Archive | mars, 2015

Singin’ in the rain

30 Mar

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La comédie musicale est peu présente en France et il est difficile d’en trouver qui vous mettent des paillettes dans les yeux. Heureusement, il y a le Théâtre du Châtelet qui y remédie de temps à autre. Et cette année, après avoir inauguré « un américain à Paris » en première création mondiale avant que le spectacle parte à Broadway et ailleurs, il revisite un autre classique du cinéma américain. Par chance, j’ai pu réserver, en m’y prenant « seulement » trois mois à l’avance une place dans une catégorie à prix raisonnable et avec une bonne visibilité. Ce qui m’a permis d’assister à la première de ce magnifique spectacle, le 12 mars. Que les moins prévoyants se rassurent, face au succès, une session de rattrapage a été prévue à partir du 27 novembre.

Le rideau s’ouvre donc sur un magnifique décor d’entrée de salle de cinéma où le tout Hollywood vient assister à la première du nouveau film de Don Lockwood et Lina Lamont, les deux étoiles du cinéma muet, jouant mélo aristocratique sur mélo chevaleresque. Costumes luxueux de rigueur pour tous les acteurs et personnalités présentes. Mais derrière l’apparente alchimie du couple sur grand écran se cache le caractère aussi détestable que la voix de crécelle de Lina, qui exaspère son partenaire au plus haut point. Et sa jalousie abusive envers celui qu’elle considère à tort comme son fiancé alors qu’il n’éprouve pour l’actrice qu’un cordial mépris. C’est lors de cette première qu’il rencontre Kathy Selden, une comédienne de théâtre vivant de petits boulots en attendant de percer et en tombe très amoureux. Piquée au vif, Lina lui jouera un mauvais tour lors d’une réception où elle est employée comme danseuse.  Lire la suite

Merci à vous lecteurs

26 Mar

Chers lecteurs, je vous adresse ce tout petit message du jour parce qu’hier soir, j’ai eu la jolie surprise de voir que le blog avait passé les 100 000 pages vues. Bien sûr, c’est un petit plaisir très symbolique et beaucoup de grands sites riraient à ce nombre, et pourtant je suis contente de ce chiffre. Et je sais que je vous le dois :

  • A vous qui vous êtes égaré par accident en allant sur google avec des termes de recherche aussi étranges que « j ai les paupières qui tombent en vision de loin que faire », « est ce qu’on peut envoyer une petite enveloppe par la poste », « homme qui se prend en photo tout nu », « fabriquer un jeu de dame pas cher » ou « encourager antigone a enterrer son frère ».
  • A vous qui subissez mon verbiage sur twitter et cliquez de temps à autre consciemment ou dans un moment de faiblesse sur les liens vers mes articles.
  • A vous amis fidèles qui me lisez et m’encouragez depuis mon premier article ou presque.
  • A vous lecteurs inconnus plus ou moins réguliers.

Mon sourire du jour est pour vous. Merci 100 000 fois.

De la force et des doutes – ou inversement

24 Mar

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Il est des périodes bénies où la vie va comme sur des roulettes (nonobstant le relatif non sens de cette expression pour tous ceux qui comme moi sont aussi à l’aise sur des rollers que ne le serait un ours sur des skis nautiques, enfin vous aurez saisi l’idée) et puis des périodes où elle réserve son lot de surprises un peu moins agréables. Ce n’est pas que tout parte en sucette (là encore, vous remarquerez le non sens de cette expression se voulant négative alors même que la plupart des gens raffolent des chupa chups, et encore nous n’avons pas parlé d’Annie, bref, je m’égare), mais bon, humeur et moral ont tendance à suivre le même mouvement que la courbe que vous faisiez varier sur l’oscilloscope cathodique dans le labo de physique-chime lorsque vous étiez au collège (expérience que ne connaissent plus désormais nos chères têtes blondes – ou brunes ou rousses ou châtain – puisque les sabres laser et les i-pad ont sans doute remplacé les becs bunsen et lesdits oscilloscopes).

Ces périodes de remise en question viennent le plus souvent sans crier gare (encore une expression désuète et ridicule, autant on entend souvent crier dans les wagons, autant les chefs de gare ont cessé de crier il y a bien longtemps, de toutes façons, la plupart des gares sont très peu voire plus desservies). Et en général en série. Il suffit d’un petit rouage qui commence à moins bien fonctionner pour que d’une interrogation liée à un incident ponctuel vienne une deuxième question, puis une troisième, puis toute une série. Et le doute dans une domaine ayant tendance à fragiliser dans les autres, c’est bientôt l’ensemble de votre vie, qui toujours sans prévenir (cous remarquerez l’impolitesse intrinsèque du doute), va se trouver mise en cause. Lire la suite

Il faut que je parle à quelqu’un

12 Mar

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Ce jour-là était un jour comme tous les autres. Ou disons que ce jour-là semblait se dérouler comme tous les autres. Elle s’était levée avec son réveil, s’était préparée selon un rituel quasi-immuable, avait pris son café et une tartine et était partie travailler. Allumage de l’ordinateur, vérification des e-mails, réponse aux messages les plus urgents et matinée se déroulant dans une routine des plus ordinaires. A la cantine, les plaisanteries habituelles des collègues avaient fusé et l’après-midi se passait sans signe de perturbation particulier. Jusqu’au moment où, consultant son téléphone, elle avait vu ce message : « il faut que je parle à quelqu’un, es-tu disponible ce soir ? ». Elle s’était d’abord demandé si ce n’était pas une erreur. Certes, David et elle se connaissaient bien et depuis longtemps, mais elle n’était pas sa confidente attitrée. Et le SMS ne contenait pas de prénom, il aurait tout aussi bien pu s’agir d’une erreur de destinataire. Dans le doute, elle décida de le rappeler pour vérifier que cétait bien sa présence qui était souhaitée.

Lorsqu’il décrocha, il lui dit d’emblée qu’il était content qu’elle le rappelle. Plus de doute donc, il voulait la voir. Elle avait prévu d’aller au cinéma avec des amis mais elle pouvait annuler vu l’importance que cela semblait revêtir aux yeux de David. Elle se demandait d’où venait ce soudain besoin de se confier, s’il s’agissait d’un événement grave ou heureux, pourquoi précisément à elle, en quoi cela pouvait la concerner, ou en quoi elle pourrait se révéler d’une aide précieuse. Les hypothèses fusaient dans sa tête, l’empêchant de se concentrer comme il l’aurait fallu. Au téléphone, elle l’avait senti fébrile mais pas abattu, ce qui l’avait un peu rassurée. Ils s’étaient donné rendez-vous dans le bistrot où ils se voyaient toujours à vingt ans avec leurs amis communs de l’époque, un petit bar musical du côté d’Odéon. Ce retour dans leur passé étudiant après tant d’années l’amusait. Aujourd’hui, ils approchaient tous les deux des deux fois vingt ans. Lire la suite

Vos envies du mois – Mars

11 Mar

Comme chaque mois depuis septembre, vous me confiez vos envies du mois et c’est toujours un plaisir pour moi que de les découvrir. C’est souvent aussi un moment d’émotion parce que je découvre les aspirations de personnes que je connais bien ou moins bien, ou pas du tout, mises en mots. Avec la singularité et la beauté qui se dégage lorsque les mots sont sincères.

Ce mois-ci, Déborah (@DeborahLonguet), amie chère à mon cœur, qui parle de son envie de travailler. Comme beaucoup d’autres, elle le dit elle-même. Mais le parcours des chercheurs d’emploi est une longue route pas très tranquille :

J’ai envie de trouver du travail, comme je suppose x millions de français. Depuis juin 2014, je suis inscrite au très inutile Pôle Emploi qui me convoque tous les trois mois pour certifier que je suis autonome dans ma recherche d’emploi *lassitude*.

Je traque les annonces en Bourgogne, en Rhône-Alpes, et même en Île-de-France, j’envoie des CV sans cesse réactualisés et personnalisés, et pareil pour les sacro-saintes lettres de motivation … et autant dire que si la motivation suffisait, je serais 1000 fois embauchée.

Ne pas trouver de travail c’est mettre beaucoup de projets entre parenthèses … les enfants et le château de princesses c’est pour plus tard. C’est aussi essuyer les critiques de ma « bienveillante » famille ».

Entre temps, hors de questions de rester inactive, entre l’écriture d’articles pour trois blog (Théâtre, Tourisme et Handisport) je me suis découverte une passion pour les MOOC. En effet j’adore apprendre, si j’ai arrêté mes études (j’avais le projet bien avancé de faire une thèse), ce n’était pas par manque de motivation mais bien parce que j’en avais marre de mettre ma vie entre parenthèses et de ne pas pouvoir faire de projets dans ma vie personnelle (surtout que je ne suis pas seule dans l’aventure).
Alors ce mois ci je redouble d’efforts, les offres pour du travail saisonnier en secteur touristique commencent à émerger alors haut les cœurs et que pleuvent sur la Bourgogne mes compétences et ma motivation.

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Dans un tout autre domaine, un souhait très poétique, et qui parle toujours de route, mais cette fois de route paisiblement parcourue à vélo un jour a priori sans pluie. Le récit d’un élan et de l’autocensure qui s’en est suivie, d’une envie de rencontre aussi, qui se concrétisera peut-être un prochain dimanche de beau temps :
Cet après-midi,j’ai croisé un jeune couple au bord de la rivière. Puis, tout en pédalant j’ai pensé : il est maçon, d’origine portugaise, elle souhaite un enfant mais il hésite. Elle peut se révéler très rigide, voire maniaque sur certains points de la vie quotidienne, mais en même temps très bordélique. Lui est à la fois volontaire et procrastinateur. Parfois sec mais souvent tendre. Et plein d’autres choses, inspirées par les visages, la démarche, la distance entre les deux corps.
Et je me suis dit: faire demi-tour, leur dire ça, cette inspiration. Intuitive? Leur demander de me laisser parler quelques minutes, me laisser dire pleins de détails inventés sur leur vie.
Et, après, les laisser dire que j’avais tout faux. Ou au contraire exprimer leur trouble sur une forme de clairvoyance.
Et je me dis que j’aimerais avoir le courage de faire ça, quand je croiserai quelqu’un : lui dire que sa seule vue m’a bombardée d’informations. Même si peu m’importe de vérifier, j’étais juste là pour faire du vélo. Au bord de la rivière. Quoique.

Le principe est le même pour le mois prochain, tout est expliqué ici de façon détaillée : https://plumechocolat.wordpress.com/2014/08/29/rentree-nouvelle-rubrique-vos-envies-du-mois/

Et en très résumé, vous exprimez un souhait qui vous tient vraiment à cœur avant le 10 du mois, et vous l’envoyez sur à plumechocolat92@gmail.com

Vous pouvez (sans obligation), vous inspirer de la trame suivante :

  1. Dans les 31 prochains jours, avant tout, j’ai envie de…
  2. Cette envie remonte à (vous avez le choix, de votre dernière pause café à la disparition des dinosaures, la frise chronologique est large)…
  3. Cette envie me tient à cœur parce que (si l’envie concerne un autre organe que le cœur ou la dextérité de vos réflexes oculaires, ça marche aussi)…
  4. Je souhaite qu’en passant du vœu à l’acte, il se produise (évitez toutefois de dire que vous souhaitez une catastrophe nucléaire ou un tsunami, l’idée est quand même d’être un peu positif)…

Vincent

10 Mar

vincent

Une fois de plus, la passionnée que je suis n’a pas réussi à résister à l’appel du Ciné 13 Théâtre, un de mes lieux préférés dans Paris avec son accueil chaleureux, son architecture atypique, son petit bar pour ceux qui veulent se déshydrater avant ou après la représentation, et surtout, ses magnifiques fauteuils et canapés rouges des trois premiers rangs où il fait si bon s’enfoncer. Voyant qu’il s’y jouait une nouvelle pièce, qui plus est sur le célèbre Van Gogh, je m’y suis précipitée. Et j’ai eu raison (enfin j’avais peu de doutes, vu tout ce que j’ai vu de bien dans cette salle).

Pour cette nouvelle création, le ciné 13 a donc adapté une pièce écrite en 1979 par Léonard Nimoy (M. Spock pour les connaisseurs, décédé cette année), interprétée par Jean-Michel Richaud, qui a déjà interprété la pièce aux Etats-Unis (cf. premier lien). Lire la suite

Le prisonnier du Château D’If

9 Mar

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Depuis deux ans déjà, j’ai eu la chance d’assister à plusieurs créations de la Compagnie Boss’Kapok et j’ai toujours été séduite. Alors, chaque fois, je reviens. Et je continue à être séduite. Cet hiver, ils ont planté leur drapeau au Théâtre du Temps pour une pièce dont le temps est justement un élément clé, « le prisonnier du château d’If », adaptée d’une partie du Comte de Monte-Cristo où Edmond Dantès rencontre l’Abbé Faria dans son cachot.

L’Abbé Faria, qui passe donc aux yeux de ses geôliers pour une sorte d’illuminé, cherchant à s’enfuir du château d’If, arrive malencontreusement dans un autre cachot en lieu et place du lieu qui devant le mener à la liberté. Ce faisant, il trouvera un ami et un jeune homme avide de savoir à qui transmettre ses immenses connaissances. Pour cet homme enfermé injustement, ce personnage exubérant, donc il comprendra rapidement qu’il n’est pas fou, deviendra presque comme un père tout autant qu’un ami, qui lui évitera de désespérer définitivement de la solitude qu’il ressent. Lire la suite

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