Le mardi où Morty est mort

2 Avr

 

Après quelques jours consacrés à des pièces « sérieuses », j’ai eu une envie de comédie. Mais pas d’une comédie trop classique. Et mon choix s’est porté sur la nouvelle création du Théâtre de l’Aquarium, le mardi où Morty est mort. Arriver au Théâtre de l’Aquarium, c’est un peu un cirque, ce qui donne un bon avant-goût du spectacle. En effet, la salle est située à la Cartoucherie, ancien site militaire du bois de Vincennes reconverti en ensemble théâtral (avec 5 théâtres au total), et auquel on accède grâce à une navette qui doit dater de l’époque de nos grands-parents et dont on se demande par quel miracle elle roule encore.

Une fois arrivés, les installations disposent toutefois de tous le confort moderne, d’un coin buvette et repas fort sympathique, et surtout de sièges avec assez d’espace pour les jambes, ce qui mérite d’être noté. Venons-en donc à ce fameux mardi. Enfin pas tout de suite. Plutôt à ce qui précède ce mardi. En ouverture, nous voyons donc un couple vivre son 1er matin, puis son 1er soir. Puis son 2ème matin. Puis son 2ème soir. Puis son 3ème matin. Comme ça pendant pas mal de temps. On sait qu’on vient voir une pièce décalée, mais on n’en est pas moins troublés. Et puis, à cette lenteur du prologue succède une série d’évènements qui vont conduire Edith, veuve de Johann, à se découvrir un cancer incurable, Amanda sa petite-fille à larguer son petit ami Sonny pour Herbert, le médecin d’Edith, et le pasteur à se promener les fesses à l’air au cimetière.

L’auteur, Rasmus Lindberg, nous régale de cet humour improbable qu’ont les Scandinaves (les Suédois plus particulièrement le concernant) et qui ne peut pas vraiment se raconter. Mais qui nous fait vivre, à nous public, des scènes d’anthologie. Notamment cette séquence inénarrable où Sonny souhaite à Amanda d’aller pourrir en enfer. Mais de passer avant cela par toutes sortes d’épreuves rocambolesques qui témoigne d’une imagination débridée de notre ami écrivain. Ou encore cet enterrement durant lequel le pasteur pète un câble. Et puis d’autres dont il vaut mieux laisser la surprise. Toujours est-il qu’un jour, le fragile équilibre des personnages va se trouver totalement bouleversé par la mort de Morty, qui n’est autre que le chien d’Herbert. Et que cette mort va révéler chaque personnage à lui-même.

Si vous aimez Racine et Feydeau, autant vous prévenir, il faut ouvrir les écoutilles pour suivre. Mais si vous ne craignez pas la découverte, foncez découvrir cette pièce inclassable, pleine de charme, et surtout très drôle, vous ne le regretterez pas.

Plus d’infos :

 

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