Quatre images de l’amour

15 Fév

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Une fois encore, je vais devoir frustrer l’ensemble d’entre vous en publiant ma chronique le jour de la dernière représentation de Quatre images de l’amour au Théâtre de la Tempête. Mais sait-on jamais, la pièce se rejouera peut-être ailleurs.

Le spectacle s’ouvre sur une femme dans une chambre d’hôtel, dont on ne comprend pas réellement si elle est folle ou juste extrêmement nerveuse. Cette femme attend son amant, ne tenant pas en place, passant d’une attitude séductrice à celle d’une petite fille apeurée, et profite de la présente rassurante du groom lorsque celui-ci paraît pour s’enquérir de ses éventuels souhaits. L’amant paraît et l’on sent une relation complexe entre ces deux amoureux clandestins. Motivée par l’adrénaline du danger d’être découverts et par une espèce de lutte pour le pouvoir. Avec pour prétexte aux absences de madame son poignet abîmé qui ne cicatrise pas. Et pour cause, l’amant est médecin et fait en sorte que la blessure se prolonge en l’entaillant avec méticulosité pour éviter toute réelle infection. Pas de bonheur autre dans ce couple caché finalement que celui de se donner l’illusion de casser la routine de leur couple légitime.

Seulement ce soir, madame est mise au défi d’avouer son adultère à son cher époux avant 22 heures, faute de quoi lui s’en chargera par un coup de téléphone donné à cette heure précise. Pour équilibrer ce « jeu », il prévoit lui aussi de passer l’épreuve de la vérité avec sa femme, peintre portraitiste dont il est avant tout le mécène puisqu’elle ne semble avoir jamais rien vendu.

On découvre ensuite sa femme avec ses pinceaux, utilisant ses modèles apparemment pas seulement pour les peindres. Seulement, lorsque son mari rentrera et lui révèlera la vérité sur sa liaison, elle réagira de manière froide et inflexible. De là l’étau va se resserrer sur ces 4 personnages englués pour certains dans leurs mensonges, pour d’autres dans leur ignorance ou leur aveuglement. Et personne ne sortira indemne de ces confrontations successives.

Au-delà de la noirceur du sujet, la pièce de Lukas Barfüss est bien construite, ne faisant l’apologie ni de l’angélisme ni de l’amoralité mais apportant une véritable réflexion sur le sujet de l’infidélité et des ses conséquences.

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