Les Faux British

19 Mai

Il y a des pièces de théâtre plus faciles à chroniquer que d’autres pour des raisons personnelles. Les Faux British en font partie. Parce que cette pièce est objectivement drôle, réussie, inventive et bien interprétée. Et que je n’ai pas boudé les moments de rire.

L’histoire est celle d’une association littéraire de roman noir, qui, pour son grand événement annuel, a décidé de se lancer dans le théâtre et de donner une interprétation scénique du fameux roman sélectionné. Seulement, ce qui aurait dû ressembler à une enquête policière mise en scène avec une rigueur de Miss Marple va vite tourner au drame du fait de l’amateurisme de ces comédiens d’un jour.

Dans l’interprétation de ces gaffes et castatrophes en tous genre, l’interprétation des vrais acteurs est pour sa part plus que maîtrisée, elle est pour le coup très millimétrée. La porte qui ne s’ouvre pas, l’accessoiriste qui échange la bouteille de whisky avec celle de White Spirit, le trophée de chasse qui s’écroule, les coups involontaires qui mettent l’un des personnages principaux, toutes les possibilités offertes par le texte, le décor etles accessoires sont exploitées ou presque pour faire de la recherche du meurtrier du proporiétaire des lieux une joyeuse pagaille qui vire à la catastrophe.

Objectivement, on y passe un bon moment et je serais la pire des malhonnêtes si je disais que je n’ai pas ri, et parfois même assez fort. Seulement voilà, ce n’est pas la première pièce du genre. Et surtout, elle rappelle vraiment très très très fortement le drôlissime et moliérisé à juste titre « thé à la menthe ou t’es citron », si ce n’est que l’intrigue policière y remplace le vaudeville. Et je dois aussi avouer un faible particulier pour le thé, la menthe et le citron. Du coup, cette comparaison presque obligatoire tant les ressorts comiques jouent sur les mêmes champs a été plus favorable au franco-français qu’à cette pièce ayant nécessité trois auteurs, Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields pour l’écrire.

Deux possibilités donc :

  • vous avez vu Thé à la menthe ou t’es citron : sachez que vous risquez une petite déception, mais toute relative

  • vous n’avez vu aucune des 2 pièces mentionnées : commencez par Les Faux British puis allez voir Thé à la menthe ou t’es citron

Et que le rire soit, surtout !!

Plus d’infos :

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Une Réponse to “Les Faux British”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Autour des #Molières2016 | Déboraconte - 23 mai 2016

    […] Les Faux British, de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre Tristan […]

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