My Fair Lady

12 Déc

aff_myfairlady

 

 

Je préviens ce soir tous ceux qui me lisent que vous pouvez m’envier. Vraiment. Parce que j’ai eu la chance inouïe d’aller voir My Fair Lady au Théâtre du Châtelet. Quand je dis chance, je m’étais jetée sur l’espace réservation le jour même de l’ouverture des ventes pour la saison 2013-2014, ce qui doit déjà remonter au mois de juin. La chance, il faut tout de même la provoquer un petit peu. Toujours est-il que j’ai eu une place. Très très très haut dans cette magnifique salle, au 6ème et dernier étage (ce qui m’a permis de me souvenir que mes quadriceps et mes grands adducteurs n’étaient pas sollicités à échéances très régulières), mais pile en face de la scène (mon expérience m’a permis de comprendre certains principes lors de la réservation des places comme l’importance d’éviter tout risque d’angle mort, quitte à être perchée au dernier balcon).

Donc une fois mes 156 marches montées (je dis 156 au hasard je précise bien), je suis fin prête pour profiter de ce show attendu depuis six mois, que le Châtelet a eu la gentillesse de reprogrammer après le succès rencontré en 2010. Et dès les premières notes de l’orchestre, sur lequel j’ai une vue plongeante (privilège des spectateurs sportifs), j’ai su que j’allais aimer. Je n’avais pas tellement de doute, mais cette confirmation était quand même agréable. Puis le décor s’est révélé à mes yeux, magnifique, avec cette première scène où l’on découvre Eliza, héroïne de l’histoire, qui vend ses violettes dans la rue, son obstination auprès du colonel Pickering, fraîchement débarqué en ville l’amenant à rencontrer l’hôte de ce dernier, Henry Higgins, éminent professeur de diction. Ces deux gentlemen prendront la demoiselle sous leur aile pour transformer son atroce accent cockney en anglais de dame de la haute société (je resitue pour ceux et celles qui par mégarde n’auraient pas vu le film avec Audrey Hepburn).

A ces trois personnages hauts en couleur, interprétés par la sensationnelle  Katherine Manley, ainsi qu’Alex Jennings dans le rôle de Higgins et Nicholas Le Prevost dans celui de Pickering s’en ajoutent d’autres eux aussi dotées de fortes personnalités, telle la mère du professeur, le père de la demoiselle et tous ceux qui gravitent autour d’eux. Soutenus par le chœur toujours impeccablement costumé. Et chantant ces airs bien connus de tous les fans d’Audrey Hepburn qui ne peuvent que vous mettre en joie. Les tableaux se succèdent pour laisser place à toujours mieux. Avec 1h10 de magie dans la deuxième partie, juste après l’entracte. Dans une autre salle, il est certain que le public aurait frappé dans les mains plus ou moins en rythme. Mais si l’envie n’en manquait pas, le public du lieu a appris les bonnes manières avant la délicieuse Eliza Doolittle et sait garder sa joie pour lui. Mis à part quelques irréductibles optimistes au sourire béat qui, n’étant pas pressés de partir comme la majorité des spectateurs, a pu céder à son enthousiasme lorsque l’orchestre leur a fait cadeau de quelques minutes de musique supplémentaire.

Et pour résumer toute cette magie en une phrase, en référence aux chansons phares de ce chef-d’œuvre : « I had more than a little bit of luck to see that lovely musical ».

Plus d’infos :

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Une Réponse to “My Fair Lady”

  1. Léopoldine 12 décembre 2013 à 09:55 #

    je l’avais vu en 2010 et j’en garde un souvenir éblouissant !! tout est beau dans ce spectacle !

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