Histoires d’hommes

21 Juil

 

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L’été, à Paris, l’offre théâtrale se raréfie, la priorité revenant à Avignon pour les uns et aux vacances méritées pour les autres. Mais quelques salles résistent et restent ouvertes, parmi lesquelles se trouve Le Lucernaire. Et parmi les pièces à l’affiche figuraient donc ces histoires d’hommes écrites par le très prolixe Xavier Durringer. Une pièce dans laquelle trois femmes, trois amies, racontent donc leurs histoires avec leurs hommes, des coups de cœur aux grosses déceptions, des palpitations des premiers jours à l’érosion des fins de relation, de la tendresse à la négligence. Pour résumer, les hauts et les bas de leurs relations qui ressemblent trop souvent à des montagnes russes.

Trois femmes donc, l’élégante romantique accrochée à son téléphone interprétée par Magali Bros, la déjantée montée sur ressorts jouée par Pauline Devinat, et la malchanceuse à la fois rebelle par le look et trop gentille sous les traits d’Aude Kerivel. Qui nous partagent leur passé, leurs blessures, leurs rêves aussi, parce qu’elles veulent y croire à cet amour avec un homme. Malgré les déconvenues, les blessures, et parfois pas des moindres, la violence de certains mâles qui ont croisé leur chemin, leur indifférence, leur égoïsme.

Malgré leurs défauts à elles aussi qui ne sont pas des saintes et ne souhaitent pas faire semblant. Et c’est précisément ce qui fait la force de ce texte, la justesse du ton, la crédibilité de ce qu’elles racontent, qui fait que fatalement, à un moment où à plusieurs, chaque spectatrice peut se reconnaître. Chaque spectateur aussi, derrière ces portraits qu’elles brossent de ces hommes qu’elles ont aimé ou détesté ou essayé d’aimer. Il ne s’agit pas de savoir qui est le sexe fort et qui est le sexe faible puisque les ruptures ont fait que tout le monde a perdu quelque chose. Et c’est agréable d’éviter les travers des comédies ou des drames caricaturaux.

Et puis, cerise sur le gâteau, il y a ces chansons magnifiques qui ponctuent les séquences, sur la musique d’Elsa Quignard. Chantées avec harmonie par ces trois comédiennes, avec des mots qui ne peuvent pas ne pas émouvoir. Qui ont la saveur si particulière et si douce d’une brise de fin d’après-midi en été. Et dont l’on aimerait qu’il y en ait plus tant elles sont bien écrites.

Des histoires pleines de saveurs, de ces larmes heureuses et de ces sourires sereins qui font du bien, une pièce qui se savoure comme un cocktail en terrasse et qu’il serait dommage de manquer.


Plus d’infos :

 

 

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2 Réponses to “Histoires d’hommes”

  1. hervedup 25 juillet 2014 à 14:21 #

    Alors pour ceux qui l’ont vu? moi j’hésite avec une autre…

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