Le collectionneur

5 Déc

vz-A64C50C4-603D-4710-BC35-DAD7E60F52C5

 

 Alors que les adaptations de roman sont habituellement plutôt l’apanage du cinéma, le théâtre s’y met également de temps à autre en portant sur les planches L’obsédé de John Fowles. Le texte met donc en scène Frederick, agent en mairie que personne ne remarque, collectionnant les papillons, et Miranda, jeune chrysalide ayant éclos, étudiant les beaux-arts à Londres. Obsédé par la jeune femme depuis des années, il décide un jour de l’enlever et de la séquestrer dans le but de s’en faire aimer.

Sous des apparences d’idéaliste maladroit au premier abord, le ravisseur va se montrer intraitable avec sa victime, qui cherchera par tous les moyens de s’échapper de la cave à peine aménagée qui lui sert de nouveau lieu de vie. La jeune femme cherchera à user de tous les moyens possibles inspirés par son intelligence et son pouvoir de séduction pour attendrir son bourreau. Mais la lutte psychologique va être d’une difficulté inattendue.

Si l’histoire en elle-même laisse relativement peu de surprise, c’est l’intensité de ce huis-clos et l’installation du climat d’oppression qui retient toute l’attention du spectateur dans cette pièce. Et le caractère intraitable de cet homme que l’on pense au départ attentionné et presque touchant qui progressivement surprend. Tour à tour, cet hôte particulier et la pétillante jeune fille vont prendre un peu d’ascendant sur l’autre, mais avec une redistribution permanente des cartes. Et l’on se prend à espérer que cette lutte trouve une issue heureuse, tandis que sans que l’on s’en aperçoive, l’étau se resserre.

La qualité de la représentation doit énormément à la prestation extraordinaire d’Hélène Degy, qui illumine la scène même lors des noirs entre les différentes séquences, et que l’on sent vraiment pleinement investie dans son rôle. La mise en scène sobre de Thierry Jahn (également interprète du rôle de Frédérick), et l’utilisation très habile du grand tissu drapé, apportent beaucoup d’authenticité à cette œuvre dans conteste à découvrir.

Plus d’infos :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :