Les fiancés de Loches

8 Août

affiche-fiances-loches

Cela faisait au moins quatre ans que je n’avais pas remis les pieds au Théâtre du Palais Royal, depuis une malheureuse expérience d’achat de places à visibilité plus que réduite. Je n’avais donc que peu de souvenirs de cette salle autres que celui d’un poteau et d’une voisine sans gêne. Et puis, en voyant la bande annonce des fiancés de Loches, ces costumes chatoyants et ces chansons entraînantes, je me suis dit qu’il était temps de rompre ma bouderie et de redonner une chance à la salle. Sans prendre de risque cette fois, direction l’orchestre afin de profiter de l’ensemble de la scène.

Et première découverte, cette salle est richement décorée, de dorures, d’anges et d’angelots, ce qui ravit mon âme d’amatrice de baroque rococo (amis de l’art roman, concentrez-vous sur la scène). Sens de la ponctualité aigu oblige (comprenez la fille qui arrive sur son siège à 20h58’40 pour un début à 21h), je n’ai toutefois guère le temps d’admirer le plafond et le lustre avant le lever de rideau. Et un début plein d’entrain à l’agence pour l’emploi où une petite foule vient chercher une place avant de se faire congédier pour la pause déjeuner de l’agent. Celui-ci reçoit la visite de son confrère de l’agence matrimoniale, qui découvre qu’une escroquerie de son comptable l’oblige à fermer. Il se fait alors embaucher dans l’établissement du docteur Saint-Galmier, sorte de thermes pour fous.

Feydeau oblige, les quiproquos ne tardent pas à se présenter. Caroline-Michette, artiste de french-cancan et maîtresse de Galmier qui s’est présenté à elle comme colonel, arrive à l’agence pour trouver un emploi à son frère. Elle y croise son amant venu pour embaucher trois domestiques. Et naturellement, trois provinciaux se présentent, espérant se marier, qui vont être pris pour des candidats au travail. S’ensuivent tout un tas de chassés croisés et de malentendus, soutenus par des danses bigoudènes et de cabaret, des dialogues croustillants et des chansons pleines d’humour.

Pendant 1h30, impossible de se départir d’un sourire bien fixé aux lèvres et de quelques éclats de rires, ni de l’envie de frapper des mains au rythme trépidant des quiproquos et des déclarations d’amour. Le décor kitsch et coloré, assorti aux tenues des comédiens, favorise cette bonne humeur bien ancrée. Avec une morale qui fera plaisir à beaucoup : les Parisiens sont fous. Une troupe sympathique et talentueuse qui aura mérité ses 15 minutes d’applaudissements.

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  1. Autour des #Molières2016 | Déboraconte - 23 mai 2016

    […] Les Fiancés de Loches, de Georges Feydeau et Maurice Desvallières, mise en scène Hervé Devolder, Théâtre du […]

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