Soirée musico-théâtralo-littéraire

11 Jan

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Paris ne cessera jamais de me surprendre. Le monde des arts non plus. Et hier soir, ma soirée m’en a une nouvelle fois apporté la preuve. J’ai donc assisté à un évènement organisé par une maison d’édition (que vous retrouverez aisément, mais je ne voudrais pas que vous pensiez à tort que ce billet est sponsorisé) pour le lancement d’un livre. Avec un principe nouveau et séduisant que je ne connaissais pas : celui de mettre en espace, dans un théâtre, une lecture d’une partie du livre avec des comédiens chevronnés. Parce que du côté des femmes, nous avions Irène Jacob (qui après ses débuts dans Au revoir les enfants, c’est notamment illustrée dans Fugueuses, U.S. Marshals, Incognito, La solitude du pouvoir…) et Nathalie Roussel (l’inoubliable Augustine de la Gloire de mon Père et du Château de me Mère). Et du côté des hommes, les moins connus mais néanmoins talentueux Antonio Interlandi et Jérôme Kircher. Le tout en présence d’Eva Rice, auteur du livre à promouvoir, donc « Londres par hasard », et de son compagnon, Peter Hobbs, guitariste du groupe anglais « The Boy Least Likely To  ». 

Il faut bien l’avouer, lorsque je suis arrivée, je ne savais absolument rien de tout ce que je viens de vous dire. Ou plutôt pas grand-chose. Je savais que des comédiens allaient lire le texte d’Eva Rice, dont j’avais adoré le best-seller « l’amour comme par hasard » (oui, à mes heures perdues, je lis des best-sellers pour femmes romantiques et je verse une larmichette, voilà, maintenant vous savez tout). Avec une forme de mise en espace. Mais je ne savais pas grand-chose de plus. Si c’était dans une optique de le jouer sur scène ensuite. Si la lecture allait porter sur le livre dans son intégralité ou seulement sur une partie de ces histoires d’amour sur fond de musique dans le Londres des années 60. Et pas un seul instant je n’imaginais qu’il y aurait des notes de guitare dans les ingrédients de cette présentation. Ni qu’il s’agissait d’un évènement organisé par l’éditeur du roman.

Du coup, je me suis assise là, et j’ai profité de ce qui se passait. De ces 4 comédiens qui paraissaient s’amuser de cet exercice. De cette jeune femme, Tara, l’héroïne et de son coup de foudre pour Inigo alors qu’elle n’a que 10 ans. De ses retrouvailles avec Inigo quelques années plus tard alors qu’elle démarre une carrière de chanteuse pop. Des intermèdes et de cette réinterprétation tout en douceur de Love me Tender, comme si je redécouvrais la chanson. De cet humour de la littérature anglo-saxonne renforcé par  la facétie des 4 lecteurs. Du visage concentré de Peter Hobbs, qui, ne parlant pas davantage français que sa femme assise à ses côtés, suivait avec attention le texte pour y reconnaître le signal en se fiant à la phonétique. Et puis de cette générosité qui ressortait d’Eva Rice, de l’attention qu’elle portait aux acteurs et aux réactions, de la chanson qu’elle avait choisie pour donner une touche personnelle à cette soirée.

J’ai beaucoup apprécié ce format inédit. Il est certain que la mise en place d’un tel évènement nécessite une préparation importante que ne compense absolument pas la vente de trois livres aux rares spectateurs venus comme je l’étais par un autre intermédiaire que celui de la maison d’édition elle-même. J’espère toutefois avoir encore l’occasion de voir toute l’inventivité que l’on arrive à déployer lorsque l’on croit en une œuvre et qu’on souhaite la faire connaître. Et si l’on remplaçait de temps à autre les spots sur TF1 par ce genre d’initiative qui fait plaisir ?

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