ou de danses latines dans son lecteur, et danser n’importe comment (en ayant pris le soin au préalable, si l’on a un vis-à-vis, de tirer les rideaux).
  15. Chanter des airs d’un autre âge dans des endroits incongrus, c’est-à-dire partout ailleurs que sous la douche.
  16. Croiser ce petit enfant (sage) qui vous fait son numéro de charme dans les transports ou la file d’attente d’une obscure administration.
  17. Voir quelqu’un sourire dans le métro parisien, d’un sourire franc et contagieux.
  18. Arriver à la boulangerie juste au moment où les baguettes sortent du four. Lire la suite

N’être pas né

27 Jan

N

Hier, j’ai découvert un homme de talent. Prénom : Yves ; Nom : Cusset ; Etats de service : a enseigné et continue d’ailleurs à ses heures perdues d’enseigner la philosophie ; Particularité : joue avec les mots avec plus de dextérité que les circassiens ne jonglent avec les quilles. L’homme n’en est pas à son coup d’essai, il revient ici pour son 4ème spectacle (le premier me concernant, mais je guette déjà le suivant), après avoir aussi écrit quelques ouvrages ludico-philosophiques et autres distractions théâtrales.

L’écrivain-comédien pourrait être le fils caché de Raymond Devos avec un zeste de Triphon Tournesol. Il nous régale pendant 1h15 de l’histoire de sa naissance et de sa croissance, alliant le talent de savoir raconter une histoire qui vous tient en haleine jusqu’au noir de fin du spectacle à celui de manier la langue française avec une finesse et un sens de l’humour qui ne manquent dans aucune de ses phrases. Les mots sont déconstruits, modelés, ciselés parfois même, pour être restitués avec magnificience. Et drôlerie également, car le bougre d’intellectuel a oublié d’être morne et de chercher à s’imposer avec des lunettes d’un autre âge : et ça marche, impossible même en mobilisant toute sa volonté d’empêcher ses fossettes d’apparaître ni de retenir un gloussement confinant au cri de la volaille. Si comme moi vous êtes sensibles à l’écriture, et que vous aimez rire de surcroît, je ne peux que vous inciter vivement à aller admirer Yves Cusset. Sur le contenu, je ne dis peu, je vous laisserai le découvrir par vous-même, mais l’homme aime à parler d’Œdipe, euh… et de père, de maîtresse et de l’école… de la vie.

 Pour plus d’informations :

J’ai un aveu à vous faire

25 Jan

Voilà, comme dit dans le titre, j’ai un aveu à vous faire. Ce n’est pas facile de venir vous en parler comme ça, alors que je ne vous connais même pas, pour la plupart d’entre vous. Enfin, on dit souvent que c’est plus facile de se confier à des étrangers. Alors je me décide à franchir le pas, en votre présence dont il faut pourtant souligner qu’elle est un peu inquiétante. Après tout, je n’ai aucune idée de votre niveau d’indulgence, peut-être allez-vous me juger très sévèrement lorsque vous saurez la vérité. Mais on dit aussi que dans la vie, il faut savoir prendre des risques, alors je vais me lancer, enfin je vais essayer, c’est compliqué d’avouer ses faiblesses là, comme ça, devant une foule (une petite foule certes, mais qui compte quand même) de lecteurs hétéroclite. Enfin, maintenant, les dés sont jetés, je ne peux plus vraiment reculer, je vous ai en quelque sorte promis de vous révéler ce secret que je craignais d’avouer, alors il faut bien satisfaire votre curiosité.

Alors, voilà de quoi il retourne : depuis des années déjà, et plus encore depuis cinq ans, j’ai développé une très forte addiction (je vous vois venir, mais non, il ne s’agit pas du chocolat, encore que…). Il se trouve que je suis devenue, sans trop comprendre comment, théâtroïnomane. Voilà, c’est dit, vous connaissez maintenant ma faiblesse. J’écume les bancs, les sièges, les strapontins avec la même frénésie que d’autres mettent à se détruire les poumons avec leur paquet de cigarettes quotidien. Lire la suite

Une petite flamme au fond des yeux

19 Jan

J’aime bien les yeux. J’ai toujours beaucoup aimé les yeux. D’abord parce qu’ils sont une fenêtre sur le monde. C’est grâce à eux que nous pouvons allez scruter partout, admirer la splendeur des lacs cristallins en pleine montagne l’été, avoir l’impression  de nous faire submerger par la taille des tours de la Défense, repérer tous ces petits détails au cours d’une ballade, ce tronc à la forme improbable en forêt, ce petit détail gravé dans la pierre au détour d’une petite rue…

Ces yeux nous rendent aussi témoins de scènes qui se jouent devant nous, nous permettant d’anticiper la trajectoire du ballon au milieu d’un groupe d’enfants, nous faisant deviner les paroles qui peuvent se prononcer en observant du lointain les gestes qui viennent appuyer la conversation. Les yeux sont une sorte de super-radar permanent qui encapsulent toutes les images qui ne cessent de défiler au cours de la journée. J’aime bien les yeux. Quand je les ferme, je peux me reprojeter le film de toutes les petites choses dont ils ont été témoins, et me faire mon propre montage.

Et puis j’aime bien les yeux surtout parce que ce sont à travers eux que transparaissent les regards. De surprise, de joie, de colère, d’émerveillement, de peur, d’affection, de satisfaction, de mélancolie, et j’en passe, faute d’avoir fait l’acquisition du lexique complet des émotions. Les yeux lorsqu’ils s’animent permettent de voir ce qui se passe au fond de la personne qu’on a face à soi. Les paroles mentent parfois, les gestes peuvent être maîtrisés, le regard est spontané. Aussi fugace que soit son passage, la vérité de l’instant présent le traverse toujours. Lire la suite

Du projet de loi (oui oui, celui dont tout le monde parle)

17 Jan

J’ai attendu très longtemps avant d’écrire ce billet. Parce que dans mon blog, j’ai envie de parler de tout, de rien, de choses légères ou un peu sérieuses, mais pas d’en faire une tribune politique ou un site militant. Mais là, je me sens triste face à ce qui est en train de se passer autour de ce projet de loi rebaptisé maladroitement et par je ne sais qui « mariage pour tous ».

Je suis triste d’abord de voir toutes les tensions qu’il suscite, plus encore d’observer les gens qui s’insultent sur les plateaux de télévision, sur les réseaux sociaux, dans les soirées, dans la rue quand l’un ou l’autre des camps tracte pour les manifestations qu’il organise. Je suis triste de voir que les médias prennent un malin plaisir à mettre de l’huile sur le feu. Nous vivons actuellement une crise économique forte et durable, plus de trois millions de personnes sont aujourd’hui au chômage et ce chiffre est appelé à augmenter dans les prochains mois, ne devrions-nous pas nous unir pour gagner le combat de l’emploi plutôt que nous injurier dans l’espoir que les autres se rangeront à notre avis ? A ce titre, je pense que la mise en place d’un référendum que certains appellent de leurs vœux, n’est en aucun cas une chose souhaitable, parce que le résultat le plus certain est que la campagne ne fera que durcir les positions.

Je suis triste aussi parce que d’un côté comme de l’autre, les insultes peuvent être blessantes. Lire la suite

Souvenirs et nostalgie

13 Jan

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Nous sommes nombreux aujourd’hui à clamer notre besoin et notre envie d’aller de l’avant, de regarder vers l’avenir et de savoir profiter du moment présent. Et la poursuite de cet objectif est une noble cause, cela va sans dire. Parce que notre bonheur futur se joue là, à cet instant même où nous faisons des choix qui vont engager le déroulement des prochains jours, des prochains mois, des prochaines années. Et aussi parce que chaque petit signe qui passe, bon ou mauvais, un sourire ou une larme, une phrase qui nous touche, une image insolite, une dispute dans le métro ou un enfant qui s’extasie devant un escalator, le chassé-croisé des voitures sur un gros carrefour, toutes ces petites scène de la vie quotidienne sont autant d’instants qui nous remplissent, qui nous nourrissent, et qui nous donnent le sentiment de vivre plus pleinement, de participer au fonctionnement de la grande machine du monde, à la fois spectateurs et acteurs.

Mais ces moments dont nous sommes témoins ou acteurs sont aussi autant de souvenirs que nous emmagasinons, et que nous laissons se réveiller au gré de nos humeurs ou d’autres évènements. Parce que malgré tout, chacun à des degrés différents, nous sommes attachés à notre passé. A toutes ces mêmes petites choses qui nous ont fait arriver là où nous sommes aujourd’hui. Aux grandes choses aussi d’ailleurs. Et nous en conservons tous les traces, pas seulement dans notre cerveau, mais aussi chez nous. Ces lettres, ces photos, ces messages conservés, ces objets rapportés de vacances, ces cadeaux que nous conservons des années par affection pour ceux qui nous les ont offerts. Tout ce qui nous relie à la fois aux autres et à notre vie d’il y a 6 mois, 10 ans, 20 ans… Lire la suite

Piano Rigoletto

8 Jan

Chers ami(e)s (et même si vous n’êtes pas [encore] des amis, on va faire comme si, vous êtes là, j’ai de la sympathie pour vous), je n’irai pas par quatre chemins (ce n’est pas, mais alors, absolument pas mon style d’user et d’abuser des parenthèses), ce soir, ce moment que j’attendais depuis si longtemps est arrivé (parce que sans faire la genèse de l’attente, je dois quand même préciser que si on ajoute trois unités à cette durée, puis qu’on la divise par cinq, qu’on l’élève au carré, et  qu’on la multiplie par un coefficient de 1,478945623, on n’est pas loin de devoir admettre que cela a semblé presque interminable).

Donc, comme je le disais, j’irai droit au but : ce soir, un homme m’a dit « je t’aime ». Un peu comme dans un conte de fées, il s’est assis au piano, il s’est mis à jouer un air se situant entre jazz et blues, il m’a regardé fixement, et m’a dit qu’il m’aimait. Trois fois. A moi, et rien qu’à moi, devant pas loin de 100 personnes. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

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