Je danse toujours

2 Nov

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Le théâtre, c’est par essence le lieu du vivant, et celui de la mise en danger pour le comédien ou la comédienne. Avec « Je danse toujours », Clémence Poésy, actrice à succès ayant cotoyé les plus célèbres acteurs français et internationaux (entre autres Carole Bouquet, Robert Carlyle, Colin Farell, Forest Whitaker, Michael Caine…), joué dans des blockbusters comme Harry Potter et Les reliques de la mort, relève le défi de la scène avec succès.

Dans ce théâtre intimiste du quartier Opéra, la jeune actrice interprète un texte écrit par Timothée de Fombelle, auteur plusieurs fois récompensé pour ses livres jeunesse. L’action se déroule en 1942, dans le petit appartement d’une jeune femme qui tape à la machine des journaux clandestins sous la dictée d’un certain « Blanche » dont elle est tombée amoureuse au fil des moments passés en sa compagnie. Seulement, ce jour-là, elle est seule et l’homme ne vient pas. Elle sait qu’elle devrait fuir, mais elle reste, dans le vain espoir qu’il la rejoigne. Et elle continue de taper à la machine à écrire, non plus des journaux, mais l’histoire qu’ils auraient pu vivre tous les deux. Les enfants qu’ils auraient pu avoir. La visite à la belle-mère. Ces choses simples et belles qu’elle ne connaîtra jamais, auprès d’un homme dont elle a simplement effleuré la main.

D’emblée, le décor et le bruit des touches aident à rentrer dans l’univers de cette femme qui espère et désespère à la fois. Qui guette chaque bruit de pas en souhaitant que ce soit l’homme qu’elle aime, qu’il n’ait pas disparu comme elle le pressent. L’oreille collée à la porte, elle cherche ce son qu’elle reconnaîtrait entre mille. Et elle raconte. La première fois qu’elle l’a vu dans ce café où elle a accepté sa mission. Les rencontres avec les autres résistants pour faire passer ces précieux papiers. Et puis lui surtout. La façon dont petit à petit elle en est venue à le regarder avec les yeux de l’amour. Et cette vie qu’elle désirerait tant vivre. Celle de l’après-guerre avec lui. Leur premier enfant. Leur deuxième enfant. Et l’étau qui se resserre autour d’elle tout le long de cette heure si intense.

Il est difficile d’en dire davantage sans trop en dévoiler. Toute la magie réside dans l’émotion que transmet si généreusement Clémence Poésy. Dans la beauté des mots et plus encore dans la beauté des silences. Dans le magnifique travail de son et d’éclairage aussi, qui agissent comme des rôles muets. Je danse toujours, c’est un moment suspendu qui célèbre la plénitude de l’amour et celle du courage. Divinement portés par une femme humble et extrêmement talentueuse qui mérite amplement son succès.

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Une Réponse to “Je danse toujours”

  1. Gladys 7 novembre 2013 à 13:55 #

    Je connais peu Clémence Poésy, mais j’aime beaucoup son visage… Il y a quelque chose en elle qui me plaît, je ne sais pas bien quoi.
    J’avais peur d’être déçue en la découvrant davantage dans cette pièce, tu m’as convaincue… Je vais y aller.

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