Copines, amies, hommage à ces femmes pas si ordinaires

21 Août

copines

Précieuses, parfois un peu chieuses, rigolotes, parfois un peu poivrotes, passionnées, parfois un peu compliquées, que serait notre vie de jeunes femmes épanouies sans nos précieuses amies ? De celle fidèle en toute circonstances, qui nous connaît par cœur à la plus délurée ayant toujours de bonnes idées pour s’amuser, en passant par la raisonnable courageuse sachant tout endurer, je voudrais rendre hommage à toutes ces filles si précieuses avec lesquelles la solidarité se pratique tant dans les rires que dans les soirs de blues. Avec un peu de dérision, avec pas mal d’émotion aussi.

J’avais envie, par facilité, par habitude aussi, de les ranger un peu au carré dans une typologie allant de la fée du logis à la révoltée qui rugit. Mais ce serait en amplifiant certains de leurs traits réduire ce qui fait leur attrait. Très longtemps, pratiquement toute mon adolescence durant en fait, je fuyais leur compagnie. Pour moi, elles n’étaient que des chipies péroreuses et crâneuses. J’aimais mieux avoir des copains, ils étaient plus francs et aimaient faire du patin. Jusqu’au jour où ces derniers commencèrent à penser davantage à en rouler, des patins, qu’à glisser dessus au square municipal. Et de préférence aux plus chipies, celles qui savaient le mieux minauder (on est un peu con quand on a 17 ans, et qu’il y a une jeunette bien maquillée sur la promenade).

Dépourvue d’une partie de ma compagnie, faisant face à quelques jalousies, et ayant conscience que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, je décidai alors de redonner leur chance à mes paires (je laisse aux misogynes leur droit de contestation sur cette orthographe). Et le temps me donna raison. Aujourd’hui, si je garde des amitiés masculines (je suis pour l’accumulation des richesses, en affreuse capitaliste), nombreuses sont celles avec qui j’aime à partager rires, cocktails, voyages, soirées et longues discussions animées.

Les amies, ce sont autant d’étoiles qui font pétiller la vie. D’abord, parce qu’ensemble, on passe de bons moments. Juste comme ça, sans arrière-pensée. Le plaisir de se taper un délire sur des animaux à bascule dans un parc municipal sans avoir rien bu. Ou de partir un week-end sur un coup de tête. Ou de jouer les princesses dans un bon resto. Ou d’aller voir un spectacle de danse folklorique slovaque (essayez d’entraîner un homme, même amoureux pour cette dernière expérience, je ne garantis pas le résultat). Tous ces moments d’insouciance où seuls comptent le nombre de sourires et de fous rires à la demi-heure.

Qui dit amie dit aussi partage. On le sait, les femmes sont bavardes. Encore plus quand elles se retrouvent entre elles. Et tout peut y passer. La famille, les coups de cœur, les coups de gueule, les joies et misères de la vie au bureau, le débrief détaillé (heure par heure) des vacances, le débrief encore plus détaillé (minute par minute) du dernier rendez-vous galant, la dispute avec untel ou unetelle, la santé, les bonnes adresses à tester. Entre vraies amies, on a toujours quelque chose à dire. Avec beaucoup moins de retenue que n’importe où ailleurs (excepté dans le couple pour les femmes concernées). Et avec souvent beaucoup moins de jugements qu’ailleurs. Mais aussi beaucoup plus de franchise : sans vous juger, l’amie saura vous dire quand vous êtes en train de partir en vrille sans pour autant vous empêcher de vérifier par l’expérience que l’airbag fonctionne quand vous vous crashez contre le mur. Elle sera même là pour venir vous rendre visite avec votre nez cassé ou votre cœur brisé, sans un moralisateur « je te l’avais bien dit » (pour cela, elle attendra que vous soyez remise).

Et puisque j’évoque les chocs, les amies sont aussi là pendant les coups de blues. Et réciproquement, vous êtes là pour les leurs. Sans que cela ne vous pèse. Pas comme le lamento bi-quotidien de votre collègue aigrie qui peut porter sur tout et n’importe quoi (l’ascenseur, le bruit trop important de la porte qui se referme, le dernier mail reçu, la remarque du chef sur ses complaintes, la couleur des post-its…). Non, quand un amie s’appuie sur votre épaule, vous savez que c’est sérieux. Qu’elle sait ne pas en abuser. Et qu’elle n’attend pas que vous lui mentiez pour la soulager. Juste de l’écoute. Et des réponses sensées et pragmatiques. Et un paquet de marshmallows pour remettre du rose dans ce bleu qui ne ressemble pas à celui d’un ciel d’été.

Heureusement, les amies sont aussi celles qui savent se réjouir avec nous. De façon authentique. Même lorsque leur vie à elles est un peu morose, nous voir heureuses les emporte elles aussi. Parce qu’elles voient notre gaieté à les inclure dans ce bonheur qu’elle traverse, cette avancée dans leur vie dont elles savent qu’on l’a tant désirée. De la même manière que l’on sait se réjouir presque autant que pour soi-même lorsqu’elles nous annoncent une bonne nouvelle. L’amitié ne supporte pas les calculs et les jalousies, seulement la sincérité des émotions.

Il arrive que des amies disparaissent. Parce qu’elles évoluent, parce que nous changeons, ou simplement parce qu’elles se révèlent n’être pas de réelles amies lorsqu’on leur demande d’être réellement présentes. Sur le coup, c’est décevant. Comme pour toute relation à laquelle nous tenons. C’est là que débarque sans prévenir une fille pétillante qui devant notre air lugubre nous propose d’aller prendre de la hauteur sur une balançoire… et c’est reparti pour une belle histoire !!

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3 Réponses to “Copines, amies, hommage à ces femmes pas si ordinaires”

  1. Mona 24 mai 2014 à 05:37 #

    Tombé au pif sur ton blog, ça raisonne à l’intérieur…tu m’as fait chialer..ah ben bravo 😉

    • plumechocolat 27 mai 2014 à 09:43 #

      Ce n’était pas l’objectif, mais si ce sont des pleurs positifs, j’assume cet article 😉

  2. UneCosmicGirl 26 août 2013 à 18:23 #

    Je découvre ton blog et j’aime bcp ta plume! Au plaisir de te lire^^

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