Les hommes de ma vie

29 Mai

 

Au titre de cet article, vous vous attendez sans doute à du croustillant, un billet consacré à mes ex, entre confessions et règlements de comptes. Ou bien des révélations trépidantes sur ma quadruple vie, jonglant entre Tim le lundi, Tom le mercredi, Ted le jeudi et Al le week-end. Au risque de vous décevoir, Tim, Tom, Ted et Al n’existent pas, et je n’ai aucun compte à régler avec le passé.

Mais j’ai beau être célibataire et aimer passer des moments entre filles, ma vie n’aurait sans doute pas pris la même orientation sans les hommes qui se sont trouvés ou se trouvent encore sur mon chemin. Et pour une fois, au lieu de sortir mes ongles mal manucurés de douce féministe, je voudrais leur rendre hommage :

Mon père : non, je ne suis ni une princesse, ni une fifille à son papa, ni du genre à dire que « mon papa, c’est le plus fort ». Mais d’abord, puisque l’on parle de vie, il a quand même apporté sa contribution à m’offrir la mienne. Et puis j’ai hérité quelques qualités de sa part dont je ne saurais me plaindre. Et puis il est là, tout simplement, il m’aime et souhaite que je sois heureuse. Cette phrase fait sans doute un peu mièvre, je l’assume pleinement.

L’ami de mon enfance : dans mon immeuble, il y avait un garçon de mon âge. Et on est devenus amis, naturellement. Toujours l’un chez l’autre et l’autre chez l’un. A jouer aux Fisher Price, aux Playmobils, aux petites voitures. Nous nous sommes initiés aux patins à roulettes ensemble. Le premier homme avec qui ça a roulé, en somme. Et plus tard, nous avons découvert le 1000 bornes, le Cluedo et plein de jeux de bluff. En somme, nous avons appris à simuler l’un grâce à l’autre ;-). A ce jour, il reste l’homme le plus ludique que j’ai connu, donc.

Les idiots du collège : comme d’autres sans doute, j’ai subi les moqueries stupides d’une bande de boutonneux ayant besoin de débiner des personnes sachant mal se défendre pour se donner l’illusion de leur importance. Vous dire que l’expérience fût vécue avec détachement serait mentir et mes talents pour le bluff restent quand même limités, malgré les entraînements de ma prime jeunesse. Mais j’ai compris à cette occasion que j’étais plus forte que la bêtise.

L’ami de mon adolescence : ou disons adolescence étendue. Celui avec lequel je faisais gonfler les notes de téléphone à l’heure où les numéros favoris et les forfaits illimités n’existaient pas encore. Comme une meilleure copine mais en version mec en somme. Le seul qui encore aujourd’hui sait tout de mes questionnements de toute jeune femme naïve (et qui a la décence de ne jamais les avoir remis sur le tapis, sans doute parce que j’en ai autant à son actif).

Christian Blachas et Thomas Hervé : c’est en regardant Culture Pub fidèlement tous les dimanches soirs  sur M6 que j’ai choisi mon orientation post-bac. C’est idiot sans doute, mais je n’ai jamais regretté ladite orientation.

Mes profs à l’université : puisque j’en suis aux études, restons-en aux études. Si vous avez été à l’université, vous avez sans doute noté que la plupart des profs viennent faire leur cours, toujours le même chaque année, auquel ils ne changent pas une virgule, souvent pas même leurs blagues fétiches qui reviennent inévitablement toujours entre les mêmes deux phrases qu’ils ont apprises par cœur. Mais il y en a qui ont vraiment envie de transmettre quelque chose, qui ont la passion de ce qu’ils enseignent et qui sont même disponibles pour en parler avec les élèves qui les sollicitent. Dans mon cas, j’ai eu deux profs comme cela qui m’ont marquée, l’un par sa grande exigence envers ses élèves qu’il savait aussi s’appliquer à lui-même, n’hésitant pas à faire deux heures de marche la cheville foulée un jour de grève pour ne pas décaler notre examen. L’autre parce que la matière qu’il enseignait était véritablement passionnante, et a permis d’affiner mon orientation en fin d’études. Je leur suis encore reconnaissante de ce qu’ils m’ont appris, empiriquement et humainement.

Mes confidents : j’ai de très proches amies filles, que j’apprécie beaucoup. Mais parfois, c’est bien aussi de pouvoir parler librement à un homme. Surtout dans les affaires de cœur. Parce qu’un homme est mieux placé qu’une amie pour savoir comment réagissent ses congénères. Pour comprendre les réactions des collègues et hiérarchiques masculins, c’est pratique aussi. Et j’ai la chance de compter dans mon entourage des amis de longue date que je peux solliciter (et réciproquement) en cas de besoin, ou juste pour le plaisir d’aller boire un verre même sans maquillage.

Je pourrais en citer d’autres bien sûr, mais ceux-là ont eu plus de poids (et continuent pour certains à en avoir) que d’autres dans les décisions que j’ai prises. Et puis, il y a tous ceux que j’ai croisés, une semaine, un mois, un an, avec qui j’ai eu des discussions passionnantes, qui m’ont offert une épaule musclée dans des moments compliqués, qui m’ont complimentée pour mon plus grand bonheur, ceux qui m’ont un peu bousculée pour mieux me révéler, et ceux qui m’ont valorisée et confortée dans mes atouts comme dans mes (charmants) excès. Je les remercie tous. Et pas de doute, la vie sans mixité ne serait pas la même !!

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