Via Sophiatown

31 Juil

 Via Sophiatown, c’est l’histoire d’un quartier de Johannesburg qui a connu cette époque où tout le monde vivait en harmonie. Et surtout où les musiciens et autres artistes convergeaient et créaient ensemble. Et puis sont venues les années 50 et l’apartheid et chaque ethnie a été éloignée et parquée dans un quartier différent. Un déplacement qui n’a pas tué l’élan artistique des populations noires, bien au contraire. La danse y a été un moyen de survivre et de s’exprimer.

Via Katlehong, a quant à elle été créée en 1992 dans un autre township, en hommage à un autre ancien quartier de Johannesburg. Faire danser les jeunes pour enrayer la violence qui sévissait à cette période. Aujourd’hui, Via Katlehong continue de créer, sous la direction du chorégraphe Vusi Mdoyi qui a rejoint la troupe en 1996. Et présente un spectacle étonnant qui sort de notre ordinaire.

Au son du piano et du saxo, huit danseurs chantants nous font découvrir tous les styles de musiques qui ont bercé leur pays depuis les années 30 jusqu’à aujourd’hui avec les rythmes et les pas assortis. Avec les costumes et les rapports hommes femmes propres à chaque époque également. Avec en arrière-plan les photos de chacune de ces décennies qui défilent. Une dimension politique présente donc, sans être pesante. Parce que la troupe est d’un talent rare. Et surtout qu’il s’agit bien d’une troupe, qui crée collectivement et dont on sent la complicité et la joie à faire partager ces danses.

Chacun de ces huit artistes surprend par sa voix, sa souplesse, ses sourires, et cette coordination qui n’est pas le reflet de la technique mais bien du partage et de l’écoute. Au son du jazz, du gumboot et du tanpsula, des découvertes pour ma part qui donnent inévitablement envie de se laisser entraîner. Les 1h10 du spectacle passent donc beaucoup trop vite pour qu’on ait le temps de réfléchir sur l’Afrique du Sud ou de profiter assez de ce show survitaminé. Mais l’ensemble résonne longtemps après et incite pleinement à la découverte d’un pays et de ses danses trop peu connus.

Le tout se clôture dans la bonne humeur, avec une standing ovation plus que mérité et un rappel qui est l’occasion pour le public de remuer un peu son bassin en rythme. Vivement leur retour lors d’un prochain événement.  


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