Maligne

17 Mai

maligne

Étonnamment, lorsque j’ai lu le pitch de Maligne en cherchant ma prochaine sortie théâtre, j’ai tout de suite été attirée. Pourtant, le titre laisse entendre un contenu difficile, puisque, comme il le laisse supposer, il s’agit du récit du combat d’une jeune femme de 27 ans contre une tumeur maligne. Plus exactement contre un cancer du sein. Raconté par la première concernée, qui fait partie de l’équipe du théâtre la Pépinière, et est également une jeune comédienne très certainement promise à un bel avenir. L’idée de ce spectacle m’a d’emblée plu comme je le disais, non par goût pour la maladie, mais parce que je constate que les personnes qui en sortent sont souvent les meilleurs vivants qui soient.

Noémie Caillault ne fait pas exception à la règle. Pendant 1h30, elle raconte avec un humour désarmant ses 3 ans de galère, de la découverte de cette petite boule 3 grosses, au constat qu’elle peut revivre entièrement normalement, sans la chimio, sans traitement, sans examens. Et il fallait une personnalité comme celle qu’elle semble avoir pour créer un seule en scène aussi bien construit, sans pathos mais sans minimisation non plus de ce stress des premiers examens, de ces IRM qui s’enchaînent, des journées passées pliée en deux dans la salle de bains. Et puis de cet appétit de vie qui se réveille quand on a peur que celle-ci vous claque entre les doigts.

Avec un dynamisme exceptionnelle, Noémie parle de ses proches, des gens dans la rue, des amis et des faux amis et de toutes leurs maladresses. De leur présence aussi, qui est essentielle parfois, pour offrir une épaule ou au contraire la remettre à sa place quand elle s’apitoie trop. De ces petits avantages qu’elle a su voir et apprécier. De ces gros inconvénients auxquels elle a fait face. Et en écoutant tout ça, en revivant avec elle quelques moments de ce parcours de marathonienne, on rit beaucoup, on réfléchit pas mal, on pleure un peu aussi, pas parce que ses paroles sont tristes mais parce qu’elles montrent un vrai courage de façon pudique et que ça émeut. Et puis on se dit surtout que la vie est belle et qu’il ne faut pas attendre un coup dur pour croquer dedans.

Si la tumeur était en effet maligne, Noémie Caillault est elle une femme maline, qui rayonne de joie de vivre, et qu’il faut aller applaudir.

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Une Réponse to “Maligne”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Autour des #Molières2016 | Déboraconte - 23 mai 2016

    […] Maligne, de Noémie Caillaut, Morgan Perez, Gabor Rassov et Caroline Verdu, mise en scène Morgan Perez, […]

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