A vies contraires

21 Jan

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Le vendredi soir est généralement un jour de fatigue niveau 6,5 sur l’échelle de Richter, à peine rehaussé par la perspective des deux jours de break qui s’annoncent. Aussi est-il préférable de ne pas privilégier les activités demandant au cerveau des capacités équivalentes à celles d’Einstein et Kant réunis (attention, mélange détonnant). Partant de ce constat, le choix de distraction de vendredi dernier se porta sur une comédie « à vies contraires » au Petit Théâtre des Variétés, dans le quartier très animé des Grands Boulevards (idéal en termes de choix culinaire pour se poser avant ou après le spectacle).

La pièce est donc un boulevard contemporain. Sophie et Daniel, mariés et amis d’enfance d’Arno, débarquent chez leur copain préféré, qui vient de se faire plaquer au bout de deux ans par sa chère et tendre Julie. Et qui est encore sous le choc. Seulement, le couple n’est pas venu parce qu’il pressentait une rupture imminente et un besoin de consolation afférent, mais pour demander à leur ami de toujours un grand service. Seulement, la subtilité ne leur a pas été livrée à la naissance, en particulier à Daniel qui va faire gaffe sur gaffe et compliquer d’autant la tâche de Sophie pour obtenir gain de cause.

Comme dans toute pièce de ce genre, la trame est relativement mince, tout repose sur la subtilité l’énormité des dialogues et la capacité des comédiens et comédiennes à créer un rythme duquel le spectateur ne se détache pas. Et là, ça fonctionne. Le trioLaetitia Giorda / Julien Roullé-Neuville (également auteur du spectacle) /  Alexandre Texier, respectivement Sophie, Daniel et Arno, fonctionne à merveille et on les voit enfiler les perles plus sûrement que les enfants de 7 ans ne disposent les macaronis sur le fabuleux collier de nouilles que leur mère sera contrainte de porter pendant 4 à 5 heures avant de malencontreusement le faire tomber dans la casserole d’eau chaude de l’égarer au fond d’un placard. Bref, ça fonctionne, la salle est contente, riant timidement devant l’analyse critique de la lettre laissée par Julie en partant et ne résistant pas au fou rire devant les quiproquos et carafes d’eau renversées. Une fois n’est pas coutume, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes et avec les vieilles recettes qu’on conquiert son public.

Alors, je n’ai pas honte de l’avouer, j’ai bu ma tasse de poireaux-pomme de terre rire avec délectation, et j’en aurais même bien redemandé un petit rab. Et pour conclure, proverbe chinois (inventé) : « le rire gras de la fin de semaine augure de lendemains remplis d’aubaines ».

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