Le Révizor

26 Jan

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Fort occupée ces derniers temps, j’ai hélas pris pas mal de retard dans mes chroniques théâtrales. A commencer par ma toute première pièce vue en 2015, qui fut le Révizor au Théâtre du Lucernaire. Un risque à prendre donc pour cette histoire écrite par Nicolaï Gogol pour qui connaît ma (non) passion pour les auteurs russes. Mais après tout, 1h30 de représentation d’un texte nettement moins long que ceux de Dostoïveski ou Nabokov limitait tout de même un peu le risque.

Me voilà donc plongée dans l’intrigue de cette ville russe aux élus archi-corrompus, qui sont avertis de l’arrivée imminente d’un révizor, autrement dit un inspecteur du gouvernement. Ils vont donc s’organiser pour lui réserver l’accueil le plus chaleureux qui soit en lui graissant la patte à la fois à coups de cirage et de billets de banque. Seulement, un malentendu les amènera à prendre un jeune profiteur de passage ayant perdu sa fortune dans les jeux et autres plaisirs pour le fameux inspecteur. Le jeune homme va vite comprendre la méprise et en tirer maint bénéfice, traînant au passage éhontément ses hôtes dans le ridicule.

Dans cette interprétation, l’absurde est parfaitement incarné, par le décor certes sobre mais fait de tables et chaises avec des pieds aux longueurs différentes accentuant la bancalité du système. Les comédiens sont accompagnés par un pianiste présent sur scène qui contribue pleinement à donner du rythme à ce très réussi vaudeville russe. Mais surtout, ce révizor repose sur d’excellents comédiens, à commencer par Ronan Rivière (également co-metteur en scène, avec Aymeline Alix) qui incarne avec un rare brio cet usurpateur. Débordant d’énergie et de conviction, on sent le plaisir qu’il éprouve à jouer les facétieux, notamment avec la fille du gouverneur. Jean-Benoît Terral excelle lui aussi dans la peau de ce politicien véreux, faisant exécuter le sale boulot par ses acolytes Bobtchinski et Dobtchinski, sortes de Dupond et Dupont de l’administration russe.

Pendant toute la représentation menée tambour battant, on rigole donc sans bouder son plaisir. Après un mois de représentations, on ne peut que leur souhaiter des prolongations.

Plus d’infos :

http://www.lucernaire.fr/beta1/files/Dossier%20de%20Presse%20Revizor%20num%C3%A9rique%202014-2015.pdf

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