Répétition

27 Jan

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Après vous avoir fait l’éloge du Révizor qui n’est plus à l’affiche, je continue avec les pièces dont les représentations sont terminées avec cette Répétition donnée en séance publique du 12 décembre au 17 janvier au théâtre de Genevilliers. Portée par les deux têtes d’affiche que sont Emmanuelle Béart et Denis Podalydès.

Attention, quand je parle de répétition, il ne s’agit pas pour autant d’une séance de travail. Rien à voir avec un Marseillais apprenant à cuisiner la galette bretonne. Les 4 comédiens ont bien appris leur texte et les placements sont calés. Seulement, dans le décor de gymnase où elle se trouve, cette troupe imaginaire va jouer pour le public le jeu de la mise en abyme. Celui de comédiens se réunissant a priori pour travailler. Mais ,coup de théâtre (c’est bien le lieu), l’une des 4 va annoncer que c’est la fin du groupe tel qu’ils le connaissaient, qu’il est temps qu’ils se séparent. C’est donc Audrey Bonnet qui lance cette première déclaration, ou plutôt ce premier monologue, assez surprenant, qu’aucun autre n’interrompra. Il en sera de même pour les 3 autres comédiens, qui tour à tour, déverseront leur message à des camarades en mouvement dans l’espace mais silencieux. Pas de réplique, pas de droit de réponse. Juste 4 paroles individuelles.

L’écriture de Pascal Rambert est ainsi assez déroutante. Si cette structure de texte fonctionnait bien pour un couple dans Clôture de l’Amour, à 4 elle devient pesante, en particulier dans le dernier monologue, dit pas Stanislas Nordey. Il y a en effet pas mal de réflexions intéressantes, sur le travail du comédien, sur le désir, sur la proximité et l’amitié, sur la construction commune d’une œuvre, sur la cohésion et pas mal de notions plus ou moins philosophiques. Mais la forme du texte et de la mise en scène font que le public doit constamment s’accrocher. Avec une respiration plus légère sur l’intervention d’Emmanuelle Béart, totalement lumineuse, qui va titiller le champ des fantasmes. Et une fraîcheur dans la diction de Denis Podalydès, que j’ai découvert pour la première fois sur scène, et qui mérite amplement sa place de sociétaire de la Comédie Française. Mais le tout manque de ce petit ingrédient qui fait une sauce bien liée. Et c’est dommage.

En résumé, les ingrédients sont là, les 2 « stars » du casting méritent leur dénomination, mais la recette de cette répétition est à revoir. Dans la cuisine, chacun peut avoir sa place, mais s’affairer en même temps. C’est d’ailleurs le secret d’une galette bretonne réussie.

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