Seuls au monde

6 Nov

seuls au monde

Pour aller voir « seuls au monde », je dois vous avouer que malgré ma passion non dissimulée pour le théâtre, il m’a fallu une énorme motivation. Parce que certes, le spectacle avait l’air prometteur, mais il commence tout de même à 23 heures. Normalement, c’est l’heure de la camomille et du carré de chocolat. Enfin, pour ne pas non plus démotiver trop les foules, ces survivants de l’apocalypse ont choisi de monter sur les planches le vendredi et le samedi soirs, jours où il est communément bien vu de retarder l’heure de la verveine et du tilleul.

Si vous avez donc suivi, l’histoire prend donc place après la fin du monde. Mais comme le Laurette Théâtre est une petite salle moins bien équipée que des studios hollywoodiens, il est demandé aux spectateurs de faire un effort d’imagination pour imaginer à quoi ressemble la terre après le passage de 28 tsunamis, 9 marées noires, 16 tremblements de terre ainsi que quelques inondations et éruptions volcaniques. Mais rien de tout cela n’a pu venir à bout de l’intrépide Alex, femme de caractère ayant planifié l’événement et construit son petit bout de paradis dans la Beauce, miraculeusement épargnée par la catastrophe.

La demoiselle de caractère se réjouit donc de son sens de la planification et de son exploit d’être la dernière survivante en se gavant de chips ondulées en compagnie de son ficus. Mais sa félicité va rapidement être troublée par l’arrivée de Romain, homme timide et peu débrouillard ayant lui aussi survécu en se réfugiant sous une table de massage du spa où il se trouvait à l’heure H.

Naturellement, l’accueil de la demoiselle n’est pas des plus chaleureux. Mais passée la déception de n’être pas le seul être humain encore en vie et la tentative ratée pour envoyer l’importun vers des contrées très lointaines, elle va petit à petit apprendre à vivre avec cet invité indésirable. Entre les crises d’autoritarisme de l’une et les larmoiements de l’autre, il faudra cependant de la patience pour que ces deux personnes se rencontrent réellement.

Avec l’écriture fluide et très ancrée dans les enjeux d’actualité de Mickaël Dion, cette pièce fraîche et intelligente permet de poser un certain nombre de questions sur le monde d’après-demain, et plus encore sur les relations humaines. Le tout est porté par la jeune Virginie Niclasse qui a une énergie impressionnante et a trouvé en Romain Henry un partenaire parfaitement complémentaire. Mais chut, je ne vous en dis pas plus….

Un excellent moment avant de retourner auprès de son mug le sourire aux lèvres.

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Une Réponse to “Seuls au monde”

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  1. Pièces à l’affiche | plumechocolat - 18 novembre 2014

    […] Seuls au monde […]

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