Reprise des hostilités

27 Mar

reprise

Pour ceux qui suivent un peu mes pérégrinations théâtrales, vous aurez sans doute compris que les « un homme chaud », ce n’est pas trop ma tasse de café. Mais parfois, je fais une exception. Parce que rire, en revanche, c’est ma tasse de thé. C’est juste que je ris rarement beaucoup dans ce genre de spectacles où l’on voit souvent les mêmes choses d’un humoriste à l’autre. Dans ce domaine, Régis Mailhot fait partie des exceptions. Ceux qui ont le droit à une dérogation spéciale parce qu’ils ont ce petit quelque chose en plus. J’ignore si l’humour de Régis lui vient de son oncle Jacques le célèbre chansonnier qui sévit encore aux Deux Anes (mon petit doigt ne me l’a pas dit), toujours est-il qu’il en a le talent et le mordant, la jeunesse en plus. Autant d’atouts qui le rendent désirable (scéniquement parlant, soyons clairs, toute autre interprétation de mes propos ne serait que pure calomnie).

Avec son côté pince sans rire et son air de ne plus vouloir toucher à l’humour (seulement aux femmes faciles et à l’alcool), Régis Mailhot nous offre donc 1h30 de dézinguage en bonne et due fome de tout ce qui peut être dézingué : les politiques en premier lieu, la France, les femmes, les terroristes, les hommes (pas de lien de cause à effet entre ces deux dernières catégories, je refuse de passer pour la féministe que je ne suis pas), le mariage pour certains, le divorce pour tous (ou peut-être l’inverse), les amis, les religions, la France, et quelques autres grands sujets encore.

Avec l’irrévérence que ses auditeurs à la radio lui connaissent, il choisit d’y aller au bazooka plutôt qu’au magnum 47, et il faut reconnaître que ce bougre de macho sans respect pour rien ni personne sait y faire. Si les apparences sont celles d’un humour gras comme une cuisse de canard comme on les aime de par chez nous, on sent un texte extrêmement travaillé, et que, comme les plus grands artistes, sa réussite, c’est un peu de talent, beaucoup de passion et encore plus de sueur. En reprenant les hostilités, il atteint sa cible, en l’occurrence le public, hilare du début à la fin. Et il faut avouer que cela fait du bien, autant au moral qu’aux zygomatiques que vous aurez bien musclés après cette séance intensive.

Je dois cependant dire que j’en veux un peu à Régis Mailhot. Je lui en veux même énormément. Un courroux que je ne suis pas prête d’oublier, celui qui est né dès l’instant où à cause de lui je me suis transformée en pintade gloussante, perdant par là-même toute ma dignité (ou au moins ce qu’il en restait). Mais je lui pardonne s’il promet de recommencer.

Plus d’infos :

  • Reprise des hostilités, le 23 septembre 2014 à Paris (7501), le 18 décembre 2014 à Lorient, le 17 janvier 2015 à Bagneux
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Une Réponse to “Reprise des hostilités”

  1. galland 27 mars 2014 à 01:06 #

    moi quand je ris cç fait un peu comme vous avec un soulèvement d’epaule à la Bouvard 😉
    je comprends qu’on tombe sous son charme ceci dit donc je vous en tiens pas rigueur 😉

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