L’Oubli des Anges

18 Déc

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Pour une fois, je ne vous parlerai pas de théâtre mais de danse, avec la Compagnie Interface, dont j’avais eu le bonheur de voir le spectacle Shabbath l’an dernier. Elle qui nous revient cet automne au Théâtre Laboratoire Elizabeth Czerczuck, salle inaugurée pour l’occasion qui jouxte le Théâtre musical Marsoulan, avec « L’Oubli des Anges », qui se définit comme un opéra-danse.

Lorsque l’on entre et que l’on s’installe sur les gradins, on ne peut manquer le cercle de sable qui figure d’ailleurs sur l’affiche, centre de tout ce qui se passera durant ce moment un peu hors du temps passé devant ce spectacle. Sur la scène, 7 personnes, avec une danseuse exceptionnelle, Géraldine Lonfat, également chorégraphe, qui tiendra le public en émoi pendant tout le temps de la représentation, et un chanteur soliste, Nicolas Gravier, ayant composé la musique envoûtante qui s’offre à nos oreilles avec André Pignat, homme dont le génie m’avait déjà bouleversé il y a un  an.

Les autres interprètes ont principalement un rôle de soutien, avec deux personnages plus importants, la figure de la mère et celle de l’amant. L’histoire se situe donc aux confins de la vie et de la mort. Les puristes tenteront ou sauront peut-être en voir la trame, les rebondissements, les tenants et les aboutissants, les qualités et les défauts. En matière de danse, et encore plus de danse contemporaine, je suis néophyte. J’étais donc là pour recevoir. Cette énergie, ces chants, cette bande son, le soutien des chœurs, les bribes de texte… Pour recevoir aussi ces émotions et ces manières d’être : la peur, la brutalité, la sensualité, la fragilité, l’épuisement, l’inachèvement, la complémentarité, la résistance, et bien d’autres.

Et pendant 1h30, j’ai observé, entendu, admiré, pensé, arrêté de penser, respiré, arrêté de respirer, j’ai été émue, choquée, transportée, et surtout très touchée. Mon seul regret est le fait que Géraldine Lonfat soit réellement la seule à danser, les autres ne servant qu’à lui donner la réplique lorsqu’ils interviennent, ce qui crée une petite frustration. Pour le reste, rien ne semble à retoucher.

Et comme jamais deux sans trois, j’attends avec impatience de découvrir ce que la compagnie nous réserve pour 2014.

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