Archive | août, 2013

C’est l’histoire d’une entreprise…

22 Août

New York Mars 2013 (1161)

C’est l’histoire d’une entreprise qui croyait qu’elle fonctionnait d’elle-même, comme cela, qu’il suffisait de mettre des ordinateurs et des gens dedans et que ça fonctionnerait. Elle vivait depuis de nombreuses années déjà, et, malgré son âge de sénior, elle était encore bonne à l’usage. Elle avait déjà vécu, traversé de bonnes et de mauvaises périodes, et toujours elle se dressait là, fièrement. Contente de son avancement.

Et puis un jour, elle vit que ses bénéfices commençaient à diminuer. Au début, elle ne s’en inquiéta pas. Un plan d’amortissement, un mauvais investissement, tout cela s’expliquait parfaitement. Elle n’alla pas chercher plus loin, voir si quelque chose se passait à l’intérieur. C’est sûr, ça allait repartir. Mais 2-3 années se passèrent et la chute continuait. Il fallait désormais agir. On commencerait par baisser les coûts. On allait retarder d’un an le changement des équipements et prendre des fournisseurs moins chers.

Seulement, cela ne suffit pas, au contraire les choses s’aggravèrent. L’entreprise n’était pas contente. Elle se dit que les gens dedans n’y mettaient pas du leur. Certains se plaignaient même, que les nouveaux fournisseurs faisaient du moins bon travail et que cela faisait perdre de l’argent. Et que les machines tombaient en panne plus souvent et que cela faisait perdre du temps. Ces râleurs mettaient du mauvais esprit, sûrement ils démotivaient les autres. Il fallait s’en séparer, ils furent donc licenciés. Les autres en furent bien peinés, ils avaient perdu ceux qui les comprenaient et voulaient les aider. Mais désormais ils avaient peur, ils se remirent donc à l’ouvrage sans broncher. En plus, cette fois, les machines avaient été changées.

Et puis une crise arriva, une nouvelle, l’entreprise demanda à ses « collaborateurs » de retrousser leurs manches et de se serrer les coudes pour y faire face. Proférant à demi-mot d’assez claires menaces. Si elle ne maintenait pas ses bénéfices, si elle ne les augmentait pas d’ailleurs tout bonnement, il faudrait de nouveau « faire des économies ». Lire la suite

Copines, amies, hommage à ces femmes pas si ordinaires

21 Août

copines

Précieuses, parfois un peu chieuses, rigolotes, parfois un peu poivrotes, passionnées, parfois un peu compliquées, que serait notre vie de jeunes femmes épanouies sans nos précieuses amies ? De celle fidèle en toute circonstances, qui nous connaît par cœur à la plus délurée ayant toujours de bonnes idées pour s’amuser, en passant par la raisonnable courageuse sachant tout endurer, je voudrais rendre hommage à toutes ces filles si précieuses avec lesquelles la solidarité se pratique tant dans les rires que dans les soirs de blues. Avec un peu de dérision, avec pas mal d’émotion aussi.

J’avais envie, par facilité, par habitude aussi, de les ranger un peu au carré dans une typologie allant de la fée du logis à la révoltée qui rugit. Mais ce serait en amplifiant certains de leurs traits réduire ce qui fait leur attrait. Très longtemps, pratiquement toute mon adolescence durant en fait, je fuyais leur compagnie. Pour moi, elles n’étaient que des chipies péroreuses et crâneuses. J’aimais mieux avoir des copains, ils étaient plus francs et aimaient faire du patin. Jusqu’au jour où ces derniers commencèrent à penser davantage à en rouler, des patins, qu’à glisser dessus au square municipal. Et de préférence aux plus chipies, celles qui savaient le mieux minauder (on est un peu con quand on a 17 ans, et qu’il y a une jeunette bien maquillée sur la promenade).

Dépourvue d’une partie de ma compagnie, faisant face à quelques jalousies, et ayant conscience que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, je décidai alors de redonner leur chance à mes paires (je laisse aux misogynes leur droit de contestation sur cette orthographe). Et le temps me donna raison. Lire la suite

Dire ou ne pas dire, telle est la question

19 Août

Houston mars 2013  (201)

Tous autant que nous sommes, il nous arrive régulièrement d’avoir envie d’exprimer certaines idées, d’asséner une vérité à l’un ou à l’autre, ou simplement de remarquer que l’un de nos amis a les boutons de son pull accrochés en décalage. Certains se taisent et le regrettent, d’autres, plus extravertis, vont systématiquement laisser les mots sortir et parfois s’en mordre les doigts encore plus que les timides silencieux.

L’équilibre entre trop et pas assez de parole est un art difficile et qui s’apprend avec le temps avec tout de même quelques principes à bien avoir en tête :

  • Eviter autant que possible de trop en dire dans un moment d’emportement (hystérie joviale ou colère excessive).
  • Formuler ses remarques en face à face ou en comité restreint et éviter absolument les audiences élargies.
  • Avant de parler, bien évaluer quelle est sa motivation profonde.
  • Se demander si son ou ses interlocuteur(s) est(sont) en mesure d’entendre, de comprendre et d’intégrer le propos.

Ces bases posées, il est évident que l’opportunité de parler est très fortement liée à la fois à ce que vous avez à dire et à la personne à qui vous vous adressez (j’ai conscience de l’inutilité de cette phrase, j’espère rendre les suivantes plus constructives). Lire la suite

De l’art du voyage

15 Août

Stockholm (49) Kunstradgarden

Cette fois, les grandes vacances sont là. Trois semaines bienvenues, surtout avec ce soleil qui nous gratifie de sa présence. Exit l’open space, les dossiers et la nourriture de cantine, bonjour les grands espaces, les bouquins qui prennent la poussière à force de n’être pas ouverts et les bons plats cuisinés maison. Et, si comme moi vous avez la chance de quitter votre domicile pour découvrir d’autres horizons, bonjour aussi au voyage.

Un voyage imprévu et impromptu pour ma part, mes premiers jours de villégiature devant initialement se dérouler dans la famille d’une amie. Qui a retiré son invitation sans crier gare. Les vacances, c’est aussi cela : s’adapter au changement et improviser. Décidée à ne pas me laisser abattre et après avoir cherché sans succès compte tenu du délai un plan de remplacement, j’ai opté pour une solution simple : puisque je me trouvais au milieu d’une farce caustique, nul meilleur endroit que le pays du flegme et de l’humour cynique. Direction l’Eurostar et la capitale qui m’avait déjà séduite lors de deux trop rapides week-ends passés là-bas.

Le voyage commence. Sans avoir rien préparé. Un premier défi pour une hyper-planificatrice. Comme quoi quand on veut, on a toujours le pouvoir d’évoluer, ou au moins de laisser en vacances ses tendances les plus ancrées. L’avantage aussi de ne pas partir dans un lieu totalement inconnu, dont on a déjà visité les « must see ». Arrivée sans encombres donc, incontournable file d’attente pour l’achat de mon titre de transport et me voilà fin prête pour ce petit séjour dont j’avais envie depuis longtemps. Un vrai break. Dans une belle ville (chassez la citadine, elle revient en métro) dont l’apparence m’avait séduite et que j’avais envie de mieux connaître. Autrement que par ses principaux points d’attrait. Et ces quelques jours passés ont été merveilleux. Un voyage dans tous les sens du terme. Un moment magique, suspendu. Que je présumerais par la formule : « voyager, c’est s’éloigner de son quotidien pour mieux se rapprocher de soi ».

Il y a plein d’autres manières de voyager, seul, à deux ami(e)s, en couple, en famille, entre copains, à chacun et chacune de trouver celle qui lui convient au moment du départ. Parfois, il suffit d’un rien pour être ailleurs, nul besoin de sillonner la Chine ou de découvrir le Groenland à la période la plus froide, lieux qui sont sûrement fantastiques. Comme on dit, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, et le voyage, c’est surtout un état d’esprit. Lire la suite

Gustave Parking

8 Août

Image

Pour ceux d’entre vous qui suivent régulièrement mes critiques, vous savez ou avez peut-être deviné que le one-man-show est un genre qui chez moi engendre la méfiance. Disons pour être plus explicite que je considère les artistes de show comique en solo (mais c’est pareil quand ils sont en duo) avec le même scepticisme que lorsqu’un membre du gouvernement promet qu’il ne va pas augmenter les impôts. Mais la conjonction de plusieurs facteurs m’a conduit à prendre le risque un peu inconsidéré d’aller voir Gustave Parking :

  • D’abord, nous sommes au mois d’août, et même la 2ème semaine d’août, et la plupart des salles sont fermées, ce qui réduit considérablement l’offre.
  • Dans la plupart des salles qui restent ouvertes se jouent des boulevards contemporains lourdauds, qui sont un peu au théâtre ce que le cubis est au vin.
  • Le spectacle d’Audrey Vernon l’autre jour m’avait un peu remise en confiance, d’où la disposition à redonner une chance au genre.

Pour le petit plus, toute conjonction de facteurs mise à part, c’est l’argument financier qui l’a emporté. La formule est assez chouette : vous payez juste 2 euros pour rentrer, et ensuite, vous versez ce que vous voulez à la fin. Un risque pour l’artiste, mais pour le spectateur, c’est ce qu’il y a de plus honnête. Comme ça, il est déçu il met 50 centimes, il adore il vide son livret A (euh… ne nous emballons pas quand même). Bon, donc me voici dans la salle, à attendre ce phénomène de 58 ans (mais chut !) qui visiblement (merci google) a du succès depuis plus de 20 ans (et là, je mesure ma méconnaissance du monde des comiques solistes).

Et il arrive, et me voilà partie (dans une salle comble) pour 1h30 de bonheur. Si je décris les choses de mon côté : j’ai ri, j’ai gloussé, j’ai souri, j’ai ri, j’ai écarquillé des yeux émerveillés, j’ai gloussé, j’ai souri, j’ai ri, j’ai gloussé, j’ai ri, j’ai souri, j’ai eu un énorme fou rire, j’ai ré-écarquillé des yeux émerveillés, j’ai souri, j’ai gloussé, j’ai ri, j’ai gloussé, j’ai eu un sourire ému, j’ai applaudi en riant, j’ai versé mon obole en souriant, j’ai souri en applaudissant, j’ai ri, j’ai réapplaudi. Lire la suite

Petit essai sur le célibat

4 Août

célibat

L’été est là, enfin, et pour l’occasion, le sujet des amours est sur toutes les langues. Entre les vacances en amoureux, les amours de vacances, les amours déçues de l’année, les magazines font leurs choux gras, les pique-niques de l’été sont le lieu pour faire le point sur les potins et les soirées autant d’occasions de faire des rencontres. Avec comme un mot d’ordre : c’est l’été, faut s’lâcher.

Pour autant, l’on sait qu’entre les couples qui ne survivront pas à leurs premières vacances ensemble, ceux que la première pluie annonçant l’automne viendra séparer (si la découverte du corps de l’autre sans bronzage ne l’a pas déjà fait) et ceux qui n’auront simplement fait de rencontres qu’amicales (ce qui est déjà plaisant), il restera encore un certain nombre de célibataires à l’automne. Ce qui permettra aux mêmes magazines de titrer « se remettre de vos ruptures d’été ».

Petite précision, n’étant pas une horrible cynique blasée, je souhaite de tout cœur que le nombre de « monofoyers » diminue, soit parce que les vacances en duo auront été comme une lune de miel, soit parce que les histoires balbutiantes peuvent tout de même être assez solides pour résister au premier coup de vent. Réaliste ou pas sur les échecs amoureux, je suis ouvertement pour le couple et pour l’amour !

Parenthèse ajoutée, revenons-en donc à notre sujet du jour, le célibat. Thème difficile à aborder s’il en est, parce qu’il est autant de façons de vivre son célibat que de célibataires, et qu’une même personne peut, d’une saison à l’autre, elle-même changer d’état d’esprit par rapport à sa situation. Je ne serai donc pas exhaustive dans mon propos, laissant à chacun la possibilité d’exprimer son point de vue sur ce blog ou ailleurs.

Premier point qu’il me paraît important, voire même vital d’aborder : le célibat n’est pas une maladie. Encore moins une maladie contagieuse. N’ayez crainte, vous pouvez approcher d’un ou d’une célibataire sans risquer d’attraper de la fièvre. Et en y regardant de près, vous ne verrez aucun signe extérieur distinctif chez un célibataire. Pas plus qu’intérieur. Personnellement, je ne suis certes pas en couple, mais je sais lire, écrire et parler tout aussi bien que ceux qui le sont. Je n’ai pas non plus développé d’eczéma ou de solométriose (nom imaginaire) liée à l’absence de compagnie masculine rapprochée. Donc, dans la mesure où le célibataire n’est pas atteint d’une pathologie déterminée, il ne sert à rien de vouloir le soigner. Lire la suite

Circo Zoé

3 Août

Arrivés au mois d’août, le festival d’Avignon terminé, les artistes sont désormais en vacances et beaucoup de scènes parisiennes ont fermé leurs portes pour des vacances bien méritées. L’offre de spectacles est donc réduite à une version très minimaliste, la plupart des spectacles demeurant à l’affiche étant au spectacle ce que le cubis est au vin : du gros lourd qui tâche. Mais malgré tout, et heureusement, pour ceux qui savent bien fouiner, il y a encore moyen de se divertir. C’est ainsi que je me suis rendue hier Porte des Lilas, au Cirque Electrique. Un véritable voyage, dans tous les sens du terme. D’abord, pour y arriver : il m’a fallu emprunter la ligne 7b du métro, micro ligne improbable traversant le Danube pour arriver à une place des Fêtes. De là changement pour la ligne 11 menant à Porte des Lilas. Pour arriver une centaine de mètres plus loin sur la place du Marquis de Vercors, où est installé le Cirque Electrique, lieu sympathique et original, où l’on peut déguster une boisson bien fraîche au bar terrasse en attendant le spectacle.

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Et actuellement, le chapiteau accueille Circo Zoé, une compagnie franco-italienne réunissant six circassiens et un musicien, qui a su créer un véritable univers. Ne serait-ce que par le décor, venu d’ailleurs. Un vélo en bois situé au-dessus de l’entrée des artistes, une vieille malle, une échelle à l’ancienne, un mât de bateau, et ce rite un peu solennel où vous êtes accueillis par l’un des artistes portant une lanterne d’un autre temps. Dès avant le début du spectacle donc, vous êtes plongés dans un autre univers.

Une fois tout le monde bien installé sur les gradins (je ne vous mentirai pas sur le niveau de confort des bancs, cependant, chose remarquable pour un cirque, ils ont des dossiers), le premier numéro commence sous nos yeux ébahis. Et la magie opère. Au son de l’accordéon, le talent des acrobates se dévoile. Leur originalité aussi. Chacun des 7 artistes a une personnalité bien marquée, et est tout autant comédien qu’équilibriste ou funambule. Chacun aussi porte un costume qui contribue à créer son personnage. Et l’on s’attache à ces rois et reines de la créativité qui arrivent à créer une histoire à travers chaque numéro. Avec des enchaînements travaillés. Comme si chaque scène était un chapitre de leur œuvre.

Il est difficile ici de ne pas trop en dévoiler pour laisser la surprise de la découverte à ceux qui les verront. Mais il y a vraiment une magie dans ce que ces artistes nous présentent. Et une originalité que je n’avais jamais vue. Lire la suite

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