I was looking at the Ceiling and then I saw the Sky

18 Juin

La semaine dernière était celle des premières. Première fois que je mettais les pieds au mythique théâtre du Châtelet. Première représentation également de leur nouvelle création : I was looking at the Ceiling and then I saw the Sky. Mon excitation était donc à son comble. D’abord de découvrir cette salle si réputée devant laquelle je suis passée tant de fois sans avoir encore eu l’occasion de la découvrir. Et je n’ai pas été déçue. Si elle n’a pas la magie inégalable du Palais Garnier ou le charme du Théâtre de l’Odéon avec sa magnifique fresque au plafond, elle n’est est pas moins impressionnante, avec son lustre gigantesque (auquel, il faut le dire, il y avait mardi dernier une ampoule grillée) et ses balcons richement décorés avec leurs angelots. Et puis cette hauteur, avec ses je ne sais combien d’étages surplombant les places à l’orchestre, elles-mêmes déjà très nombreuses. Le charme des fauteuils à l’ancienne ont également contribué à me faire succomber au charme de cette salle que j’étais déjà décidée à aimer en y arrivant.

Mais outre la curiosité pour le lieu, je venais aussi y découvrir un spectacle. Et quelques minutes après mon installation vient enfin le moment tant attendu : noir public, air d’ouverture de l’orchestre, ouverture du rideau, entrée des acteurs-chanteurs, et début de cette comédie musicale. Avec des voix réellement magnifiques, de celles qui vous font vibrer. Entre chant lyrique et gospel. Et surtout des timbres atypiques, que l’on n’entendrait ni à l’opéra ni en comédie musicale. La magie opère ainsi.

Mais surtout, plus que tout, j’ai été très séduite par le décor et le travail sur la vidéo et l’éclairage. Ce décor se compose ainsi de trois structures d’immeuble qui au fil des scènes sont tournés dans différentes directions, donnant à chaque fois une dynamique différente à l’action. Et avec des effets vraiment impressionnants de projection d’image, tantôt immobiles, tantôt animées. Ainsi, on peut voir prendre vie des personnages sur l’espace de fond de scène, ou dans les appartements de ces habitations : on verra ainsi entre autres choses une femme seule à une table de restaurant, une partie de poker clandestine, un piano-bar, ou encore des passants qui se croisent en arrière-scène. Il est des instants où l’on pourrait presque couper le son pour ne faire qu’admirer la partie visuelle.

Mais je suppose que vous êtes curieux d’avoir mon  ressenti sur cette comédie musicale. En fait, j’avoue que malgré tous les ingrédients qui l’entourent et qui m’ont permis de prendre un réel plaisir durant cette soirée, j’ai été déçue par l’histoire. Pour résumer, un jeune noir de Los Angeles tendance volage sort de prison, sa fiancée enceinte, vole 2 bières, et se fait arrêter par un flic un peu humaniste, qui effectue ses tournées en compagnie d’une journaliste de seconde zone amoureuse de du planning familial et un pasteur évangélique. Le tout saupoudré du tremblement de terre de 1994 dans la ville des anges. Globalement donc, le scénario manque un peu d’envergure. Et le texte des chansons ne permet pas d’y donner de la profondeur, le choix ayant été fait de n’introduire aucune phrase parlée.

Pour le spectateur, c’est donc l’univers général qu’il conviendra de retenir, avec la beauté de ces voix aussi incroyables en solo que lorsqu’elles se croisent, l’audace aussi de certains airs, sur la musique non académique de John Adams. J’introduis de nouveau un bémol qui m’est très personnel, mais certains airs étaient trop teintés de jazz, et j’ai à mon grand regret une difficulté particulière à apprécier ce style. Fort heureusement, ces quelques airs alternaient avec des moments d’une grande beauté, au rang desquels je citerais le trio des femmes et la chanson du thème, qui m’est restée dans la tête pendant presque 24 heures.

Une mémorable soirée donc, en attendant ma prochaine visite pour la reprise de My fair lady en décembre !!

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