Le prisonnier du Château D’If

9 Mar

chateau d'if

Depuis deux ans déjà, j’ai eu la chance d’assister à plusieurs créations de la Compagnie Boss’Kapok et j’ai toujours été séduite. Alors, chaque fois, je reviens. Et je continue à être séduite. Cet hiver, ils ont planté leur drapeau au Théâtre du Temps pour une pièce dont le temps est justement un élément clé, « le prisonnier du château d’If », adaptée d’une partie du Comte de Monte-Cristo où Edmond Dantès rencontre l’Abbé Faria dans son cachot.

L’Abbé Faria, qui passe donc aux yeux de ses geôliers pour une sorte d’illuminé, cherchant à s’enfuir du château d’If, arrive malencontreusement dans un autre cachot en lieu et place du lieu qui devant le mener à la liberté. Ce faisant, il trouvera un ami et un jeune homme avide de savoir à qui transmettre ses immenses connaissances. Pour cet homme enfermé injustement, ce personnage exubérant, donc il comprendra rapidement qu’il n’est pas fou, deviendra presque comme un père tout autant qu’un ami, qui lui évitera de désespérer définitivement de la solitude qu’il ressent.

Le texte, écrit et interprété par Gabriel-Edmond Laborde-Dantès, membre de la Compagnie, est d’une qualité peu commune, et l’on sent la passion des lettres autant que la passion de la scène brûler en ce jeune comédien. Thibault Truffert est très convaincant en Abbé Faria, personnage à la fois empli de folie et de génie, et l’on se laisse porter par ce duo touchant et par leur passion pour la justice, le savoir, et surtout pour la quête de leur liberté.

La mise en scène de Charlotte Forest est à la fois sobre et extrêmement précise, avec une méticulosité toute particulière apportée aux entrées et sorties par le tunnel qui permet aux deux cachots de communiquer. Seules les scènes avec les geôliers sont un peu moins intéressantes et ont tendance à faire perdre un peu de rythme à la pièce. Mais on replonge très vite dans l’histoire des deux principaux protagonistes, la découverte progressive de leur passé et la réflexion sur les liens qui peuvent se créer dans l’adversité.

Un moment très agréable (la fraîcheur de la salle en hiver mise à part – prévoyez un gros pull) et dont on est ravi de sortir libre comme l’air

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