Archive | avril, 2015

Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit

28 Avr

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Il est difficile de parler de ce spectacle, parce que c’est un spectacle qui se vit plus qu’il ne se raconte. Du vrai théâtre contemporain qui plaît ou ne plaît pas, mais qui très certainement est clivant. A moi, ça m’a plu, parce que j’ai aimé ressentir les émotions amenées par le texte et la mise en scène. Avoir le sentiment de me fondre dans le regard de Dan entonnant les chansons d’Elvis Presley, ressentir les premières palpitations de son petit frère Ivan amoureux de la jeune et intrépide Laurie, comprendre le désespoir de la fiancée de Dan, s’agacer et s’amuser alternativement des divagations d’un poète dont on se demande ce qu’il fait là, se demander si leur père travesti est profondément désespéré ou totalement sensé…. de phrases tendres en engueulades, je me suis laissée emporter dans cet univers. Lire la suite

A vol d’oiseau ça fait combien ?

26 Avr

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Au premier abord, « à vol d’oiseau ça fait combien ? » pourrait ressembler à une comédie théâtralo-romantique. Un homme dîne seul dans sa maison isolée en pleine campagne, un repas rustique avec soupe et vin, lorsque surgit chez lui une femme d’affaires en tailleur et talons aiguilles tombée en panne sur le bord de la route, ayant profité du fait que la porte est restée ouverte.

Seulement, l’homme n’est pas disposé à laisser cette intruse troubler sa tranquillité. Il commence même par éteindre les lumières et se cacher derrière ses cartons pas encore défaits. Sur l’un desquels on peut d’ailleurs lire « affaires de Flo ». La ficelle de l’homme qui s’isole en ermitage parce qu’il a le cœur brisé et de l’obsédée du boulot qui ne laisse personne rentrer dans sa vie semble clignoter au néon couleur fluo. Et pourtant, et c’est là que cette comédie est réussie, les deux coauteurs, Marc Bassler et Philippe Sohier jouent avec les codes en prenant un malin plaisir à ne pas y tomber. Lire la suite

Opéra B/O Unlimited

26 Avr

 

En vacances en Pologne dernièrement, j’ai eu la chance de me rendre à l’opéra de Cracovie pour une séance pas tout à fait comme les autres, conçue essentiellement pour occuper la matinée des élèves polonais en leur faisant découvrir un nouvel univers. La séance étant ouverte à tous, j’ai profité de l’opportunité de bénéficier d’un florilège des plus beaux airs d’opéra chantés par des artistes plus que confirmés pour la très modique somme de 5 euros (soit moins que le prix d’un espresso au Café de Paris se trouvant face à l’opéra Garnier).

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Me voici donc face à la scène, au milieu des scolaires de 7 à 14 ans, peu conscients de leur chance pour la plupart, dans un bâtiment ne bénéficiant pas des fastes des dorures et du plafond peint par Chagall, mais plus proche de l’Opéra Bastille, avec une visibilité et une acoustique bien conçues, et, détail non négligeable, de la place pour les jambes des petits et des grands entre chaque rangée de siège.

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La séance s’ouvre donc sur le mot de bienvenue d’un monsieur loyal d’opéra, visiblement assez à l’aise pour capter l’attention de tous ces camarades d’école réunis. J’aurais malheureusement bien du mal à vous restituer son propos, ma maîtrise du polonais se maîtrisant à dire bonjour et merci avec un accent visiblement peu compréhensible. Heureusement pour moi, les opéras les plus connus ont été composés en italien et en allemand (langues que je ne parle pas tellement plus couramment que le polonais, mais qui me sont plus familières). Et surtout, surtout, ce tour d’horizon découverte a fait battre mon cœur de Française puisqu’il s’ouvrait sur le célèbre amour-oiseau rebelle de Bizet, dans une mise en scène très joviale comme tout ce qui a suivi. Lire la suite

Le travail, c’est…

22 Avr

Ce soir, je me trouve à mi-chemin entre le rire sardonique et légèrement flippant que l’on voit dans ces dessins animés déjantés (si si, je suis sûre que vous voyez) et l’envie de dire zut, flûte, crotte… chier (les plus jeunes d’entre vous ne peuvent pas comprendre les pauvres, référence inconnue des génération Y, Z, AA & Co, suivez l’ordre des dénominations sur votre fichier Excel, merci). Parce que mon histoire, c’est l’histoire banale d’une salariée banale qui naïvement pensait que faire ce qu’on lui demandait et être sympa suffirait. Je sens que vous voyez déjà la chute venir, et vous avez raison, c’est aussi prévisible que la fin de n’importe quelle comédie romantique américaine. Ou même pire, que celle d’un épisode d’Arabesque (les plus jeunes… bis repetita). A titre exceptionnel, je la raconterai donc à la 3ème personne (distanciation oblige, vous diraient les psys accoudés au comptoir entre deux parties de rapido). Lire la suite

Impressions de saison

16 Avr

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Chers lecteurs,

après quelques semaines de relâchement dans l’écriture pour des raisons diverses et variées mais toutes parfaitement valables et licites, me revoilà prête à écrire et à reprendre un peu en main ma plume en dégustant du chocolat.

Par un heureux hasard, cela tombe avec l’arrivée effective du printemps, le vrai, où le soleil montre ses rayons et nous permet de ranger manteaux et doudounes au placard, où les arbres sont en fleurs et où l’on revoit les hirondelles voler. Le printemps, c’est un peu la saison du flottement, un entre deux plein de promesses en fait. Le froid s’en est allé, les giboulées de mars ont normalement cessé, les cafés ressortent leurs tables en terrasse, les frimeurs et les frimeuses ressortent leurs lunettes de soleil Rayonnant-Bonhomme / Rayonnante Bonne-Femme. Et puis surtout il fait jour lorsqu’on se lève ET lorsqu’on sort du travail. A tel point que, totalement concentrés (les jours où nous le sommes, cela s’entend), on peut laisser filer plus que l’après-midi pour se rendre compte qu’il est déjà 19h en ayant l’impression qu’il est 17h30. Et cette lumière non artificielle fait du bien, surtout les jours de beau temps où l’on peut rêver à l’apéritif convivial en extérieur qui nous attend assurément. Et ce n’est pas pour autant encore l’été, avec la perspective des longs congés, de la plage, de la chaleur du sud pour ceux qui l’apprécient, ou de la fraîcheur du nord pour ceux qui préfèrent l’air lorsqu’il est respirable (ndlr : vous aurez sans doute compris dans quel camp se situe l’auteure de ce billet). Le printemps, c’est de ce fait une période parfaite pour laisser les sensations et les idées venir, en profitant de la douceur du climat :

  • Partir se promener en prendre le temps d’observer, parce que l’on n’a pas la tête rentrée dans son écharpe et les yeux à demi-cachés par son bonnet, et que l’on n’a pas encore besoin de se cacher du soleil pour ne pas brûler. Alors on peut s’arrêter pour contempler une sculpture sur un bâtiment, un arbuste d’une drôle de forme, une fleur en train d’éclore, ou le ciel qui se pare de belles couleurs en fin de journée.
  • Se poser dans un jardin public ou en terrasse avec un livre, en parcourir 2 pages puis se laisser totalement happer par les conversations autour de soi et l’observation des enfants au toboggan ou des gestes plus ou moins adroits des autres clients du bar.

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Espèces d’espaces

1 Avr

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De Pérec et de l’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), j’avoue que je n’avais que quelques notions fragmentaires en arrivant aux Artistic Athévains pour voir Espèces d’Espaces. Intéressée par les mécanismes de ce style littéraire qui connaît toujours un succès certain comme en témoigne le très dynamique site dédiés aux évènements et publications liés à l’OuLiPO, j’avais lu il y a quelques années « la vie mode d’emploi » du même Pérec qui fut une des plus grandes figures de ce style. Il s’agit donc d’un groupe de mathématiciens et de littéraires, qui, une fois n’est pas coutume ont réussi à s’entendre pour écrire à partir de différentes contraintes donnant une écriture serpentant en une sorte de labyrinthe que les auteurs construisent et étoffent en même temps qu’ils visent à en sortir. N’étant sans doute pas assez claire, je vous invite pour les curieux à cliquer sur les liens hypertexte. Et pour les autres, j’en reviens donc au spectacle.

Espèces d’espaces est donc une sorte d’OVNI s,cénique parce qu’il double la contrainte de l’écriture de Pérec d’une contrainte d’interprétation de ces fameux espaces décrits dans l’oeuvre dans l’espace limité d’une scène de théâtre. Avec un mouvement inverse à celui de l’ouverture successive des poupées gigognes puisque l’on passe de l’espace restreint du lit à celui de la chambre puis de l’immeuble, et ainsi de suite jusqu’à en arriver à l’univers. Le tout sans qu’aucune anticipation ne se fasse de manière évidente, c’est là tout le génie de l’œuvre adaptée. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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