Trouver l’énergie

20 Nov

Provence 2012 (367)

Aujourd’hui, j’ai décidé, pour varier un peu les plaisirs, d’écrire sur un sujet plus personnel qu’à l’accoutumée. Certains d’entre vous le savent, ou l’ont deviné à travers mes écrits, je ne suis pas du genre à traînasser des heures sur le canapé, ni à me coucher tous les soirs à 21h30 ou 22h, week-ends compris. Au contraire, j’aime profiter au maximum de chaque journée, et je continue à plaider activement, comme d’autres personnes, pour une réforme du temps quotidien hélas bien insuffisant pour tout ce que l’on aimerait y faire.

En résumé, entre la partie métro-boulot et la partie dodo, il y a un temps qui doit pouvoir servir à autre chose qu’au repas, à la douche et à la lecture distraite de 3 pages de bouquin avant de rejoindre les bras de Morphée (bras que je n’aime pas spécialement, compte tenu de l’ultra-polygamie du monsieur, soit dit en passant). Le week-end idem, pas question de s’affaler en jogging devant les rediffusions d’émissions de seconde zone. La joie de faire son marché avant de compléter ses courses en grande surface, la corvée des papiers administratifs à trier, la lessive, le ménage, le café avec une copine, le ciné avec une autre, la balade du dimanche entre un brunch et un théâtre, et hop, la semaine est déjà terminée.

Toutes ces choses m’enchantent et contribuent à m’épanouir et à forger mon équilibre. Seulement, parfois, c’est moins facile de tenir le rythme. Parce que déjà, les trajets et la journée de travail sont à la fois chronophages et fatigants, entre l’heure passée serrée dans le métro, les échéances à respecter et la partie très stimulante mais consommatrice de matière grise du travail intellectuel, enchaîner sur autre chose demande de trouver de la ressource. Le week-end idem. Il y a des dimanche où je laisserais bien l’aspirateur au placard et la vaisselle s’entasser dans l’évier. Seulement, je ne tiens pas à vivre dans un nid à mites, cafards et acariens, ni à me retrouver humiliée à la télévision dans « C’est du propre ». Et à propos de propre, j’aime que mes draps aient l’odeur de « fraîcheur des alizées » ou autre parfum de synthèse des lessives.

Et à cela s’ajoute naturellement la partie la plus agréable qui est celle de la vie sociale. Mais là aussi, cela exige de se rendre réellement disponible, d’être capable d’écouter ses amis plutôt que de se décharger sur eux ou de ne capter qu’un mot sur deux lorsqu’ils parlent. Et aussi de savoir parler de soi (encore une fois pas dans un grand vidage de sac ou moment de pur narcissisme, juste pour créer un vrai échange). Sans compter les activités récurrentes qui exigent de l’implication, de la présence, de la préparation souvent.

Bref, au milieu de tout ça, et même en veillant à me ménager des sas rien qu’à moi, parfois les réveils et plus généralement les journées sont durs. Surtout lorsque de petites ou grandes contrariétés se glissent dans la partie. Parce qu’il faut gérer cela en plus du reste, et sans appui (voire en secouant toute une quantité de gens pour obtenir le fameux formulaire B4759 nous permettant d’obtenir le remboursement de notre passage aux urgences il y a 6 mois). Cela exige souvent beaucoup d’organisation, une capacité à ne pas tomber dans l’auto-apitoiement, et encore plus la volonté de rebondir en toutes circonstances. Seulement parfois, c’est un peu plus difficile. Parce que le corps en a ras-le-bol et tire la sonnette d’alarme après 2 soirées passées à boucler un dossier en urgence ou une semaine de sorties. Parce qu’aussi la tête a trop emmagasiné de notions et concepts et réclame une heure de futilité. Et parfois parce qu’à force de se donner à fond dans plein de domaines, on se décourage, qu’untel a dit un mot blessant ou maladroit, qu’unetelle vous a déprimé avec ses histoires de cœur foireuses ou simplement parce que certaines choses n’avancent pas comme on le voudrait.

Face à cela, le minimum, c’est de prendre du recul. Il arrive que l’on soit pris dans un engrenage qui rend la chose difficile, et en même temps il y a toujours moyen de s’extraire ne serait-ce qu’une heure dans la journée et faire un truc qui nous fait vraiment du bien. Se prendre pour une rock star au-dessus de son matelas, tester une nouvelle recette de cuisine, appeler une personne qui saura redonner le sourire. Et puis aussi accepter que parfois, retrouver la forme physique ou mentale ne se fait pas en deux jours. Et savoir reconnaître, même si l’on ne veut pas s’épancher, que l’on n’est pas au mieux de sa forme, et que l’on peut temporairement moins. Sans se laisser couler. Mais en gardant l’énergie qu’il nous reste pour ce qui est vraiment essentiel. Personnellement, je vis régulièrement ce type de périodes. C’est très frustrant parce que je vois me passer sous le nez plein d’occasions de découvertes. Et en même temps c’est très formateur et pédagogique parce que je comprends où sont les limites. Et lorsque j’ai repris des forces, je savoure d’autant plus chaque moment passé dans des lieux et avec des gens agréables. C’est aussi comme cela que progressivement, j’ai appris à dire non à ce qui ne m’apporte rien, à moins céder aux chantages affectifs. Juste parce que mon aura positive s’agrandit quand je m’éloigne de ce qui la pollue.

Je dois cependant humblement avouer que je n’ai encore pas trouvé la recette pour apprécier le réveil le lundi matin, mais je l’éteins avec une énergie exemplaire !!

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