3ème flemmardise interrogative : de l’amour de contes de fées

24 Nov

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Il est désormais de notoriété publique que les femmes doivent cesser de croire au prince charmant des histoires qu’on leur racontait petites avant d’aller dormir. D’abord pour une raison pratique : l’aristocratie est un peu passée de mode et avec elle, les princes, qui sont désormais une espèce en voie de raréfaction. Certes, vous pouvez toujours vous tourner vers les princes saoudiens, mais la vie de princesse saoudienne ne semble pas ressembler beaucoup aux contes que l’on nous racontait, le nombre impressionnant de vêtements mis à part.

Donc nous avons grandi et devons affronter la réalité, en apprenant à repérer les nazebroques, connards, indécis, immatures et autres parasites qui nous feront perdre du temps et l’ensemble de nos réserves lacrymales les hommes n’ayant pas le charme requis. Et à tenter de leur faire comprendre que nous ne ressemblons pas à l’image véhiculée de nous les femmes dans les romans et films. Parce qu’hélas, à l’heure où l’on nous demande à nous le sexe faible d’être réalistes, on présente à nos congénères du sexe fort une image totalement biaisée de leur future compagne. Dans les romans girly en effet, l’héroïne est en général une femme au statut précaire, ayant peu de conscience professionnelle, sachant à peine faire ses courses et certainement pas planter un clou, et dont la simple vue d’un homme, même du plus parfait abruti, suscite moult plans intégrant robe blanche et poussette pour peu qu’il ait un regard sexy et des tablettes de chocolat. Hommes qui me lisez à cette heure, au cas où vous auriez cru une seconde à ces clichés, sachez qu’ils sont complètement idiots (même si en effet, trop de femmes ont hélas un statut professionnel précaire, mais trop d’hommes également, la courbe du chômage n’aide pas…).

Bref, devant me résoudre à renoncer à chercher l’homme parfait version Walt Disney, j’en suis venue à me poser quelques questions sur la réalité de la dite perfection. Et je me suis dit qu’il serait plus sympathique de vous partager ces interrogations, pour que nous puissions tous et toutes ensemble nous asseoir définitivement sur ce mythe de prince et princesse charmante :

  • Pourquoi les princes portent-ils des tenues aussi ridicules que des culottes bouffantes ?
  • Pourquoi les princesses ont-elles toujours les cheveux très longs, à une époque où en plus, le shampooing et le démêlant n’existaient pas ?
  • Qu’allaient donc faire tous ces princes, seuls à cheval dans la forêt ? Ce loisir n’est-il pas un peu suspect ?
  • Pourquoi ne parle-t-on jamais des pigeons voyageurs qui s’épuisaient à prévenir les princes des dangers imminents qui guettaient les princesses [pour votre culture, un pigeon voyageur peut quand même parcourir 800km en une journée, c’est mieux que beaucoup de moyens de transports] ?
  • Les dresseurs de pigeons voyageurs ne sont-ils pas eux aussi des gens charmants et qui ont un rôle vital dans le sauvetage de princesses ?
  • Comment se fait-il qu’à aucun moment les princes et les princesses n’apprennent à lire, écrire et compter ?
  • Comment se fait-ils que les princes et princesses aient tous des mensurations de mannequins des années 1990 avec tous les festins qu’ils s’enfilent ?
  • Les gens de l’époque des contes de fées ne savaient-ils pas qu’un massage cardiaque a plus de chances de réanimer une femme qu’un french kiss ?
  • Comment se fait-ils que les femmes acceptaient qu’un homme inconnu leur roule une galoche avant même de s’être présenté sans leur mettre trois claques ?
  • Quel sorte de naïfs étaient les princes et les princesses pour décider de se marier juste parce qu’ils s’étaient embrassés, sans même savoir s’ils avaient des affinités ?
  • Comment se fait-il qu’on ne parle jamais de l’apprentissage de ces gens soi-disant parfaits pour bien s’occuper du peuple du royaume ?
  • Les princes charmants étaient-ils favorables à la démocratie ?
  • Pourquoi les princes n’exerçaient-ils aucune activité avant la mort de leur père le roi ? N’était-ce pas juste des feignasses, donc pas tout à fait des gens charmants ?
  • La vie de princesse, à être cantonnée dans quelques pièces de château, sans aucune occupation, n’était-elle pas mortellement ennuyeuse [ndlr : rappelons qu’à l’époque des princesses des contes, il n’y avait ni radio, ni TV, ni Internet ni romans où les femmes étaient représentées comme des écervelées] ?
  • Pourquoi les princes et les princesses ne partaient jamais en vacances ?
  • Comment se fait-il que l’on ne parle jamais des principes d’éducation des beaucoup d’enfants des princes et des princesses ?
  • Pourquoi n’y a-t-il jamais de vraies déclarations d’amour dans les contes de fées ?

Toutes ces questions me font dire que la désirabilité de l’amour entre prince et princesse charmante semble discutable. C’est donc avec bonheur que je prône l’amour entre les messieurs et mesdames tout-le-monde. A bon entendeur, aimez-vous.

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