Archive | février, 2014

Entrez et fermez la porte

8 Fév

Après mon coup de cœur pour Alinéa-Rose et incapable de me lasser du Ciné 13 Théâtre, j’ai décidé d’aller voir leur autre nouvelle pièce à l’affiche, « Entrez et fermez la porte », apparemment fort positivement remarquée l’été dernier lors du festival Off d’Avignon, si l’on en croit les revues de presse. L’auteur, Marie Billetdoux, est loin d’être une débutante dans l’écriture puisqu’à 62 ans, elle a écrit 14 romans qui lui ont notamment valu le prix Interallié en 1976 et le prix Renaudot en 1985.

Dans cette pièce, elle a choisi de s’attaquer au sujet des castings de jeunes comédiennes pour des films. L’idée même de faire venir de cette manière le cinéma au théâtre est plaisante, il faut l’avouer (même si les castings de théâtre ne doivent différer que partiellement de ce qui est montré). Lire la suite

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Alinéa-Rose

8 Fév

alinea rose

Comme certains lecteurs ici le savent, et d’autres pas encore, le Ciné 13 Théâtre, niché en plein cœur du vieux Montmartre, est l’une de mes salles de prédilection. Pas seulement pour son environnement très agréable, mais aussi pour son atmosphère particulière, la chaleur du lieu où l’on peut boire un verre le soir ou flâner sur les banquettes du sous-sol pour les séances de l’après-midi le week-end. Pour l’intérieur de la salle aussi, son côté hors du temps. Et pour les mythiques et très confortables grands canapés rouges des premiers rangs dont j’ai déjà parlé à maintes reprises.

Et surtout, la salle sait très bien choisir sa programmation, Alinéa-Rose en est une nouvelle fois la confirmation. Rose, fringante jeune active chargée de cours à Sciences-Po, sortant d’une grosse déception amoureuse, trouve un appartement extraordinaire en plein cœur de Paris à vendre pour une somme très inférieure au prix du marché et saute sur cette occasion de se reconstruire et de construire sa vie par la même occasion.

Seulement, cette « bonne affaire » cache une surprise de taille : l’appartement est en effet vendu occupé par un septuagénaire au fort caractère, qui, selon l’alinéa 17 du contrat de vente, fort judicieusement masqué par le notaire au moment de l’achat, a légalement le droit d’y habiter jusqu’à sa mort. Lire la suite

La Petite Hutte

5 Fév

hutte

La semaine dernière, après avoir vu Sweet Summer Sweat, j’ai été invitée par la Compagnie Boss’Kapok à voir la Petite Hutte (je préfère le préciser, et dire, au cas où de mauvaises langues me reprocheraient un manque d’objectivité, que je reste libre de mes opinions et que je ne les troquerai pas contre une place de théâtre gratuite), adaptation de la pièce d’André Roussin dont la dernière représentation officielle date d’il y a 35 ans.

L’auteur est hélas tombé en désuétude plus rapidement que Feydeau, alors que ses pièces, pour celles que j’ai pu lire, sont des petits bijoux d’humour. L’histoire en elle-même est simple à raconter : Philippe et sa femme Suzanne ont échoué sur une île déserte avec leur très cher ami Henry, qui n’est autre que l’amant de la jeune femme. Lire la suite

Homme pour Homme

5 Fév

 

 

Lorsque l’on me parle de Bertolt Brecht, le nom évoque pour moi un homme à l’air sérieux et austère que j’attribue d’ordinaire aux Allemands (on ne se départit pas de tous ses préjugés). En allant voir Homme pour homme, je ne savais pas réellement à quoi m’attendre mais je m’imaginais me plonger dans un univers emprunt d’une certaine gravité. Et j’avoue ne pas avoir été peu surprise d’être plongée dans un univers totalement burlesque. La farce avait certes déjà commencé avec le trajet vers la Cartoucherie et le Théâtre de la Tempête, un lieu fort sympathique, mais vraiment loin (comptez bien 1h20 en transports en commun depuis l’Ouest de Paris) où vous êtes déposé par une navette sans doute centenaire ou pas loin qui par un miracle étonnant roule toujours dans cet enclos au cœur du bois de Vincennes où se cotoient un manège équestre et plusieurs théâtres tous très accueillants.

Une fois installée, cette atmosphère hors du temps déjà donnée par le trajet s’est donc installée, avec l’arrivée de ces personnages hauts en couleur, j’ai nommé les soldats mitrailleurs. Lire la suite

Complainte d’un doux qui manque de pot

2 Fév

Nouveau jeu de la team écriture, initié par Venise, il s’agissait cette fois d’écrire une lettre et sa réponse. Vous pouvez déjà lire les participations de RienARedire, Christophe, Charmithorinx, SohanKalim, Gregatort, JeSuisGawel, BlogOrNoMore, MarieTropiquesWacsim, Barbara, Sofie, MissTherieuse, Marquise, Julians, MeliMellow, Cédric, Frayer et en bonus une 2ème lettre de Venise .

Mademoiselle l’occupante des lieux,

Je me permets de vous écrire car je suis très mécontent de mon sort. Cela fait déjà trois semaines que je suis arrivé chez vous, et que vous me négligez totalement. Lorsque vous m’avez choisi avec mes trois camarades, pour résider dans votre appartement, nous nous sommes réjouis de réaliser enfin notre vocation et de quitter cet espace bruyant et trop passant où nous étions alors, ouvert à tous les vents, pour l’intimité d’un lieu privé où nous pourrions en plus bénéficier d’un peu d’intimité derrière une porte fermée. Et j’avoue m’être réjoui d’y savourer quelque temps une saine tranquillité.

Mais désormais, je souhaite que les choses changent. Comprenez bien que je ne suis pas ingrat, je suis ravi d’être hébergé dans de bonnes conditions, et de vous voir tous les soirs hésiter longuement en me regardant, tantôt souriante, tantôt l’air préoccupée, vos sourcils froncés. J’ai souvent l’impression que vous m’entendez et me comprenez. Et en fait non. La porte se referme et c’est reparti pour un jour de solitude. Au départ, les choses étaient plus faciles, j’avais avec moi mes camarades caramel, chocolat et marron. Nous devisions donc gaiement toute la journée en se demandant qui serait choisi à votre retour. Chocolat et marron ont été très rapidement élus, en l’espace de pas même deux jours. Caramel est resté douze jours, d’autres paquets de yaourts arrivés entre temps lui ayant ravi la préférence. Lire la suite

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