Archive | décembre, 2014

2014 face à la scène

31 Déc

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Après une année 2013 qui avait déjà marqué un record dans ma fréquentation des salles de théâtre avec 94 spectacles vus, je m’étais fixée comme défi personnel de franchir la barre symbolique des 100. Et comme je n’aime pas tellement faire les choses à moitié, les envies et les opportunités ont fait que je suis arrivée au chiffre de 125. Je précise tout de suite que je ne ferai pas de course au record suivant, et que 2015 sera a priori l’année du ralentissement de la cadence.

Tous ces moments passés dans les salles obscures me laissent ainsi beaucoup de souvenirs. Des soirées intenses seule face à ces acteurs qui donnent avec générosité beaucoup de leur travail, un peu de leur talent, et énormément de leur conviction à ceux qui viennent les voir. Des moments de partage aussi avec les amis qui m’ont souvent accompagnée, spectateurs chevronnés eux aussi, amateurs réguliers ou béotiens m’ayant fait confiance pour leur faire découvrir ce monde fascinant. De la joie, des yeux qui brillent, des rires bruyants, des larmes d’émotion, des sourires, des silences qui en disent long, un peu d’ennui aussi (parce que tous les spectacles ne se valent pas). Et puis des paroles et des émotions qui peuvent résonner longtemps après avoir quitté son siège ou ressurgir de façon incongrue dans le quotidien.

2014 a aussi été l’occasion, de façon tout à fait inattendue, de participer à mon premier grand festival. En Ecosse en vacances d’été, j’ai en effet découvert le merveilleux et gigantesque Fringe Festival qui a lieu tous les étés au mois d’août à Edinburgh. Il réunit musique (environ 900 concerts), spectacle vivant (environ 1400 créations en réunissant théâtre, musicals, danse et cirque contemporain), et, à vue de nez, plus de 2000 films dans les différents cinémas de la ville. En 3 jours dans la capitale, j’ai pu ainsi profiter de 5 spectacles (le reste du temps ayant été dévolu à arpenter cette ville inoubliable). Lire la suite

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Poncifs pour célibataires

28 Déc

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Mesdames, messieurs, mesdemoiselles,

les fêtes de fin d’année sont bien arrivées et avec elles les fêtes familiales ou amicales avec repas pantagruéliques et sujets qui fâchent à l’appui. Et pour ceux et celles qui ne sont pas équipés d’une belle-famille plus ou moins encombrante faute de conjoint et s’en félicitent en entendant les racontars de leurs frères / sœurs / meilleurs amis / collègues / connaissances, et se félicitent donc d’échapper aux reproches plus ou moins subtilement masqués de leurs affreuxbeaux-parents, c’est aussi l’heure d’aborder les sujets qui fâchent. Sujets qui seront réabordés sous un autre angle lors du réveillon du 31 que vous avez accepté faute de mieux ou de courage pour dire que vous préféreriez comme les couples rester chez vous tranquilles à revoir « la vie est belle » de Frank Capra devant un plateau télé sans bûche parce que les agapes, au bout de 5 jours, vous n’en pouvez plus. Notez qu’en général, ces constats vicieux et mesquins petites phrases bien intentionnées sont prononcées à bien d’autres moments dans l’année. La différence en décembre est qu’en dix jours, vous allez toutes les entendre, surtout si vous avez plus de 30 / 35 ou 40 ans selon le degré de patience de votre entourage face à votre « situation de célibataire ». Petite revue donc, des phrases auxquelles il est difficile d’échapper :

Tu as quelqu’un en ce moment ?

Cette phrase est un piège pur et simple, qui vise soit à alimenter le carnet à potins de votre interlocuteur (le plus souvent une interlocutrice, il faut le dire), soit à ouvrir la voie à d’autres questions plus indiscrètes sur le quelqu’un en question, soit à ouvrir la voie à d’autres questions plus indiscrètes sur l’absence en question du quelqu’un. Bref, sauf à être face à une personne très bienveillante à la discrétion de laquelle vous pouvez entièrement vous fier, il ne faut pas répondre à cette interrogation. Le mieux est de trouver un échappatoire, en renvoyant une question à la personne sur son couple (parce que les personnes non en couple, ne voulant pas qu’on les questionne, resteront discrètes), soit en expliquant qu’en ce moment, notre vie se concentre sur un projet particulier. Ou tout autre échappatoire susceptible de fonctionner.

Qu’est devenu Cyprien / Gwendoline ?

Parce que oui, vous avez cru à votre histoire passée et présenté votre ex à vos proches. Qui à l’époque n’ont pas tellement caché leur désapprobation sur telle ou telle imperfection de votre ancien amour susmentionné. Naturellement, toute personne prononçant ces 4 mots se préoccupe en réalité tout autant de savoir si Cyprien et Gwendoline coulent des jours ensemble tous les deux aux Maldives après être sortis de votre vie que de de savoir si les Estoniens aussi se retrouvent avec des chaussettes manquantes à la fin de leurs lessives. Elle veut savoir quelle raison vous a fait rompre. En espérant plus ou moins consciemment que c’est de votre faute et qu’elle pourra vous donner des conseils pour ne plus commettre cette inqualifiable faute. Seule solution : rester vague et ne rien dire à charge contre l’autre. Vous vous êtes aperçu tous les deux que votre couple ne fonctionnait pas, point barre. Et si votre tantine / pote de réveillon insiste, c’est le moment de faire diversion en faisant référence à l’œillade lancée par sa tendre moitié à un autre des convives présents. Lire la suite

Faire danser les alligators sur la Flûte de Pan

21 Déc

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Deux semaines consécutives au Théâtre de l’Oeuvre pour découvrir deux écrivains dont je ne connaissais rien ou presque. Après les Nuits Blanches d’Haruki Murakami, c’est cette fois Louis-Ferdinand Céline lui-même qui était à l’honneur, dans une pièce initialement montée au Théâtre des Déchargeurs et qui fait donc son chemin hors les murs. Je sais, c’est la culture française et je devrais avoir honte. Mais j’avoue ne pas avoir lu « Voyage au bout de la nuit »ni « Mort à crédit », ni les pamphlets du très controversé auteur (et médecin). Pas plus que Proust, Sartre, Gide et Colette, et encore bien d’autres. Que celui qui a vraiment tout lu me jette la première encyclopédie Universalis.

Enfin, que mes amis comme moi ignorants se rassurent, ce spectacle est tout à fait adapté à un public non averti. Il n’en est même que plus passionnant, puisque l’on y arrive vierge de tout présupposé sur celui qui est manifestement connu tout autant pour son génie littéraire que pour ses positions antisémites sous l’Occupation. Et c’est bien ce personnage là que l’on découvre dans un numéro d’acteur totalement époustouflant. Lire la suite

Cuisine & confessions

21 Déc

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Il y a 20 mois, je découvrais la troupe de cirque des 7 doigts de la main toute émerveillée dans le spectacle totalement magique « Séquence 8 ». En cette fin d’année, cette compagnie québécoise nous gratifie d’un nouveau passage en France pour un spectacle qui sent la sauce au beurre et le gâteau, « Cuisine & confessions ». Avec une nouvelle équipe de Circassiens également (chaque spectacle ayant un casting spécifique), venus du Québec, des Etats-Unis, d’Argentine, de Russie, et, cocorico, intégrant une Française (que je n’ai pas vue sur scène, puisqu’elle est la seule du casting en alternance).

Une fois les drapeaux plantés, place au décor, et nous sommes bel et bien plongés au cœur d’une immense cuisine salle à manger, avec les plaques de cuisson et le four qui fonctionnent et qui nous plongent dès l’arrivée dans une ambiance bistrot sympathique. Les jeunes artistes, d’un contact très chaleureux et simple avec le public, viennent même proposer des dégustations culinaires aux spectateurs arrivés en avance. Et puis les lumières de la salle s’éteignent pour laisser place au spectacle. Avec beaucoup de séquences chorégraphiées et d’intermèdes ludiques. Ce qui fait du tout un spectacle très complet, pas uniquement un enchaînement de numéros. Lire la suite

Espoir du soir

15 Déc

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A certaines périodes, hélas bien malgré soi,

On se sent moins en forme, on erre un peu, l’air las,

On peine à ressentir de délicieux émois,

Le diapason refuse de nous donner le la.

Pour contrer l’amertume de cette humeur sournoise,

On cherche à regoûter aux douceurs de la vie,

Le chocolat fondu sur la tarte vergeoise,

Et autres menus plaisirs qui comblent nos envies. Lire la suite

Nuits blanches

15 Déc

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Les adaptations de romans sont fréquentes au cinéma, plus rares au théâtre. C’est pourtant le pari de Corinne Atlan, qui a choisi de transformer en monologue pour les planches le livre « Sommeil » du désormais célèbre Haruki Murakami (je dis célèbre parce qu’il est prolixe et que ses bouquins semblent se vendre mieux que les dernières baguettes à l’heure de la fermeture de la boulangerie, mais j’avoue ne jamais avoir ouvert un de ses ouvrages). Ne connaissant l’auteur que de nom, je ne peux absolument pas renseigner les puristes sur la fidélité au texte original (j’ai déjà dû vérifier trois fois que je ne m’étais pas plantée dans l’orthographe du prénom et du nom, soyez donc indulgents envers ma culture littéraire).

L’on y voit donc apparaître une femme dans un décor à la fois moderne et qui cherche à évoquer le Japon avec de grandes tentures peintes, mais qui pourrait être n’importe quelle femme de la classe moyenne aisée de n’importe quel pays déjà émergé. Mariée depuis plusieurs années à un dentiste et mère d’un petit garçon, elle commence par exposer sa vie si simple, avec beaucoup d’humour et en même temps beaucoup de détachement. Prendre le petit déjeuner en famille, regarder ses deux hommes partir dans une routine savamment orchestrée, cuisiner le repas du soir, accueillir son mari pour le déjeuner avec les restes de la veille ou des nouilles de riz, finir le repas et le ménage, accueillir son fils, dîner, coucher son fils, se retrouver avec son mari. Une vie sans fantaisie mais qui semble agréable. Une vie qui d’ailleurs lui a toujours plu. Lire la suite

Emmanuel & Jeanne dans Préliminaires

15 Déc

Vous connaissez désormais si vous me suivez ma non attirance pour la plupart des one-man shows. J’ai le plaisir de vous annoncer que je suis en revanche totalement convaincue par les Duo-show. Surtout après avoir vu Emmanuel Gasne et Jeanne Chartier dans leurs « Préliminaires ». Un spectacle sur la vie de couple, vous l’aurez compris. Pas de mystère donc sur l’histoire en elle-même, on suit le couple qu’ils interprètent sur scène de leur première rencontre à 19 ans lors d’un blind date raté à leur premier enfant à la trentaine passée. Entre temps, beaucoup d’occasions ratées avant qu’ils ne forment un couple, et puis finalement, les étapes classiques, des premiers ébats à l’annonce de la grossesse. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

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#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

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