Fière d’être une femme

8 Mar

Zagreb Mars 2012 (131) Contemporary Art Museum

Aujourd’hui 8 mars, nous célébrons la Journée Internationale de la Femme. Alors j’aurais pu choisir de vous faire un long plaidoyer sur les inégalités dans le monde professionnel (qui sont en effet une réalité) ou vous faire verser une larme sur le sort de toutes ces femmes en France et dans le monde qui ne sont pas libres, voire qui sont quasi sans droits (j’ai quand même et j’espère que vous aussi une pensée pour elles). Mais je me suis dit que nous baignons déjà assez dans la morosité ces temps-ci, entre un hiver qui n’en finit pas et une crise omniprésente.

Du coup, j’ai eu plutôt envie d’affirmer ma fierté d’être une femme. Et de ne pas être égale à un homme. Parce que pas égale ne veut pas dire moins bien ou inférieure, juste différente, et que parmi ces différences, il y en a quand même un certain nombre qui sont à notre avantage :

  • La liberté vestimentaire : sans être une fashion addict, il faut bien reconnaître qu’en matière d’habillage, nous sommes de grandes privilégiées. Nous pouvons tout nous permettre, du jean délavé à LA robe qui fait culminer notre féminité à son maximum. Même dans la sphère professionnelle, nous disposons d’une marge de manœuvre plus grande que les hommes : dans les univers très stricts et policés, nous pouvons quand même varier nos tenues au-delà du seul costume cravate ; et dans les ambiances codifiées (jeunes cool, friday wear toute la semaine, exubérance des agences de com’, années 70…), nous pouvons beaucoup plus facilement affirmer notre style et éviter de nous conformer à l’uniforme en vigueur. Sans oublier bien sûr les chaussures : notre collection de baskets, escarpins, ballerines, bottes et bottines est un plaisir que les hommes ne connaîtront jamais.
  • La coiffure : là encore, nous pouvons nous faire plaisir. Courte, longue, colorée ou balayée, lisse ou frisée, notre chevelure s’épanouit au gré de nos envies, même après l’adolescence. Certes, nous avons parfois la contrariété de voir notre brushing hyper travaillé se faire balayer par une petite bourrasque, mais globalement, nous nous amusons. Et puis nous pouvons aussi jouer avec les accessoires pour transformer notre allure sans même changer de coupe. D’ailleurs, à propos de coupe, même quand le coiffeur nous a ratées (et ça arrive plus souvent qu’on ne le voudrait), il y a toujours moyen de rectifier le tir en réarrangeant nos cheveux. Alors qu’un homme n’aura comme alternative que d’attendre la repousse…
  • Nous sommes fortes… : contrairement à un mythe sans doute élaboré par la gente masculine, les femmes ont une force particulière, qui ne se voit peut-être pas sur un ring de boxe (même s’il faut se méfier, nous pouvons aussi réaliser de beaux uppercuts), mais qui est peut-être plus précieuse encore, la force intérieure. Nous avons souvent (je ne voudrais pas généraliser à l’extrême non plus) cette capacité à écouter, apaiser, mener notre barque avec subtilité mais détermination, à savoir on ne sait par quel miracle parfois concilier job, tâches ménagères, organisation de sorties et vie familiale pour celles qui sont concernées, qui fait d’ailleurs que nous sommes appréciées du sexe opposé.
  • …mais nous sommes faibles aussi : non, même pour jouer les fières, nous ne pouvons pas porter la machine à laver le linge lors du déménagement, ni le carton qui contient toute la collection du Monde Diplomatique ou de Courrier International depuis nos 20 ans (bon d’accord, j’admets que je stocke des magazines plus ludiques et que je ne suis sans doute pas la seule). Alors que l’homme, lui, se doit d’y arriver, même s’il n’a pas fait de sport depuis six mois et qu’il sort tout juste d’une grippe. De la même manière, même perchées sur nos 10 centimètres de talons, nous n’arrivons pas à attraper cette boîte, là, tout en haut du rayon, si ce charmant jeune homme pouvait nous y aider… (faire attention lors de l’utilisation de cette technique qu’un vieux libidineux ne vienne pas court-circuiter notre tentative d’approche)
  • Les émotions : là aussi, c’est un peu comme pour les muscles, nous ne sommes pas obligées d’être toujours de la même humeur. Mieux, le passage du rire à la moue, des pleurs à la sérénité, c’est ce qui fait notre charme. Nous pouvons laisser libre cours à nos réactions (sans abus quand même) face aux évènements, dire que nous nous sentons bien ou pas, assumer, tandis que nos congénères se croient trop souvent obligés de tenir le rôle qu’ils se sont assignés ou qu’ils croient leur être attribué. Franchement, cela doit être fatigant. D’ailleurs, quand, au lieu de dire ce qui les contrarie ou ce qu’ils avaient envie de nous annoncer quand on les a coupés dans leur élan, ils se murent dans leur silence plutôt que de cracher le morceau, ça nous fatigue aussi !
  • Les petits papotages et les grandes discussions : entre eux, les hommes sont peu bavards.  Non pas qu’ils aient un débit de parole moins élevé, non. Ils prononcent autant de mots que nous à la minute. Mais quand ils se retrouvent entre amis, en général, ils restent à la surface, dans les généralités. Ils ne se livrent pas leurs bons plans pour partir en vacances, voir telle expo sans affluence, avoir la peau toujours fraîche, etc. (bon, ok, ils savent en revanche se refiler les tuyaux sur les joujoux high-tech et autres supers applis ou logiciels). Ils s’interdisent aussi la plupart du temps d’évoquer leurs doutes, leurs préoccupations, leurs aspirations du moment. Alors que quand ils se trouvent en présence d’une femme, ils sont ravis de pouvoir partager ces bavardages superficiels ou profonds. Tandis que nous, nous ne nous posons pas la question. Communiquer est dans nos gènes, il n’y a pas de sujet interdit, et nous aimons, entre amis, aborder toutes ces choses, petites et grandes, qui nous tiennent à cœur. Ça aussi, c’est notre force.

Et puis, pour finir, nous vivons plus longtemps, preuve que tous ces atouts nous conservent bien 😉

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3 Réponses to “Fière d’être une femme”

  1. Asp Explorer 31 janvier 2014 à 19:21 #

    Ce midi je traînais chez Guess à en mode pétasse et je me disais qu’effectivement, j’aimerais bien pouvoir porter un sac à main de temps en temps. Surtout le petit jaune en cuir.

  2. blogdemissbavarde 8 mars 2013 à 12:26 #

    On est le sexe fort de toute façon 🙂

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