Archive | mars, 2013

Je n’ai pas peur de le dire : j’aime la ville

28 Mar

Paris-Ville

Tandis qu’il est d’usage de vanter la beauté
Des montagnes enneigées et de la mer l’été
Je voudrais, pour ma part, donner un peu de voix
Aux boulevards, aux avenues, aux rues et autres voies
Aux pavés et trottoirs qui ornent nos cités
Et me plongent, les foulant, dans la félicité.
Car oui, j’ose le dire, je suis un rat des villes
L’espace urbain et moi vivons une belle idylle ;
J’aime aller découvrir, partant à l’aventure
Les merveilles cachées de son architecture
Et allant plus avant par esprit de bravade
Tomber en pâmoison devant une belle façade. Lire la suite

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Petit classement des consultants

25 Mar
Depuis quelques années déjà, la mode dans les entreprises est à la multiplication des consultants. Comme si les organisations ne pouvaient plus penser par elles-mêmes, elles requièrent donc à des personnes externes, qui vont leur apporter leur regard externe pour améliorer leurs process, leur organigramme, leur communication, leur stratégie et j’en passe… Parfois consuls-temps, parfois cons-sultans, parfois vraiment de bon conseil, ces hommes et ces femmes, facturés selon la règle du « taux de jour/homme » (à savoir un forfait quotidien dont le montant peut varier du simpe au triple selon la renommée, les frais de structure et les taux de marge de leur employeur) se répartissent en différents profils. J’en ai listé ici quelques-uns, mais je suis certaine qu’il en existe d’autres que vous avez peut-être déjà rencontrés.
  • Le tchatcheur : on le voit partout, encore plus dans le secteur de la communication (prononcer com’). Il faut dire que la base de son métier, c’est aussi d’avoir une réponse à chaque question qui lui est posée, de préférence dans l’instant. Du coup, certains développent une compétence pour parler qui tend à virer à l’excès, c’est–à-dire qu’ils finissent par ouvrir la bouche sans qu’on le leur demande. Et rarement pour apporter de la valeur ajoutée, plutôt parce qu’ils aiment s’écouter parler. Ils aiment tellement cela qu’ils brodent à l’infini, déviant sur des sujets qui peuvent n’avoir qu’un rapport lointain, voire même aucun avec les questions qui occupent l’esprit de leurs interlocuteurs. Ils montrent une appétence particulière pour les réunions, les conf-calls, les visio-conférences, bref, toutes les occasions qui leur permettront d’exposer aux autres le son de leur voix mélodieuse. Si vous voulez éviter d’exploser le forfait de jours/hommes prévu, et accessoirement vous dégager du temps pour avancer sur les tâches qui vous incombent, trouvez un moyen de le faire taire (ou écartez-les des réunions).
  •  L’autoritaire : souvent lui aussi volubile dans ses prises de paroles, mais pas systématiquement non plus, l’autoritaire va devenir votre gourou, que vous le vouliez ou non. Il sait ce qu’il faut faire, vous non. Il connaît votre secteur mieux que vous, votre entreprise également, et même parfois votre équipe. Si vous osez le contredire, il vous sortira sa liste de références, montrant qu’il réalisait déjà des missions pour votre boîte avant que vous n’y ayez mis le pied. Et si par hasard, il a moins de 40 ans, et vous dix de plus et vingt ans de boîte, il trouvera tout de même une parade, arguant qu’il connaît untel au-dessus de vous depuis toujours, ou que déjà en couches culottes, il se passionnait pour votre structure et son univers concurrentiel. Il est donc inutile de discuter, vous êtes un ignare et lui un savant, il sait de façon sûre ce que vous devez faire et la pertinence des solutions qu’il apporte n’a jamais été démentie. Deux solutions : soit vous avez vous aussi un peu de charisme et vous lui mettez les points sur les i, c’est vous qui le payez et notamment pour prendre en compte aussi votre avis et celui de votre équipe ; soit vous êtes plus timide, vous la jouez à l’asiatique, en disant oui et en prenant ce qui dans le discours vous semble bien pensé et seulement ça. Lire la suite

La France et les touristes

20 Mar
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Amis Français, nous pouvons être fiers de la beauté de notre pays, de ses paysages, de la richesse de son patrimoine et de la diversité de ses régions. Mais il est temps d’arrêter de jouer les coqs avec notre merveilleux territoire que tant de gens nous envient. Parce que certes, la France fait encore rêver les étrangers. Mais pour combien de temps encore ?
En un an, le pays bleu blanc rouge est passé de la troisième à la septième place en termes d’attractivité touristique. Hasard ? Matraquage publicitaire d’autres destinations ? Peut-être un peu mais pas seulement. Une cruelle vérité s’impose : nous ne savons pas accueillir nos visiteurs.
Et cela commence dès l’aéroport. A l’atterrissage à Roissy, deux alternatives :
  1. Prendre le RER B : ce qui nécessite au préalable de le trouver au milieu de ces couloirs où même les Parisiens les mieux avertis se perdent une fois sur deux. Et une fois arrivés sur le quai, comment ne pas ressentir une profonde désillusion en montant dans ces vieilles rames malodorantes, parcourant des paysages qui ne ressemblent que de très loin aux cartes postales de la place du tertre ou du Champ de Mars ?
  2. Opter pour un taxi : en général, la localisation de la file d’attente est plus aisée et le débit à peu près satisfaisant. Mais, chose étonnante sachant que le montant de la course oscille en moyenne entre 50 et 80 euros, moins d’un sur dix accepte la carte bleue. Or, l’étranger qui vient de débarquer n’a pas forcément eu le réflexe ou l’envie (après un trajet déjà long) de faire une heure de queue au seul distributeur en fonctionnement ou de se voir appliquer des frais de change exorbitants qui ont cours dans les bureaux de change de l’aéroport. D’ailleurs, le Français lui-même, rentrant de vacances, ne dispose pas souvent non plus de cette somme en liquide. Et je ne parle que du moyen de paiement, pas même de l’amabilité plus que douteuse de nombre de conducteurs (pas tous, je ne voudrais pas généraliser, mais beaucoup quand même). Lire la suite

Le Porteur d’Histoire

14 Mar

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En lisant le synopsis du porteur d’histoire, j’ai compris d’emblée que cette pièce était faite pour moi. Une histoire qui parle de littérature, et portée sur scène, le tout dans un théâtre non moins prestigieux que celui des Champs-Elysées, qui fête son centenaire cette année, tous les ingrédients étaient réunis pour me séduire.

Et autant le dire, je ne regrette pas mon choix. J’ai été séduite dès les premières minutes par ces cinq comédiens, écrivant des mots sur un tableau à la craie, avant de dérouler cette histoire sympathique, originale, ludique, poétique, un peu ésotérique, frisant le fantastique. Celle d’un manuscrit trouvé par le personnage central, Martin Martin, à l’occasion de l’enterrement de son père et qui le conduit à voyager, entremêlant le récit de son périple sur les traces des héros du roman et l’histoire de ces dits personnages. Les acteurs incarnent ainsi avec brio une kyrielle de personnages attachants, au fil de ce récit haletant dont on n’a pas envie de perdre une miette jusqu’au dénouement final.

Suspense, jolies phrase et talent de la mise en scène et des acteurs sont au rendez-vous de ce conte original, qu’il serait dommage de ne pas aller écouter pour l’espace d’une heure un peu vous évader.

Plus d’infos :

  • Le porteur d’histoire, jusqu’au 28 janvier 2016
  • Théâtre des Béliers Parisiens, 14 bis rue Sainte Isaure, 75018 Paris

Le difficile parcours de l’usager du métro

11 Mar

L’expérience du métro commence par le quai

Parfois vide, souvent plein, qui déjà n’est pas gai

L’affichage du délai avant la prochaine rame

Nargue les passagers de cet étrange drame

Qui se joue chaque jour, de l’aurore jusqu’au soir

Essorant l’usagé (oui, l’usagé ! Fin de l’aparté) plus sûrement qu’une passoire

Car il me faut hélas ici vous révéler

A vous tous qui peut-être êtes émerveillés

Devant ce faux symbole de la modernité

Ce transport en commun qu’on vous a trop vanté

Le métro est un monde étrange et parallèle

Evitez donc le risque de vous y brûler les ailes !

Je vous vois réagir, pensant que j’exagère

Que je pourrais avoir des formules plus légères

Vous naïfs béotiens qui empruntez rarement

Ces wagons dont on sent continuellement

Le roulis, les secousses et autres tremblements

Faisant que le trajet ne passe pas calmement

Parce que les voyageurs qui n’ont d’autre secours

Que ce seul moyen-là sans nul autre recours

Même en reconnaissant sa grande praticité

Ne sauraient s’y sentir vraiment en liberté

Surtout aux heures de pointe où tous bien entassés

Ils voient chaque station très lentement passer

C’est souvent là qu’éclate une dispute enragée

Sur un malentendu entre deux passagers

Le ton monte, pas moyen de s’écarter de la scène

Avant que l’un des deux un coup à l’autre n’assène

Et les co-voyageurs presque au bout du rouleau

N’ont alors qu’une hâte : être enfin au boulot.

Mais d’autres personnages dont ils ont l’habitude

Vont venir renforcer leur grande lassitude

D’abord le musicien qui écorche les oreilles

Puis le marionnettiste qui point ne les réveille

Arrivent un malotru qui écrase tous les pieds

Et un pauvre paumé qui suscite la pitié

Le tout est saupoudré d’odeurs pestilentielles

Qui dans certaines stations se sont fait la part belle.

L’heure de la délivrance finit par arriver

L’usager a les yeux vers la sortie rivés

Car il lui faut encore franchir cette mêlée

Pour pouvoir de nouveau sourire et rigoler

Ces épreuves passées, le nez enfin dehors

Il chérit le grand air comme un beau lingot d’or !

Fière d’être une femme

8 Mar

Zagreb Mars 2012 (131) Contemporary Art Museum

Aujourd’hui 8 mars, nous célébrons la Journée Internationale de la Femme. Alors j’aurais pu choisir de vous faire un long plaidoyer sur les inégalités dans le monde professionnel (qui sont en effet une réalité) ou vous faire verser une larme sur le sort de toutes ces femmes en France et dans le monde qui ne sont pas libres, voire qui sont quasi sans droits (j’ai quand même et j’espère que vous aussi une pensée pour elles). Mais je me suis dit que nous baignons déjà assez dans la morosité ces temps-ci, entre un hiver qui n’en finit pas et une crise omniprésente.

Du coup, j’ai eu plutôt envie d’affirmer ma fierté d’être une femme. Et de ne pas être égale à un homme. Parce que pas égale ne veut pas dire moins bien ou inférieure, juste différente, et que parmi ces différences, il y en a quand même un certain nombre qui sont à notre avantage :

  • La liberté vestimentaire : sans être une fashion addict, il faut bien reconnaître qu’en matière d’habillage, nous sommes de grandes privilégiées. Nous pouvons tout nous permettre, du jean délavé à LA robe qui fait culminer notre féminité à son maximum. Même dans la sphère professionnelle, nous disposons d’une marge de manœuvre plus grande que les hommes : dans les univers très stricts et policés, nous pouvons quand même varier nos tenues au-delà du seul costume cravate ; et dans les ambiances codifiées (jeunes cool, friday wear toute la semaine, exubérance des agences de com’, années 70…), nous pouvons beaucoup plus facilement affirmer notre style et éviter de nous conformer à l’uniforme en vigueur. Sans oublier bien sûr les chaussures : notre collection de baskets, escarpins, ballerines, bottes et bottines est un plaisir que les hommes ne connaîtront jamais.
  • La coiffure : là encore, nous pouvons nous faire plaisir. Courte, longue, colorée ou balayée, lisse ou frisée, notre chevelure s’épanouit au gré de nos envies, même après l’adolescence. Certes, nous avons parfois la contrariété de voir notre brushing hyper travaillé se faire balayer par une petite bourrasque, mais globalement, nous nous amusons. Et puis nous pouvons aussi jouer avec les accessoires pour transformer notre allure sans même changer de coupe. D’ailleurs, à propos de coupe, même quand le coiffeur nous a ratées (et ça arrive plus souvent qu’on ne le voudrait), il y a toujours moyen de rectifier le tir en réarrangeant nos cheveux. Alors qu’un homme n’aura comme alternative que d’attendre la repousse…
  • Nous sommes fortes… : contrairement à un mythe sans doute élaboré par la gente masculine, les femmes ont une force particulière, qui ne se voit peut-être pas sur un ring de boxe (même s’il faut se méfier, nous pouvons aussi réaliser de beaux uppercuts), mais qui est peut-être plus précieuse encore, la force intérieure. Nous avons souvent (je ne voudrais pas généraliser à l’extrême non plus) cette capacité à écouter, apaiser, mener notre barque avec subtilité mais détermination, à savoir on ne sait par quel miracle parfois concilier job, tâches ménagères, organisation de sorties et vie familiale pour celles qui sont concernées, qui fait d’ailleurs que nous sommes appréciées du sexe opposé. Lire la suite

Typologies (non exhaustives) des hommes à ne pas approcher de trop près

6 Mar

Depuis quelques temps, on voit partout la typologie des hommes à fuir à tout prix… On s’était d’ailleurs fait la remarque avec WorkingGirl, de faire nous aussi la typologie de nos expériences passées, histoire de – vous voyez- ne pas faire vous aussi les mêmes bêtises que nous… – bonté quand tu nous tiens…-

Les 5 ex à fuir de WorkingGirl

Ce qui est difficile quand tu vieillis, c’est de faire le tri entre simples rencontres et histoires passées. Ceux qui deviendront tes ex, et l’expérience que tu en retireras… Ce qui marche aussi pour ces messieurs ! Pour ma part, mes relations – courtes ou longues – se divisent en 5 typologies d’ex qui m’ont plus ou moins marquée :

  • L’ex que tu aimes profondément, mais que tu laisses partir… C’est ta plus longue relation, et si tu as de la chance, ce que tu diras à tes enfants et petits-enfants, ton premier amour… Pourquoi alors le laisses-tu partir ? Parce que parfois dans la vie, tu deviens adulte, et qu’un matin tu te rends compte que même si tu l’aimes vraiment, tu ne vois pas (ou plus) ta vie avec lui…
  • L’ex d’un soir, mais que tu ne reverras pas… Celui-là, pas besoin de vous l’expliquer. Rencontré en soirée ou dans un mariage *hum*, tu sais qu’il n’y a pas besoin d’explication le lendemain matin, c’est clair dès le début entre vous deux. Il n’y aura pas suite à votre histoire, et sans vouloir tomber dans les clichés, pas besoin de petits déjeuner non plus. Il faut au moins le tenter une fois dans sa vie -We are young-
  • L’ex que tu apprécies, mais avec qui tu sens venir la totale galère… En gros, c’est celui qui n’est pas qu’un peu compliqué. C’est celui qui ne s’est jamais posé, bourré de préjugés et d’exigences, c’est l’ex gravement atteint du « Je cherche la femme de ma vie, la mère de mes enfants ». Que dire de plus ? Tout est dit… Ta réaction ? Là, ton sang se glace, tu te figes, tu paniques, tu te fermes comme une huitre, et tu n’as qu’une envie : Fuir! Lire la suite
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