Je marche dans la nuit par un chemin mauvais

9 Avr

 

Je marche dans la nuit pas un chemin mauvais est une histoire de révoltés. Un ado rebelle en quête d’amour paternel et son grand père solitaire qui vit en pleine campagne. Le jeune homme, au terme d’une énième et grosse dispute avec son père, est expédié fissa chez le vieil homme qui vit seul depuis la mort de sa femme. Deux générations, deux univers, la confrontation est difficile. Un homme habitué aux travaux des champs, à sa soupe et à ses madeleines, un jeune homme habitué à l’oisiveté, accroché à son téléphone et ayant vu plus de hamburgers que de topinambours dans sa vie. Qui est là contre son gré, en colère aussi de ne pas se sentir aimé par ses propres parents, à un âge où forcément l’on se cherche, la soudaine autorité à laquelle il va être confrontée va faire ressortir sa violence et sa colère. Surtout lorsqu’il sera contraint à faucher le champ de son grand-père.

 

Les premiers jours sont donc compliqués. Deux têtes de mules se faisant face, l’un hurlant toute sa jeunesse avec tant de conviction et de réalisme que l’on rit de cette excellente prestation de Vincent Dedienne, l’autre étant bourru mais pas trop, et ferme dans sa volonté de faire travailler son petit-fils aux champs en contrepartie du gîte et du couvert. Et puis, petit à petit, chacun va lâcher prise. Lentement, chacun à son rythme, avec des rechutes, et c’est là la force de la pièce, ce réalisme dont elle fait preuve, l’apprivoisement progressif de l’un et de l’autre sans que les barrières ne parviennent totalement à tomber. Dans cette complicité qui se crée, dans ces barrières que chacun des deux hommes a en lui, il y a beaucoup de beauté et de tendresse. Comme deux écorchés découvrant qu’ils peuvent pour l’un s’attacher, pour l’autre ré-aimer.

 

Et on suit ces deux générations au jour le jour dans ce que leur vie a de plus banal, mais surtout dans ce que la routine du quotidien a de si différent avec chaque réveil. C’est simple, beau, et touchant, et cela fait du bien à l’âme.

 

 

Plus d’infos :

  • Je marche dans la nuit par un chemin mauvais , jusqu’au 13 avril 2014, du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h30
  • Théâtre de la Tempête, La Cartoucherie, Route du champ de Manœuvre, 75012 Paris (faites attention, c’est LOIN !!!)
  • Présentation Je marche dans la nuit par un chemin mauvais

 

 

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