La flûte enchantée

15 Juin

 Le chef d’œuvre de Mozart adapté au Théâtre

 

Aller voir le célèbre opéra de Mozart dans une salle de théâtre, plus exactement au Théâtre des Variétés peut paraître incongru. Encore davantage lorsque l’on sait qu’il ne s’agit pas d’une version entièrement chantée de cette œuvre. C’est pourtant le pari du metteur en scène, Jean Christophe Daguerre, mélanger opéra et comédie. Et la salle a bien fait dans ce pari de miser sur sa réussite.

 

En effet, on connaît tous plus ou moins les personnages de l’œuvre, de Pamino à Sarastro en passant pas la reine de la nuit et l’inoubliable Papagueno. Mais habitués que nous sommes à entendre les airs les plus célèbres du livret aux 234 ans d’existence, la trame exacte nous en échappe parfois. Et le fait de revenir à l’alternance parlé/chanté permet de redonner à ses personnages une consistance que le lyrisme leur fait parfois perdre. On peut dire à ce titre que le choix de Jonathan Pinto Rocha pour interpréter Papagueno est l’une des grandes réussites du spectacles, l’acteur ayant une force comique peu commune qui amène énormémént de fraicheur au spectacle. Pour ceux qui n’auront pas la chance de le voir (le rôle étant joué en alternance par deux comédiens), rassurez-vous, Stéphane Dauch, que j’ai découvert sous les traits de Cyrano il y a 6 mois, est sans nul doute à la hauteur.

 

On y découvre aussi un Sarastro fort sympathique, sorte de roi Salomon aztèque bannissant sans ménagement le vil Monostatos, amoureux de la pure Pamina et tentant sans ménagement d’abuser de son pouvoir pour obtenir les faveurs de la belle. Un prince Pamino touchant de mièvrerie. Et une princesse Pamina au caractère bien trempé malgré ses rêves de princesse Disney, cachée sous la voix d’or d’Eve Coquart. Le tout saupoudré des 3 charmantes créatures de la forêt, rappelant un peu les personnages de la forêt dans le songe d’une nuit d’été, ce croisement Shakespeare-Mozart se révélant des plus heureux. Et avec, cerise sur le gâteau, 4 instrumentistes de talent intégrés avec brio dans le jeu de scène.

 

L’ensemble donne une œuvre légère, pouvant combler les mélomanes avertis et les petits et grands enfants de 7 à 117 ans aimant la gaieté, l’amour et l’originalité. Un moment de plaisir dont il serait dommage de se priver.

 

Plus d’infos :

 

 

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