Les 39 marches

27 Juil


 

 Les 39 marches est un spectacle qui n’a pas besoin de mon avis puisqu’il tourne depuis déjà cinq ans avec un succès qui ne s’est jamais démenti. Cela ne m’empêchera pas néanmoins de donner ce fameux avis, parce qu’après tout, il n’y a pas non plus de contre-indication. J’ai donc mis cinq ans à me décider à franchir la porte du Théâtre des Béliers Parisiens, où il se joue actuellement après être passée par plusieurs autres salles en raison d’un purisme que je reconnais snob et inepte pour tout ce qui touche à Alfred Hitchcock. Parce que j’ai en effet passé mon adolescence à mater purement et simplement Cary Grant et James Stewart à m’imprégner de l’œuvre pléthorique du génialissime réalisateur. Tourner en dérision les 39 marches me paraissait tout bonnement vulgaire et malvenu.

Et puis, l’été arrivant, mon envie de voir une bonne pièce se faisant sentir, et les avis paraissant assez unanimes, j’ai décidé de dépasser mes préjugés et de laisser sa chance à ce fameux escalier. Et bien m’en a pris parce que le titre n’est qu’un vil prétexte à moult facéties parodiant avec brio les films d’espionnage des années 1960.

Richard Hann, Canadien tout ce qu’il y a de plus banal en voyage à Londres, va se trouver entraîné dans une folle épopée à travers la lande écossaise par une espionne allemande ayant tenté de fuir ses ennemis en se réfugiant chez lui où elle est assassinée.

Complots, course-poursuites, séduction, ferme galloise, petit hôtel de charme et réception dans un château écossais, ce parcours aventureux de Richard Hann pour fuir la police et ses nouveaux ennemis ne laisse rien de côté. Et chaque étape est prétexte à rire abondamment grâce à ces 4 acteurs qui campent un nombre incroyable de personnages, de la fermière en manque de chaleur masculine au cerveau de l’opération en passant par le couple d’aubergistes atypiques, par la tornade incarnée sur scène ou par l’hypermnésique de cirque.

Un moment de théâtre comme on a peu l’habitude d’en voir qui respecte l’essentiel de l’esprit du grand Alfred : le suspense et le talent. Si vous avez un moment de morosité durant l’été, surtout courez au théâtre des Béliers.

 
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