Un concours de circonstances

25 Sep

Pour ceux qui me lisent fidèlement depuis quelque temps, vous savez l’affection toute particulière que je ressens envers le Ciné 13 Théâtre : le charme de la salle, l’accueil cordial, le petit bar pour boire un verre avant ou après le spectacle et surtout les grands canapés rouges font de cette salle un lieu où l’on se sent bien (promis, la prochaine fois, je vous montre une photo). Et puis, tout de même, il faut le dire, la programmation correspond presque toujours à mes goûts, avec des troupes souvent injustement méconnues. Je n’ai donc pas tellement hésité lorsqu’il s’est agi d’aller voir le nouveau spectacle de la rentrée « Un concours de circonstances ».

A dire vrai, j’avais une telle confiance que j’ai à peine regardé le pitch de la pièce. Un peu comme quand un ami qui partage vos goûts vous propose une sortie et que l’on se fie à ce qu’il a sélectionné en vérifiant juste qu’il ne lui a pas pris une fantaisie démesurée. Donc me voici un dimanche, confortablement installée au premier rang en attendant que la nuit se fasse sur le public pour laisser place à la lumière du plateau. Et qu’apparaissent Julie et Salomon, les deux héros de cette romance moderne (oui, parce que, je ne vous le cacherai pas plus longtemps, il s’agit d’une romance), qui, entendant le téléphone sonner, ne parviennent pas à se décider sur l’attitutde à adopter : Julie doit-elle répondre ou non ? Et là, flashback sur les évènements ayant conduit à cette scène. Julie, donc, mère de deux jumeaux, s’est résolue à cesser d’attendre son mari, parti acheter des cigarettes il y a déjà des mois de cela. Salomon s’est fait chasser par sa femme lorsque les tests médicaux ont montré qu’il était stérile. Profondément désireux d’être père, il passe une annonce pour le moins étrange : Homme stérile cherche femme ayant des enfants.

Après quelques terribles rendez-vous qui feraient passer une soirée speed dating pour romantique, il fait la connaissance de Julie. Qui parle beaucoup trop mais lui plaît bien. Elle souhaite quelqu’un qui soit présent pour ses enfants : les jumeaux bien sûr, plus un futur bébé à venir, fruit d’une soirée trop arrosée. Les voilà donc qui peu à peu apprennent à se connaître, à vivre ensemble, à s’occuper de cette famille improvisée, et bien sûr, au milieu de tout ça, à essayer de comprendre leurs sentiments.

Vous en dire plus serait aller trop loin et vous ôter le plaisir de vous laisser émouvoir par cette histoire de deuxième chance beaucoup plus douce qu’amère. Un parti pris léger et positif assumé, qui fait du bien à l’esprit et aux fossettes. Et qui fait aussi réfléchir à la peur de se laisser aller à la confiance envers l’autre. Avec un parti pris amusant sur le décor, minimaliste mais important.

Si par un concours de circonstances, vous passiez rue Junot, donc, n’hésitez pas à rentrer…

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