La fin du monde est pour dimanche

28 Avr

Cette semaine, j’ai découvert François Morel. J’entends déjà certains d’entre vous s’indigner : comment, toi qui aimes la culture, le théâtre et tout ce qui s’ensuit, tu ne connaissais pas François Morel ? Tu te fous de notre gueule ?  Les Deschiens ? France Inter ? Eh bien non, je dois l’avouer, je n’ai jamais vu aucun sketch des Deschiens et je n’écoute pas France Inter. Bon OK, il a aussi joué dans plein de films et de téléfilms, sans doute ai-je donc dû le voir apparaître à l’écran à l’occasion, mais ça ne m’avait pas marquée plus que cela.

Donc, pour ceux qui comme moi, sont passés à côté, un petit récap sur la Vie du Monsieur : homme âgé de 52 ans, né dans la charmante bourgade de Flers en Normandie, François Morel est d’abord un littéraire qui après sa licence, s’est orienté vers des cours de comédie. Sa carrière débute dans Palace, sous la direction de Jean-Michel Ribes, avant de décoller, donc, avec les Deschiens. Pour plus de détails, je vous laisse prendre connaissance de sa biographie complète. Toujours est-il qu’après un peu plus de 35 ans de carrière, durant lesquels il a joué dans 3 quintaux de films et téléfilms, écrit quelques ouvrages et est resté fidèle aux planches, il sévit actuellement à La Pépinière Théâtre, qui lui a donné « Carte blanche » pour sa programmation, depuis janvier et jusqu’en juin, dans « La fin du monde est pour dimanche ».

Le titre pourrait comme cela vous sembler un rien macabre et vous freiner dans votre élan. Et pourtant, la seule chose menacée de mort dans ce spectacle, c’est la morosité. Aucune raison donc, de se priver d’aller y assister. Le titre n’est qu’une référence à l’une des saynètes de ce seul en scène époustouflant, qui dit en substance que la vie, c’est comme une semaine : le lundi, on naît, le dimanche on meurt. Est-ce pour cela d’ailleurs que notre ami ne jour que du mardi au samedi ? Un relan de superstition pour éviter le côté trop balbutiant de la pièce à peine née et celui dangereux du fatal déclin ?

Toujours est-il qu’au-delà de cette intéressante métaphore, M. Morel (ne pas confondre avec mort-ailes) nous régale de moments tendres, drôles, nostalgiques, drôles, inventifs, drôles, et puis aussi drôles tout courts. Du petit garçon qui n’aime pas le cirque (et combien je le comprends, ayant également vécu le trauma des clowns et des numéros de fauves sentant le cadavre avant la fabuleuse naissance du cirque contemporain actuel) à la fan de Sheila, en passant par une relecture de la nativité à Bethléem ou l’histoire d’amour avortée d’un quinquagénaire dans le métro, tout est fait pour que le public finisse avec les zygomatiques et capilotade et des abdos en béton. Bref, ça se savoure comme une tablette de chocolat…

Mention toute particulière de la poétesse en herbe que je m’efforce de devenir à ce sketch en alexandrins sur la vie d’un acteur jouant les seconds rôles… j’ai cru qu’il l’avait écrit pour moi. Et je le crois toujours, tout comme au père Noël, quel bonheur que ce jour, merci François Morel.

Plus d’infos :

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2 Réponses to “La fin du monde est pour dimanche”

  1. JCM (@jchmfly) 16 mai 2013 à 15:20 #

    Ne pas connaitre Francis Morel (et ne pas ecouter F.Inter de temps en temps) est un crise de lèse-majesté . Etant donnée la belle promotion que tu lui fais ici, tu es dispensée de peine.

    • plumechocolat 16 mai 2013 à 21:32 #

      Je plaide coupable, je n’ai pas de radio et je ne regardais pas Canl+ à l’époque des Deschiens (maintenant non plus d’ailleurs). Mais mieux vaut le découvrir tard que jamais… Merci de ta clémence

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