Vincent

10 Mar

vincent

Une fois de plus, la passionnée que je suis n’a pas réussi à résister à l’appel du Ciné 13 Théâtre, un de mes lieux préférés dans Paris avec son accueil chaleureux, son architecture atypique, son petit bar pour ceux qui veulent se déshydrater avant ou après la représentation, et surtout, ses magnifiques fauteuils et canapés rouges des trois premiers rangs où il fait si bon s’enfoncer. Voyant qu’il s’y jouait une nouvelle pièce, qui plus est sur le célèbre Van Gogh, je m’y suis précipitée. Et j’ai eu raison (enfin j’avais peu de doutes, vu tout ce que j’ai vu de bien dans cette salle).

Pour cette nouvelle création, le ciné 13 a donc adapté une pièce écrite en 1979 par Léonard Nimoy (M. Spock pour les connaisseurs, décédé cette année), interprétée par Jean-Michel Richaud, qui a déjà interprété la pièce aux Etats-Unis (cf. premier lien).

Dans ce seul en scène, on découvre donc la vie peu connue de ce peintre si célèbre à travers la voix de son frère Théo, qui fit sa carrière comme marchand d’art et qui entretint surtout une correspondance pléthorique avec le peintre. Plus de 650 lettres de Vincent Van Gogh à son frère ont en effet été retrouvées, constituant un témoignage unique de la vie de ce génie qui sombra progressivement dans la folie.

Dans une prestation magistrale, on voit donc ce comédien raconter sa relation avec Vincent, leurs accord et leurs désaccords, la personnalité complexe et difficile à vivre de ce génie méconnu de son vivant. Avec des intermèdes brefs montrant l’oeuvre de l’impressionniste prendre corps, son style se transformer, son regard aussi, à travers des autoportraits presque hypnotisants pour certains. L’écran pourrait presque être cité au casting d’ailleurs, tant il constitue un acteur à part entière de ce récit. Le texte permet aussi en parallèle de découvrir ce deuxième personnage que fut Théodore Van Gogh, et son amour si grand pour son frère qu’il fut le seul à son chevet lorsque Vincent mourut à 38 ans.

Un grand moment de théâtre touchant, instructif et bien rythmé, qui force l’admiration et donne envie de se plonger dans l’œuvre et la biographie de Van Gogh. Et un enthousiasme collectif face à la force et l’émotion de cette création qui s’entend au moment des saluts.

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