Singin’ in the rain

30 Mar

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La comédie musicale est peu présente en France et il est difficile d’en trouver qui vous mettent des paillettes dans les yeux. Heureusement, il y a le Théâtre du Châtelet qui y remédie de temps à autre. Et cette année, après avoir inauguré « un américain à Paris » en première création mondiale avant que le spectacle parte à Broadway et ailleurs, il revisite un autre classique du cinéma américain. Par chance, j’ai pu réserver, en m’y prenant « seulement » trois mois à l’avance une place dans une catégorie à prix raisonnable et avec une bonne visibilité. Ce qui m’a permis d’assister à la première de ce magnifique spectacle, le 12 mars. Que les moins prévoyants se rassurent, face au succès, une session de rattrapage a été prévue à partir du 27 novembre.

Le rideau s’ouvre donc sur un magnifique décor d’entrée de salle de cinéma où le tout Hollywood vient assister à la première du nouveau film de Don Lockwood et Lina Lamont, les deux étoiles du cinéma muet, jouant mélo aristocratique sur mélo chevaleresque. Costumes luxueux de rigueur pour tous les acteurs et personnalités présentes. Mais derrière l’apparente alchimie du couple sur grand écran se cache le caractère aussi détestable que la voix de crécelle de Lina, qui exaspère son partenaire au plus haut point. Et sa jalousie abusive envers celui qu’elle considère à tort comme son fiancé alors qu’il n’éprouve pour l’actrice qu’un cordial mépris. C’est lors de cette première qu’il rencontre Kathy Selden, une comédienne de théâtre vivant de petits boulots en attendant de percer et en tombe très amoureux. Piquée au vif, Lina lui jouera un mauvais tour lors d’une réception où elle est employée comme danseuse. 

La vie de la major produisant Lina et Don se complique le jour où le cinéma parlant fait son apparition et où, malgré des cours d’élocution soutenus et nombreux, ils n’obtiennent aucun son satisfaisant de la bouche de leur star attitrée. La générale de presse est une catastrophe intégrale mettant en péril l’avenir de la maison et des acteurs. C’est là que Don Lockwood imposera sa fiancée (la vraie) pour doubler la terrible Lina Lamont. Mais celle-ci fera une nouvelle fois preuve de toute sa perfidie contre celle qu’elle voit comme sa rivale. Heureusement, à Hollywood, le happy end n’est jamais loin.

Les fans du film regretteront certainement Gene Kelly, parce qu’il reste totalement inégalable, et malgré un grand talent, Dan Burton est moins éternel. Mais la magnificence des costumes et des décors, les voix irréprochables des chanteurs, et le génie de Daniel Crossley qui interprète Cosmo Brown, le meilleur ami de Don et pianiste du studio, compensent très largement cette absence. Pendant deux heures, on passe des yeux grands ouverts aux yeux écarquillés, admirant les numéros de claquettes, retrouvant les airs familiers de « Good morning », « Dream of you » et bien évidemment « Singin’ in the rain » et surtout se régalant de cet humour si bien restitué. C’est un vrai sans faute pour cette adaptation dont on sort enchanté et avec des envies d’y revenir.

Une soirée pour s’émerveiller, où coulent les larmes de rire sous cette pluie incitant au chant et à la danse

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