Archive | août, 2014

Rubrique « Vos envies du mois »

29 Août

Bonjour chers lecteurs,

après trois semaines de vacances bien méritées, où j’ai laissé ma plume au placard, n’emportant que le chocolat dans mes valises, je suis désormais prête à reprendre du service et à vous parler de théâtre, d’amitié et d’eau pétillante. Et pour fêter cette fin d’été, comme annoncé il y a quelques jours ahem semaines ahem mois, lors des un an du blog, une nouvelle rubrique va voir le jour.

Une où vous pourrez participer. Parce que je le reconnais, j’ai pris goût aux vacances, et que vous fournir régulièrement de la lecture me réjouit, mais que de temps à autre, j’aime bien aussi me reposer pendant que les autres travaillent. Donc le principe est simple, je vous invite à exprimer vos envies du mois. Pas des trucs d’une consensualité absolue type « je voudrais gagner au loto, tout plaquer et partir faire le tour du monde » parce qu’il y a une chance sur 14 millions que ça arrive, si toutefois vous jouez. Pas des vœux inatteignables non plus du type « malgré mon entorse et mes 5 semaines de plâtre, je voudrais escalader l’Everest d’ici 30 jours ». Des vraies envies, qui vous saisissent d’un coup ou que vous mettez en œuvre après des mois de réflexion, qui vont changer quelque chose en vous ou pour les autres.

Et pour vous aider à les exprimer, je propose des questions, mais vous pouvez aussi suivre votre envie pour vous exprimer, le suivi panurgien d’un cadre imposé n’étant pas l’objet de ce lieu.

1. Dans les 28/30/31 prochains jours, avant tout, j’ai envie de… (nombre de jours adapté au mois en cours)

2. Cette envie remonte à (vous avez le choix, de votre dernière pause café à la disparition des dinosaures, la frise chronologique est large)…

3. Cette envie me tient à cœur parce que (si l’envie concerne un autre organe que le cœur ou la dextérité de vos réflexes oculaires, ça marche aussi)…

4. Je souhaite qu’en passant du vœu à l’acte, il se produise (évitez toutefois de dire que vous souhaitez une catastrophe nucléaire ou un tsunami, l’idée est quand même d’être un peu positif)…

Ensuite, vous envoyez tout ça à plumechocolat92@gmail.com

Voilà, c’est donc tout simple, je collecte jusqu’au 10 février 2015 et je publie dans la foulée. Après, ce sera pour mars. Au plaisir de vos désirs…

Les fiancés de Loches

8 Août

affiche-fiances-loches

Cela faisait au moins quatre ans que je n’avais pas remis les pieds au Théâtre du Palais Royal, depuis une malheureuse expérience d’achat de places à visibilité plus que réduite. Je n’avais donc que peu de souvenirs de cette salle autres que celui d’un poteau et d’une voisine sans gêne. Et puis, en voyant la bande annonce des fiancés de Loches, ces costumes chatoyants et ces chansons entraînantes, je me suis dit qu’il était temps de rompre ma bouderie et de redonner une chance à la salle. Sans prendre de risque cette fois, direction l’orchestre afin de profiter de l’ensemble de la scène.

Et première découverte, cette salle est richement décorée, de dorures, d’anges et d’angelots, ce qui ravit mon âme d’amatrice de baroque rococo (amis de l’art roman, concentrez-vous sur la scène). Sens de la ponctualité aigu oblige (comprenez la fille qui arrive sur son siège à 20h58’40 pour un début à 21h), je n’ai toutefois guère le temps d’admirer le plafond et le lustre avant le lever de rideau. Et un début plein d’entrain à l’agence pour l’emploi où une petite foule vient chercher une place avant de se faire congédier pour la pause déjeuner de l’agent. Celui-ci reçoit la visite de son confrère de l’agence matrimoniale, qui découvre qu’une escroquerie de son comptable l’oblige à fermer. Il se fait alors embaucher dans l’établissement du docteur Saint-Galmier, sorte de thermes pour fous. Lire la suite

Une confiance abusée

3 Août

Cité universitaire (91)

En ce mois de novembre le temps était venteux, avec une température douce. Mélanie aimait ça, les feuilles qui se soulèvent comme si le trottoir était un tapis avec deux joueurs espiègles le secouant à chaque extrémité. Cette image la faisait sourire tandis qu’elle buvait son chocolat chaud lentement au bord de la baie vitrée de ce café. Elle regardait les passants resserrant leur imperméable ou marchant gauchement dans cet amas peu pratique, les enfants shootant dans les feuilles, les débrouillards préférant longer la chaussée où le trafic restait raisonnable.

Elle avait espéré voir son amie Vanessa, et puis, comme souvent, celle-ci était désolée, elle ne savait plus vraiment quelle en était la raison cette fois, un travail à finir de toute urgence, un nouvel amoureux, le ménage pas fait, une migraine, chaque fois une nouvelle excuse apparaissait. Elle se dit intérieurement qu’elle devrait les noter pour les éditer un jour. Toujours est-il qu’elle était déjà aux trois quarts du trajet lorsqu’elle avait reçu l’appel de Vanessa et qu’elle avait décidé de continuer. Il y avait un cinéma à proximité, elle en profiterait pour s’octroyer une séance devant un bon film. A cette saison, l’offre était riche. En arrivant, Mélanie avait donc consulté les horaires et avait repéré une séance qui lui convenait à 18h40. Elle avait donc 1h20 à attendre dans ce café, tranquillement.

Bien calée sur son fauteuil, elle prenait donc son temps pour déguster et observer. Elle aimait bien dévisager discrètement leurs clients, se demander d’où ils venaient, parfois leur inventer des histoires. Elle appréciait aussi ces bribes de phrases qui lui parvenaient aux oreilles de temps à autre. A côté d’elle, deux femmes, auxquelles elle aurait donné 45 ans environ, discutaient des écoles de leurs enfants, l’une s’indignant constamment de ce que tel professeur était trop ceci, tel autre par assez cela, des menus de la cantine qui ne semblaient pas lui convenir, des devoirs à superviser et bien d’autres sujets, tandis que l’autre, plus modérée, semblait de temps à autre réprimer un petit rire nerveux.

Sur la table d’en face, quatre amis étaient rassemblés, paraissant avoir la trentaine, trois garçons et une fille, la jeune femme ayant les yeux qui pétillaient en tenant la main de celui qui était son petit ami. Mélanie s’amusait d’entendre de l’extérieur le type de conversations qu’elle tenait habituellement en présence de ses amis. Les derniers potins et faits majeurs du boulot, de la secrétaire morose à la nouvelle lubie du grand chef, les nouvelles des connaissances communes croisées çà et là, dans un dîner ou par hasard dans un wagon du tramway, les projets de vacances. Et puis l’inévitable bilan de situation amoureuse. Elle tendait donc l’oreille à chacune des deux conversations qui étaient à portée d’oreille, s’efforçant d’être discrète.

Elle en profita pour échanger quelques sms avec son amoureux parti aider son frère à déménager pour le week-end, lui faisant partager son amusement. La conversation des trentenaires se resserra autour d’un certain Laurent. Amusant, c’était le même prénom que celui de l’homme qu’elle aimait. Dès lors, elle abandonna l’idée de continuer à s’intéresser aux problèmes d’enseignement de l’histoire-géographie pour n’être plus attentive qu’aux dire du groupe d’amis sur ce mystérieux garçon qui avait brutalement laissé tomber une de leurs amies qui vivait chez lui 4 mois auparavant, changeant la serrure pendant un de ses déplacements professionnels et transférant ses affaires chez sa meilleure amie. Il lui avait annoncé par e-mail et la jeune femme était apparemment encore sous le choc. Elle plaignait profondément cette fille, elle qui s’apprêtait à fêter ses six mois de bonheur avec Laurent. Lire la suite

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