Les mots me manquent

1 Sep

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Les mots se sont installés au cœur de mon existence,

Ils apparaissent pour en faire jaillir l’essence,

Leur présence aide à expliciter le sens,

De chaque joie ou peine, de chaque expérience.

Mais parfois les mots s’échappent,

De temps à autre l’émotion les happe,

Il ne sert à rien alors d’invoquer leur retour,

Lorsqu’envahis par les sentiments ils sont partis faire un tour.

Devant certains évènements ma pensée en effet louvoie,

Me laissant désespérément sans voix,

Frappée par la violence de ce qui se déroule sous mon regard,

Heurtée par des phrases atroces prononcées d’un air hagard.

J’aimerais tant alors trouver LA bonne réplique,

Avant que la laideur à nouveau ne me pique

De cette méchanceté acerbe et gratuite

Devant laquelle la seule issue sera finalement la fuite.

Mais même en m’éloignant de ces personnes atroces,

Qui ne conçoivent la vie qu’en se montrant féroces,

Le désordre provoqué en moi par la cruelle scène

Ne cesse de me trotter dans la tête, obscène.

Après cette agression, je cherche à évacuer la douleur,

Me défouler, crier, laisser sortir mes pleurs,

Surtout ne pas chercher à enterrer ma peine,

Au risque qu’un jour elle irrigue toutes mes veines.

Garder pour soi ses souffrances parce qu’on ne sait pas les exprimer

Conduit à agir comme un opprimé et à trop se renfermer,

A défaut de savoir les nommer je préfère les laisser déborder,

Pour pouvoir revenir à de saines idées.

Lorsque survient enfin ce bienheureux moment,

Celui d’un authentique apaisement,

Les lettres se rassemblent pour former de belles phrases

Faisant définitivement du passé table rase.

C’est alors que se rouvre une période sereine,

Où la joie de nouveau devient reine.

Mais là aussi les mots peuvent me manquer

Au fond de mon palais ils peuvent rester bloqués.

Lorsque je contemple un beau coucher de soleil,

Et que toutes ces couleurs mêlées m’émerveillent,

Quand je découvre une rue ou un bâtiment fantastique,

Ou lorsqu’avec un être aimé je partage des minutes magiques.

Dans ces temps suspendus que je voudrais éternels,

Où le silence sublime cet instant passionnel,

Décrire ce que je ressens n’a que peu d’importance,

L’essentiel est pour moi de savourer ma chance,

En souriant et gravant ce souvenir dans ma mémoire,

Ce bonheur qui sera décisif dans mon histoire.

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