Archive | juillet, 2013

Victimes de la mode ?

10 Juil

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Il semblerait que cette semaine, l’été soit apparu, enfin. Au moins pour la semaine en tout cas. Et qui dit été dit manteaux au placard et découverte des vêtements portés par nos voisins, co-passagers des transports en commun, et autres passants. Et là, on se rend compte que le meilleur côtoie le pire. Cela faisait 6 mois qu’on ne voyait que des blousons, des jeans, des pantalons noirs, des cabans et des trenchs, on avait donc perdu l’habitude. Y compris pour nous-mêmes. Pantalon, T-shirt noir et col roulé la plupart du temps, robe passe-partout, collants et bottes pour les grands jours, nous ne nous posions plus de questions sur comment nous habiller.

Et voilà que d’un coup les températures se mettent à franchir le seuil des 20°C pendant plus de deux jours consécutifs. Alors on se prend à y croire. Et à adapter nos looks en conséquence. Ce qui tombe très bien, puisque nous sommes en pleine période de soldes. L’occasion parfaite de montrer que nous savons adopter LE look estival que les créateurs de mode nous ont concocté pour cette année. Hop, direction les boutiques. Et là, catastrophe. En tout cas côté femme. Parce que pour les hommes, le polo et le t-shirt feront toujours l’affaire, avec pantalon beige / short / jean selon que l’on est ou non au travail et le genre que l’on veut se donner. J’en reviens donc aux femmes. N’ayant pas mis les pieds dans une boutique depuis que j’ai refait mon stock de cols roulés cet hiver (enfin au mois d’avril, au milieu de l’hiver 2013), j’ignorais tout de ce qui m’attendait.

Et il se trouve qu’apparemment, si l’on veut être dans le coup pour ces quelques jours, il faut soit porter son pantalon de pyjama à motifs le jour (celui-là même que l’on a acheté sur un coup de tête une semaine de coup de blues avec un pot de glace américaine), soit passer à la micro-jupe ou au micro-short. Or pour ma part, dans un micro-short, je ressemble plus à Boop qu’à Betty. Et quand je mets un pantalon de pyjama, je ressemble… à une fille en pyjama. Bilan soldes : un gilet acheté, j’ai réussi à ne pas entamer mon budget vacances. Et j’ai compris du même coup pour quelle raison les réductions étaient si importantes. Juste parce que les articles vendus sont importables. Lire la suite

Permeados

7 Juil

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En postant, hier, mes impressions sur « Ce que la voix ne dit pas » de la Compagnie de danse brésilienne Studio 3, je vous avais promis une suite très rapide sur leur deuxième création à l’affiche cette semaine, Permeados. Pour ceux qui n’ont pas suivi, la création Martha Graham Memorias, jouée il y a deux ans, est l’un de mes plus gros coups de cœur dans le domaine du spectacle vivant. Et comme cette fois, ils revenaient avec deux œuvres, j’ai décidé de prendre une double ration.

En préambule, je ne l’ai pas dit la dernière fois, mais je n’ai aucune connaissance en matière de danse. Donc j’exprime mon avis de spectatrice qui voit une forme d’art avec un regard de béotienne. Je suis incapable de citer les influences, ni d’évaluer le niveau technique des chorégraphies. Et je n’y prétends pas. Je livrerai donc ici une impression brute. Qui est que j’ai été réellement séduite par ce que j’ai vu et entendu. Toujours pas autant, si vous avez lu mon précédent billet, qu’en 2011. Mais vraiment charmée. J’essaierai de limiter la comparaison avec « Ce que la voix ne dit pas ». Parce que ce sont deux créations très différentes. La première jouait énormément sur l’esthétisme, l’originalité, la beauté des tableaux, avec des choses vraiment impressionnantes (mis à part cette voix trop présente dont le parlais). Ici, on est clairement dans le contemporain, et dans une représentation beaucoup plus épurée. Ce qui, je dois l’avouer, avait provoqué chez moi quelques craintes. Parce que le contemporain a ceci de très particulier que, du fait que seul le geste compte, lorsqu’il s’agit d’apprécier ou non, tout se jour sur un « ça passe ou ça casse ».

Et là, c’est passé. Mieux que le premier, même si encore une fois, il était de très belle qualité. Mais la danse est pour moi une affaire de ressenti. Lire la suite

Ce que la voix ne dit pas

6 Juil

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Cette semaine, je ne vous parlerai pas de théâtre. « Hein ? Quoi ? », vous entends-je murmurer, « mais que lui est-il donc arrivé ? ». Je vous rassure, ma passion est intacte, et vous reverrez sans doute rapidement des critiques ressurgir. Mais après un petit détour par l’humour musical, j’ai décidé de consacrer quelques précieuses soirées à découvrir l’univers de la danse.

Et mon choix s’est posé sans véritable hasard sur la nouvelle création de la compagnie de danse brésilienne Studio 3. Cette compagnie, que j’avais à l’origine découverte par pure coïncidence, est en effet à l’origine de l’un de mes plus gros coups de cœur de ces trois dernières années en tant que spectatrice. En effet, il y a deux ans, ils étaient présents, déjà au Théâtre Saint-Martin, pour Martha Graham Memorias, hommage, comme l’indique le titre, à la célèbre (enfin, célèbre pour les passionnés de danse moderne) chorégraphe. La force de ce spectacle, au-delà de la qualité des chorégraphies et de la mise en scène, du choix musical également, c’était la diversité des âges des danseurs, qui donnait d’autant plus de force à la chorégraphie qu’elle permettait un jeu scénique intense, fort du vécu des ces brésiliens de différentes générations. Petit aparté : comprenez bien que je n’ai rien contre les jeunes corps de ballet, mais disons que la beauté de leur manière de danser se joue essentiellement sur la partie technique et peu sur des émotions liées à des joies ou épreuves que leur jeune âge ne leur a le plus souvent pas encore permis d’expérimenter. Fin du petit aparté pour redire qu’en 2011, j’étais ressortie de la salle enchantée, sur un nuage, un peu bouleversée aussi, et que j’avais dû mettre 3 jours à redescendre du haut de mon émerveillement.

Quand j’ai su que la compagnie revenait, il était pour moi exclu de rater cette nouvelle performance. Et je dois le dire tout de suite, si je n’ai pas apprécié autant « Ce que la Voix ne dit pas » que « Martha Graham Memorias », c’est tout de même une très belle création. Que voulez-vous, c’est comme pour tout, on ne peut pas être au firmament chaque jour de sa vie, mais on peut continuer à briller, même un peu plus bas. J’ai pourtant failli déchanter au début du spectacle. J’avais des attentes très fortes certes. Mais le tableau d’ouverture et le suivant sont peu accessibles pour des néophytes. On voit des hommes et femmes des cavernes se mouvoir dans un décor post-futuriste, dans une gestuelle qui laisse sceptique, laissant à penser que l’intention était de monter un spectacle de danse contemporaine à tendance expérimentale, un style sans doute porté aux nues par l’intelligentsia artistique parisienne mais pas conçue pour un public de gens normaux.

Heureusement, dès le troisième tableau, les craintes s’estompent pour laisser place à la magie de Studio 3, avec une magnifique « chorégraphie des sirènes », d’un esthétisme rare, très créative et qui permet enfin véritablement de laisser son esprit se faire accaparer par ce qui se passe sur scène. Lire la suite

Saleté de fierté

1 Juil

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Dans les comportements humains, à l’extrême, il y a deux catégories : ceux qui se noient dans un verre d’eau, et ceux qui veulent tout faire tous seuls. A titre personnel, je dois être honnête, je suis plus proche du deuxième extrême.  Et je ne suis pas la seule. Jouer les ingénues pour que l’on me porte un sac contenant deux barquettes de fraise ? Vous rigolez ? C’est tout juste si je laisse mes co-passagers de train hisser ma valise de 20 kilos (parce que non, je ne sais pas voyager léger, je reste une femme) en haut du comportement à bagages… Admettre que je ne m’en sors pas avec le dossier bidule ? Pas du tout, on me l’a confié, c’est que j’ai les compétences pour… Mais d’où vient donc cet acharnement à se débrouiller sans l’aide des autres ?

Tout d’abord, je dois préciser que j’ai volontairement poussé un peu le trait, très peu d’entre nous, le « clan des fiers » n’apprend pas un tant soit peu avec le temps à déléguer, lâcher du lest et a minima remercier gentiment avec un sourire ceux qui proposent leur aide (à défaut de toujours l’accepter). Mais c’est un fait, beaucoup d’entre nous veulent prouver qu’ils y arrivent, qu’ils maîtrisent, qu’ils savent faire. Par orgueil d’abord, c’est un peu vrai. Ce n’est pas forcément beau à dire, mais il est parfois agréable de pouvoir prendre cet air suffisant lorsque l’on a atteint l’objectif que l’on s’était fixé (même au prix de 3 crampes ou de 4 nuits blanches). Un peu comme une sorte de revanche, ce sentiment de victoire face au scepticisme que l’on lisait ouvertement dans les yeux de nos observateurs.

Mais cette volonté de faire voir (et reconnaître) nos capacités avec un brin d’arrogance parfois n’explique pas tout. Lire la suite

amenaviguante

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