Impressions de saison

16 Avr

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Chers lecteurs,

après quelques semaines de relâchement dans l’écriture pour des raisons diverses et variées mais toutes parfaitement valables et licites, me revoilà prête à écrire et à reprendre un peu en main ma plume en dégustant du chocolat.

Par un heureux hasard, cela tombe avec l’arrivée effective du printemps, le vrai, où le soleil montre ses rayons et nous permet de ranger manteaux et doudounes au placard, où les arbres sont en fleurs et où l’on revoit les hirondelles voler. Le printemps, c’est un peu la saison du flottement, un entre deux plein de promesses en fait. Le froid s’en est allé, les giboulées de mars ont normalement cessé, les cafés ressortent leurs tables en terrasse, les frimeurs et les frimeuses ressortent leurs lunettes de soleil Rayonnant-Bonhomme / Rayonnante Bonne-Femme. Et puis surtout il fait jour lorsqu’on se lève ET lorsqu’on sort du travail. A tel point que, totalement concentrés (les jours où nous le sommes, cela s’entend), on peut laisser filer plus que l’après-midi pour se rendre compte qu’il est déjà 19h en ayant l’impression qu’il est 17h30. Et cette lumière non artificielle fait du bien, surtout les jours de beau temps où l’on peut rêver à l’apéritif convivial en extérieur qui nous attend assurément. Et ce n’est pas pour autant encore l’été, avec la perspective des longs congés, de la plage, de la chaleur du sud pour ceux qui l’apprécient, ou de la fraîcheur du nord pour ceux qui préfèrent l’air lorsqu’il est respirable (ndlr : vous aurez sans doute compris dans quel camp se situe l’auteure de ce billet). Le printemps, c’est de ce fait une période parfaite pour laisser les sensations et les idées venir, en profitant de la douceur du climat :

  • Partir se promener en prendre le temps d’observer, parce que l’on n’a pas la tête rentrée dans son écharpe et les yeux à demi-cachés par son bonnet, et que l’on n’a pas encore besoin de se cacher du soleil pour ne pas brûler. Alors on peut s’arrêter pour contempler une sculpture sur un bâtiment, un arbuste d’une drôle de forme, une fleur en train d’éclore, ou le ciel qui se pare de belles couleurs en fin de journée.
  • Se poser dans un jardin public ou en terrasse avec un livre, en parcourir 2 pages puis se laisser totalement happer par les conversations autour de soi et l’observation des enfants au toboggan ou des gestes plus ou moins adroits des autres clients du bar.

  • Commencer à parcourir les catalogues ou sites Internet pour choisir la destination des vacances d’été, s’évader à l’aide des photos sur papier glacé ou Google Images ou sur les sites des maisons à louer, se rêver ailleurs. Avoir aussi ce sentiment si agréable qu’on a un horizon et des projets pour ses congés et qu’on peut déclencher le compte à rebours.
  • Ressortir ses vêtements aux couleurs acidulées, être de bonne humeur rien qu’en se voyant briller dans le miroir, avec son T-shirt rose assorti à son blush (oui, il arrive à l’auteure de ce blog de s’intéresser à des sujets totalement futiles, bien qu’elle s’en défende).
  • Retrouver sur les étals du marché d’autres fruits que la sempiternelle pomme de l’hiver, calibrée et cultivée en serre, et pouvoir créer une magnifique salade de fruits pleine de couleurs. Retrouver aussi la fraîcheur des concombres à la menthe.
  • Ne pas craindre les jours de pluie où l’on peut parader avec imperméable et parapluie et se prendre pour Gene Kelly, le talent pour les claquettes en moins.
  • Repousser le jour du grand ménage de printemps au 20 juin sans aucune culpabilité. Faire le ménage du blues de l’hiver dès le 22 mars.  Regarder les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, et avoir le son de la guitare et la vois de Georges Brassens dans la tête. Se dire qu’ils ont des petites gueules bien sympathiques. Avoir envie de dire à quelqu’un des je t’aime pathétiques en défiant les regards obliques.
  • Profiter de la sérénité qui va de pair avec cette saison, cette sorte d’apaisement de la sortie de l’hiver, cette jovialité des journées où l’on voit autre chose que le bureau et l’obscurité, et qui crée plein d’opportunités pour profiter de l’atmosphère encore illuminée des soirées.
  • Constater que la nature renaît, se dire qu’on pourrait faire de même, sortir nos envies / désirs / projets de l’hibernation, et profiter de ces fameux jours plus longs pour les mettre à exécution.
  • Sentir un appel de…

Chers lecteurs, il semblerait que l’auteure se soit absentée pour mettre à exécution un projet important de consommation de mojito en terrasse, nous vous prions de nous excuser pour cette fin tronquée.

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