Un

27 Mar

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Un. C’est le titre du spectacle que j’ai vu ce soir. Un. Juste ce mot simple. Comme Un homme sur scène. Comme Un texte fort. Comme Un soir pas comme les autres. Comme Un coup de cœur. Comme Un coup de poing aussi. Comme Un OVNI dans le paysage théâtral. Comme Un moment dont je me souviendrai longtemps. Je pourrais continuer longtemps comme ça. C’est peu de dire que j’ai aimé ce que j’ai vu. En sortant, j’étais tellement émue que je n’avais plus de mots. Même pas Un.

Du coup, c’est difficile de parler de ce que j’ai vu sans être en-dessous de la vérité. De ce que Mani Soleymanlou offre à son public. On pourrait dire que c’est l’histoire d’un Iranien qui en fait n’est pas Iranien mais qui l’est quand même. Et en disant ça, on serait extrêmement réducteurs. Mani Soleymanlou, c’est un homme qui se raconte. A travers le prisme de cette identité iranienne qui est celle qu’il tient de ses parents et de son lieu de naissance. En la questionnant. Parce que l’Iran, il n’y a pas vécu. Il a passé sa petite enfance à Paris, puis à neuf ans, il est parti au Canada, Toronto, puis Ottawa, puis Montréal, là où il a fait ses études théâtrales. L’Iran, il l’a vu évoluer de loin. De près aussi puisqu’il y retournait l’été. Et dans ce « Un » qu’il a écrit, il raconte cette vie, celle d’un homme, qui, ayant eu tant de patrie, n’en a aucune et n’en souffre pas. Et qui les aime toutes. Mais qui a choisi de parler de celle dont le sang coule dans ses veines, l’Iran.

Avec beaucoup d’humour, il décrit ses déménagements successifs, qui l’ont conduit chaque fois à être vu comme de telle ou telle nationalité. La découverte des coutumes, de l’accueil, des questions aussi que se posent les autres sur ces étrangers qui arrivent chez eux. Et puis de sa propre quête, qui l’a conduit à s’intéresser à ce pays dont on parle souvent et que l’on connaît si peu. Avec beaucoup d’humour et beaucoup de pudeur à la fois. Relisant l’histoire politique des 35 dernières années de façon désopilante pour ensuite mieux cueillir le silence de ceux qui l’écoutent en racontant l’oppression, le déni de démocratie, les répressions, les rêves avortés et ceux qui y vivent encore.

Mani Soleymanlou a un talent rare. Une diction parfaite. Une remarquable aisance sur scène. Une écriture que l’on sent pleine de sincérité, de transparence, et d’émotion. Et cette émotion est communicative. Ce soir, elle m’a foudroyée. Comme Un vrai bonheur.

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