Battements d’elles

9 Mar

Ceux qui ici lisent régulièrement mes chroniques théâtrales savent que j’aime beaucoup le Ciné 13 Théâtre. Et que par conséquent, dès qu’une nouvelle pièce y est jouée, je vais la découvrir sans tarder, ou presque (parce que oui, tout de même, je regarde le pitch avant, et que parfois ça ne m’inspire pas). C’est ainsi que j’ai été découvrir le seul en scène de Pierre-Olivier Scotto. J’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un one-man show tels qu’on les connaît habituellement, même si certaines répliques visent à faire rire. J’ai ainsi pu découvrir cet acteur au parcours déjà riche, ayant commencé à la Comédie-Française avant de la quitter pour écrire, jouer et mettre en scène plusieurs pièces pour certaines auréolées de succès. Pour les cinéphiles, il est le réalisateur du Roman de Lulu avec Thierry Lhermitte.

Après un parcours riche donc, notre homme a cette fois choisi de se mettre en danger, en se racontant un peu lui-même. Ou plutôt en racontant comment les femmes l’ont fait grandir grâce à ces « battements d’elles » qu’elles lui ont offert. De la dame de la cantine à ses amantes, de la directrice de son école primaire à sa femme, de sa psychanalyste à son ancienne camarade de classe rencontrée au Super U.

A l’aube de ses soixante ans, l’acteur se fait écrivain-interprète pour rendre hommage à toutes celles qui ont marqué sa vie. En bien ou en un peu moins bien. Sa grand-mère, sa sœur, son initiatrice sexuelle, Cécilia Bartoli, sa première petite amie hystérique, autant de figures qui l’ont forgé. Et qu’il se remémore avec beaucoup de tendresse. Nous faisant partager ses émotions d’enfance et d’adulte toujours émerveillé, en égratignant quelques-unes sans s’épargner lui-même.

Pendant 1h15, nous profitons ainsi de ses tranches de vie qui s’enchaînent avec fluidité sans pour autant être mises dans un ordre chronologique ou d’importance. Aux petites anecdotes peuvent succéder de longues histoires tristes, et aux épisodes plein d’humour des petites piques assassines. L’homme s’amuse avec sa vie, réelle ou inventée, comme on s’amuse lorsque l’on cuisine ou que l’on peint, avec cohérence et harmonie, mais sans schéma académique. Et l’on sourit avec lui, on s’émeut aussi de toutes ces femmes qui ne sont ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait d’autres que celles que l’on connaît toutes. Un joli moment pour s’envoler ailleurs en restant bien arrimé aux confortables fauteuils de la salle.

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