La Patiente

12 Déc

visuelok

Ce soir, j’ai eu un coup de foudre. Comme ça, sans crier gare. J’étais assise tranquillement sur un banc, et bim, d’un coup d’un seul, j’ai été envahie par le bonheur. Grâce à cette petite merveille que j’ai eu la chance de dénicher, la Patiente. Une pièce qui raconte l’amour qui petit à petit va apparaître entre un psy et sa patiente, jeune femme de 33 ans mariée depuis 7 ans et mère de deux enfants, qui se sent coincée dans une vie sans relief.

L’histoire en elle-même, telle que racontée, peut paraître ne pas briller par son originalité. C’est sans compter sur le talent de dialoguiste de l’auteur, Anca Visdei, dont le texte est d’une très grande finesse, à la fois pour mettre en avant les interrogations et les peurs de cette femme qui vous en rappellera sûrement d’autres et pour parler avec humour de sujets pourtant pas si neutres. De la même manière, le personnage du psy est extrêmement bien construit, sa répartie, sa façon de poser les questions, de surprendre sa patiente, mais aussi sa frustration à ne pas parvenir à s’en faire remarquer. Les deux comédiens, Michaël Cohen et Barbara Lambert font pétiller ces personnages en quête d’amour avec brio et sincérité. Elle est solaire, insupportable de façon charmante, fragile également, bourrée d’humour. Il est vif mais complexé, intelligent, généreux. Comme un cocktail parfait où il faut juste trouver la bonne dose de chaque ingrédient.

A chaque rendez-vous, on se sent un peu plus accroché à cette histoire, à la découverte de cette femme qui se dévoile souvent difficilement, avec pudeur, avec ses hauts et ses bas également, et de cet homme qui s’accroche à sa position pour ne rien laisser paraître de lui-même, mais dont les principes servent à masquer son attachement naissant. Et chacune de ces séances agit un peu comme un cachet d’anti-dépresseur contenant un peu de gaz hilarant. Pour ma part, chaque minute a augmenté ma joie, sans grands éclats de rires mais avec un sourire qui n’a eu de cesse de s’élargir jusqu’à la fin (il était d’ailleurs temps que l’histoire, je ne pouvais plus l’agrandir davantage).

Si vous avez envie de vous détendre et d’attraper un pêche d’enfer, je vous incite donc à aller voir cette petite pépite. Si vous préférez râler contre la crise et choper une angine dans le froid, je m’en voudrais de vous en empêcher.

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