Archive | septembre, 2014

Le Quatuor – bouquet final

30 Sep

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On ne présente plus le quatuor tant la renommée de ces musiciens déjantée est grande. Enfin pour ceux qui auraient passé les 35 dernières années à écumer les tribus indigènes , ou dont la commune aurait été honteusement snobée lors de l’une de leurs très nombreuses tournée, je vais vous imposer à tous une petite piqûre de rappel. Le Quatuor est donc un groupe de hommes instrumentistes et chanteurs qui a fait ses premiers pas en 1980 en Bretagne. Les noms de ces 4 hommes, dont finalement tout le monde se fout éperdument et qu’absolument personne ne connaît à part Wikipédia qui vient de me permettre de les découvrir, sont donc Jean-Claude Camors et Laurent Vercambre, violonistes tous deux, Pierre Ganem, alto et enfin Jean-Yves Lacombe, violoncelliste et contrebassiste.

Il se trouve que depuis déjà deux ou trois ans, ces bêtes de scène cherchent à ranger leurs instruments au placard pour couler une retraite bien méritée à boire des mojitos dans des saxophones pour ne rien perdre de leur joyeuse excentricité. Enfin, ils prétendent vouloir faire cela. Lire la suite

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Astana Ballet Gala

25 Sep

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Samedi dernier, j’ai eu la très grande chance d’assister au Palais des Congrès au passage du Ballet Astana, dans le cadre de la coopération économique et culturelle entre la France et le Kazakhstan. Je vous épargne ici un cours de géographique et de culture sur le Kazakhstan, je vous laisse vous intéresser au sujet si vous le souhaitez, vous réjouir des points positifs et vous indigner des points moins positifs dans ce pays qui fête ses 23 ans d’indépendance. Je profitais juste de l’occasion pour souligner que l’art est aussi parfois une jolie occasion de rencontres avec d’autres cultures.

Et ce que le ballet Astana et ses 30 danseuses ont donné à voir était vraiment magnifique et inoubliable. Dans une première partie féérique étaient présentées les danses folkloriques du pays remises au goût du jour, avec des costumes tous plus incroyables les uns que les autres et des styles de danse très variés, du plus classique à des chorégraphies rappelant les arts martiaux. Lire la suite

Elle que je ne méritais pas

22 Sep

Cela faisait longtemps que je n’avais pas participé aux jeux de la team écriture, rassemblement informel de blogueurs aimant partager et se lancer des défis. Je répare quelques mois d’absence avec ce nouveau challenge consistant à écrire à partir d’une photo envoyée par l’un des participants. Les liens des autres participants (encore incomplets) sont sous le texte. 

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Voilà. Je viens de décrocher ce tableau pour refaire la peinture. Au passage, j’ai créé une tâche blanche sur le bord du cadre. Étrangement, j’ai presque envie de la laisser cette tâche. Comme si elle était le moyen de m’approprier ce cadre et la photo qui y figure. Ou bien un moyen de montrer qu’ils ne sont pas d’assez d’importance pour en prendre pleinement soin. Un mélange des deux sans doute. Je ne sais pas pourquoi j’ai gardé cette image et ce cadre depuis tout ce temps. J’aurais eu cent fois l’occasion de les remplacer. Mais ils évoquaient la nostalgie que j’avais d’elle, reflet de la nostalgie évoquée par le tableau. Celle d’un temps qui n’est plus et celle des jeux de mots puérils. « I Scream ! » : combien de fois a-t-elle crié en effet que j’étais un égoïste, que je ne la méritais pas, qu’elle n’aurait jamais dû se fier à la devanture. Elle avait raison. Je ne la méritais pas et je n’ai pas su saisir la chance qu’elle m’offrait de l’avoir. Elle s’était laissée séduire par mon apparence, mon bagout, ma mémoire qui me permettait de raconter tant d’histoires auxquelles en réalité je ne prêtais aucune attention. Je savais juste qu’elles éblouiraient ou feraient mouche auprès de ceux qui m’écoutaient. Comme la devanture de cette boutique de crèmes glacées. J’étais, et je suis toujours, un homme qui suscite l’appétit. Lire la suite

Etes-vous une personne en or ?

16 Sep

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Ce week-end, ayant un peu de temps devant moi, j’ai décidé d’ouvrir les magazines féminins achetés par réflexe en prenant le train pendant mes vacances et laissés de côté durant le trajet en train et les semaines suivantes. Je vous fais grâce de l’exhaustivité des enseignements vitaux que j’en ai tirés, de la nécessité absolue d’être au moins un peu chiante pour exister aux astuces pour faire du tuning de curriculum vitae, en passant par les produits que l’on te montre en disant que c’est très très mal de les acheter parce que tu détruis la lutte de 40 ans de féminisme (mais bon, on te les montre quand même, photo à l’appui pour que tu puisses googler et les acheter ah non c’est pas ça dénoncer la marque non citée avec véhémence) et par les bons conseils pour te procurer de la gelée de blush.

Mais depuis toujours, ce que j’adore dans ce genre de magazines, ce sont les tests. Ceux où l’on apprend où l’on se situe sur l’échelle de Richter du bon goût vestimentaire (tel que défini par les pages mode de ces mêmes magazines, bien sûr). Ou ceux où l’on fait confiance aux rédactrices pour nous estimer notre degré de confiance dans l’avenir. Et bien sûr les plus importants où l’on peut découvrir notre potentiel de charme à l’égard de la gente masculine, la notion de charme se déclinant selon les mois en « quel est votre atout séduction ? » « quel est votre degré de sexytude ?», « séduisez-vous au naturel ? » et autres questions de cet ordre.

Du coup, pour ne pas vous laisser en reste, j’ai eu envie moi aussi de vous donner l’occasion d’un test qui embellira votre journée et très certainement votre vie entière. Réalisé bien sûr avec le concours de trois scientifiques, deux experts des métaux précieux, deux psychothérapeutes, un psychanalyste, quatre ethnologues, cinq sociologues et un huissier de justice pour vérifier la conformité de l’ensemble. Ici, on ne plaisante pas avec l’objectivité.

Le matin au réveil :

• Vous êtes de parfaite humeur à peine le pied posé par terre

♣ Vous ne comprenez pas trop quel est ce son désagréable jusqu’à ce que vous réalisiez qu’il vous indique que vous allez pouvoir goûter ce nouveau thé

* Vous dites au monde d’aller se faire voir et vous re-disparaissez sous la couette en espérant que vous avez activé la fonction Snooze Lire la suite

Chambre froide

14 Sep

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Qu’on le veuille ou non, il faut rendre aux grandes salles parisiennes ce qui appartient aux grandes salles parisiennes : elles ont l’art de produire des spectacles magnifiques. Et avec Chambre Froide, la Pépinière, qui m’avait déjà permis entre autres de découvrir le cercle des illusionnistes, ne fait pas défaut. Tout commence donc dans cette magnifique cuisine géante d’un blanc immaculé, qui pourrait à elle seule susciter de multiples vocations de décorateur de théâtre (et la jalousie de tous les Parisiens dont l’appartement tout entier n’égale pas les dimensions de cette pièce…).

Trois femmes y sont réunies, à l’occasion du dîner mensuel qui réunit depuis le lycée 4 couples mariés dont l’un est absent ce soir-là. Toute ressemblance avec Desperate Housewives est apparemment revendiquée par Sally Micaleff qui assure la mise en scène. Après le repas, le rituel veut que les femmes passent à la cuisine tandis que les hommes jouent au mini-golf dans le salon de cette demeure que l’on imagine ainsi d’une taille conséquente. Des couples huppés de la bonne société américaine, en quelque sorte. Lire la suite

Huis Clos

14 Sep

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Je dois vous avouer que, de Sartre, j’avais une image un peu poussiéreuse. Datant du jour où j’avais été mise au défi de dépasser la page 20 de « qu’est-ce que la littérature ? » (défi relevé haut la main puisque j’étais parvenue à la page 21 paragraphe 2, l’essentiel est de gagner, pas de gagner avec les honneurs). Et pourtant, découvrant le pitch de Huis Clos, je n’ai même pas frémi. Trois personnages condamnés par leur mort à être colocataires pour l’éternité, se découvrant, se toisant, tentant de s’amadouer quand ils ne s’affrontent pas, essayant surtout de découvrir pourquoi ils sont là, l’aventure était séduisante. Et qui plus est portée par la sympathique troupe des Boss’Kapok, dont j’avais déjà pu découvrir le travail à deux occasions.

C’est donc sans appréhension que je me suis rendue pour bien commencer le week-end au Laurette Théâtre, petite salle d’à peine 50 places du quartier République, condamnée finalement pour mon plus grand bonheur au premier rang par ma tendance prononcée de presque retardataire chronique (comprenez que j’arrive entre 1 et 5 minutes avant l’heure fatidique, mais tout de même avant, il faut le souligner).

A peine installé, le public se trouve donc nez à nez avec un croque-mort sans doute adepte de la nuit des morts-vivants et de la revanche des zombies 1 à 4 au maquillage très réussi, faisant rentrer un à un les trois nominés (non, nous ne sommes pas à la télévision, pas de vote par sms donc) dans leur dernière demeur, composée de trois fauteuils aux ressorts défoncés et poussiéreux au possible (il fallait tout de même bien à un moment que le côté poussiéreux de l’auteur ressorte). Un homme à l’air placide, une femme rebelle et une séductrice. Lire la suite

Un tango en bord de mer

14 Sep

un tango en bord de mer

Il est difficile de rendre hommage en quelques lignes à ce tango en bord de mer. Parce qu’il s’agit d’une pièce qui se vit plus qu’elle ne se décrit. L’histoire importe moins que les mots et ceux de Philippe Besson sont un pur régal, au théâtre comme dans ses romans.

La pièce se passe toute entière dans le décor magnifiquement réussi d’un bar d’hôtel de luxe déserté en bord de mer en fin de soirée. Un écrivain renommé, la cinquantaine, y retrouve son ancien amoureux, ayant la trentaine, parti sans un mot deux ans auparavant. Le premier incarnant les vieux renards, le second les jeunes chiens fous. Les deux porteurs de toute la fragilité de leur absence d’adieux. Comme si cette scène (apparemment) orchestrée par l’écrivain était à la fois la meilleure et la pire qui puisse leur arriver. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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