Tout ce que je ne sais pas faire

1 Mai

Tout ce que je ne sais pas faire

Cette semaine, j’ai décidé de retenter un one-man-show. Ce qui m’arrive rarement. Parce qu’il faut que je vous le dise. Les one-man-shows m’ennuient. Les one-woman-shows aussi. Sur ce plan-là, je respecte parfaitement la parité. Je comprends que l’on apprécie, il fût un temps où c’était mon cas, et encore aujourd’hui, il y a quelques performers que je serais contente de découvrir. Mais globalement, ça m’ennuie, parce que beaucoup sont du réchauffé les uns des autres (forcément, les trois quarts de ceux qui ont la chance d’être propulsés sur le devant de l’affiche viennent des mêmes circuits type Juste pour Rire ou Djamel Comedy Club, donc partagent les mêmes blagues et les mêmes ficelles d’acteurs, d’où une lassitude qui s’installe assez vite).

Donc après avoir encore palabré, je reviens à mon propos, le genre n’est pas ma tasse de thé. Et pourtant, de temps à autre, je me dis qu’il faut que je lui redonne sa chance. Ce que j’ai fait avec Mattéo Vallon à l’Aktéon Théâtre. Aussi parce que je fais confiance à cette salle et que je sais que justement elle sélectionne ses artistes hors des circuits battus et rebattus. Et puis, la présentation était originale, vantait la qualité de l’écriture, faisait la part belle aux jeux de mots.

Donc me voilà, mardi, veille de jour férié, dans cette micro-salle du quartier Saint-Ambroise, avec une dizaine d’autres personnes fuyant la pluie pour trouver le rire. L’artiste arrive sur scène. Gros espoir de la foule donc, venue là pour se divertir. Et là, ça patine. La mise en place est longue, beaucoup trop longue même. L’artiste est sympathique, souriant, avenant, mais le premier quart d’heure il ne se passe rien, ou presque. On se demande donc si toute l’heure annoncée va continuer sur cette lancée…

Je ne vous ferai pas languir, les choses s’améliorent. Petit à petit, l’univers du Monsieur s’installe, on comprend mieux qui il est, quel est son propos, on découvre certaines de ces multiples choses qu’il ne sait pas faire. Et c’est finement vu, il y a de l’intelligence dans ces réflexions, il y a de la recherche dans le phrasé. On sent que l’on est face à un travailleur, un bon observateur de la vie quotidienne, et un homme qui aime manier le verbe. De quoi faire sourire donc.

Là où ça pêche, c’est justement sur le rythme. Mattéo est sans doute un timide, il a très certainement du talent, mais il n’est pas fait pour ce genre. Et c’est dommage, parce qu’on aimerait l’encourager. Comme dit plus haut, il apporte un peu de fraîcheur au genre, il y a de bonnes idées, de bons mots, cela change de la vulgarité ou du conformisme de certains. Mais il manque ce petit truc, ce charisme, cette capacité à enchaîner, ou même davantage d’interactions avec le public, enfin le déclencheur, l’élément qui en ferait un vrai seul en scène. Encore une fois, c’est regrettable, mais le format du one-man-show n’est pas celui qui convient à Mattéo. Agréable quand même à écouter, mais pas le spectacle à choisir si vous rêvez de finir plié en deux de rire. Peut-être une question de rodage (c’était seulement la 2ème)… ou alors il est fait pour écrire plus que pour interpréter. L’avenir nous le dira.

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