Le Quatuor – bouquet final

30 Sep

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On ne présente plus le quatuor tant la renommée de ces musiciens déjantée est grande. Enfin pour ceux qui auraient passé les 35 dernières années à écumer les tribus indigènes , ou dont la commune aurait été honteusement snobée lors de l’une de leurs très nombreuses tournée, je vais vous imposer à tous une petite piqûre de rappel. Le Quatuor est donc un groupe de hommes instrumentistes et chanteurs qui a fait ses premiers pas en 1980 en Bretagne. Les noms de ces 4 hommes, dont finalement tout le monde se fout éperdument et qu’absolument personne ne connaît à part Wikipédia qui vient de me permettre de les découvrir, sont donc Jean-Claude Camors et Laurent Vercambre, violonistes tous deux, Pierre Ganem, alto et enfin Jean-Yves Lacombe, violoncelliste et contrebassiste.

Il se trouve que depuis déjà deux ou trois ans, ces bêtes de scène cherchent à ranger leurs instruments au placard pour couler une retraite bien méritée à boire des mojitos dans des saxophones pour ne rien perdre de leur joyeuse excentricité. Enfin, ils prétendent vouloir faire cela. Donc après avoir joué les prolongations de leur précédent spectacle puis les prolongations des prolongations, et constatant qu’ils n’avaient pas atteint leurs 42 annuités, ils ont décidé de prolo,ger les prolongations des prolongations avec un tout nouveau spectacle pas vraiment tout nouveau où ils reprennent le meilleur du meilleur de leur carrière en y ajoutant quelques nouveaux gags en guise de point culminant du feu d’artifice. Le tout en déconstruisant Vivaldi, en reconstruisant Johnny et en faisant exploser la chevelure de Bach (qui si ça se troue n’en avait point de chevelure, sous sa perruque).

Naturellement, tout cela est absolument génial et inégalable parce qu’ils sont doués, inventifs, expérimentés (ne jamais sous-estimer les atouts des hommes d’expérience). On pourrait même dire très doués, très inventifs et très expériementés. Et aussi parce qu’ils sont probablement les seuls au monde à jouer du violon-tuba ou à faire résonner les instruments à corde avec des peignes. On pourrait ajouter que Michael Jackson les aurait sans doute embauchés pour interpréter la chorégraphie de Thriller à sa place s’il les avait croisés et que Mozart aurait renoncé à sa marche funèbre pour écrire une marche des zombies trublions. Et si on osait, on se laisserait aller à dire qu’entre deux éclats de rire, ce quatuor atypique sait créer cette émotion si particulière que l’on ressent quand les notes de musique sont magnifiées. Mais à tant les louer, on risquerait d’être suspecté de subjectivité totale.

Note de la rédaction : par suite d’un manquement à la déontologie des critiques imposant froideur et détachement à l’égard des spectacles commentés, l’auteur de cette chronique a été sommée de s’arrêter. Elle vous prie d’accepter ses sincères excuses.

Plus d’infos :

  • Le Quatuor – Bouquet final, jusqu’au 10 janvier 2015 (du moins jusqu’à l’annonce des prolongations du spectacle prolongeant les prolongations du prolongement des prolongations), du mercredi au samedi à 21h, matinées le samedi à 16h et le dimanche à 15h
  • Théâtre des Bouffes Parisiens, 4 rue de Monsigny, 75002 Paris
  • http://www.bouffesparisiens.com/spectacle.php?spec_num=25
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